13 juillet 2012

Poitou-Charente - Création d'un CFA de l’enseignement supérieur

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes)A compter du 1er septembre 2012, un CFA de l’enseignement supérieur est mis en place en Poitou-Charentes. Il fédèrera les 43 formations universitaires accessibles par l’apprentissage. CFA «hors mur», il sera porté par un GIP créé par les partenaires impliqués (les 2 Universités, l’Ensma, le Cnam…).
L’objectif est d’améliorer la lisibilité et l'attractivité de l'offre d’apprentissage, renforcer la mobilisation des employeurs et développer la mutualisation des ressources pédagogiques et financières.
A noter par ailleurs, l’ouverture à la rentrée de deux nouvelles formations par apprentissage au CREPS: BPJEPS Voile et BPJEPS Activités Aquatiques et de la Natation, préfigurant la création d’un CFA Sport et Animation en 2013.

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes)As of 1 September 2012, a CFA of higher education is in place in Poitou-Charentes. It federate the 43 university courses available through learning. CFA "outside wall", it will be carried by a GIP created by the partners involved (the two Universities, the Ensma, the CNAM...).
The objective is to improve the readability and attractiveness of the offer of learning, strengthen employer engagement and develop the pooling of financial and educational resources
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Les sites des CCREFP

http://blog.univ-provence.fr/templates/blog_32/coor-reg/img/header.jpgLes CCREFP (Comité de Coordination Régional de l'Emploi et de la Formation Professionnelle) ont un rôle important et nous avons voulu dresser la liste des sites dédiés.
Voici les 9 Régions qui en ont un: Auvergne, Basse-Normandie, Bourgogne, Champagne-Ardennes, Franche-Comté, Limousin,
Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes, Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Pour les 16 autres Régions, le site du CCREFP n'a pas été trouvé: Alsace, Aquitaine, Bretagne, Centre, Corse, Haute-Normandie,
Guyane, Ile-de-France, Languedoc-Roussillon, La Réunion, Lorraine, Martinique, Nord-Pas-de-Calais, Pays de la Loire, Picardie, Rhône-Alpes.

Le CNFPTLV a publié en octobre 2008 un document intitulé ETAT DES LIEUX DES COMITES DE COORDINATION REGIONAUX DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE (CCREFP) des textes…aux réalités régionales. Dans l'annexe 4 (pp. 69-120) on trouve les Tableaux signalétiques des 22 CCREFP de Métropole, l'annexe 5 donne les Coordonnées des secrétaires permanents des CCREFP d'alors.

Introduction

Créé par la loi sur la formation professionnelle et le dialogue social du 4 mai 2004 et le décret du 24 février 2005, le Conseil National de la Formation Professionnelle Tout au Long de la Vie (CNFPTLV) a pour missions de donner un avis sur les textes législatifs et réglementaires, de produire des évaluations des politiques régionales et de clarifier les flux financiers.
La loi prévoit que: « le Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie est chargé de favoriser au plan national la concertation entre les acteurs pour la conception des politiques de formation professionnelle et le suivi de leur mise en oeuvre en liaison avec les Comités de coordination régionaux de l’emploi et de la formation professionnelle. »
Cette liaison avec les CCREFP s’est mise en place sous la forme de réunions régulières avec les secrétariats permanents. Le compte rendu de la première réunion a provoqué un débat spontané en séance plénière du Conseil National le 21 juin 2006 qui a montré la nécessité de clarifier et de coordonner davantage les responsabilités au niveau régional, le paysage institutionnel et financier s’avérant particulièrement complexe. A l’issue de cette réunion, il a été donné mandat au Secrétariat général du Conseil d’engager une réflexion, en liaison avec la DGEFP, sur la concertation régionale, sur la place et le rôle des CCREFP.
Un état des lieux a donc été réalisé, prenant appui sur un questionnaire envoyé à tous les secrétariats permanents des Comités de Coordination Régionaux de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et sur un recensement de l’ensemble des compétences qui sont inscrites dans les codes du Travail, de l’Education et de l’Action Sociale et des Familles.
Au cours de sa séance Plénière du 22 octobre 2008, le Conseil National de la Formation Professionnelle Tout au Long de la Vie a validé ce document.
C’est dans le contexte actuel de réforme de la formation professionnelle, où la question d’une meilleure articulation des actions conduites par les différents acteurs est à l’ordre du jour, que le Conseil propose une contribution à la réflexion à travers cet « état des lieux des CCREFP: des textes…aux réalités régionales. »

Régions de Métropole
Alsace

Pas de site, seule information trouvée: Le CPRDFP  est élaboré par la région au sein du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle (CCREFP) sur la base des documents d'orientation présentés par le président du conseil régional, le représentant de l'Etat dans la région, l'autorité académique et les organisations d'employeurs et de salariés. Le contrat de plan est signé par le président du conseil régional au nom de la Région après consultation des Départements (…), par le représentant de l'Etat dans la région au nom de l'Etat et par l'autorité académique. Il engage les parties représentées au sein du CCREFP.
Aquitaine
Pas de site, ni d'information trouvés.
Auvergne

Le Comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle (CCREFP), instauré par la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002, existe en région Auvergne depuis 2004: c'est un lieu de coordination des politiques de formation professionnelle et d'emploi.
Le CCREFP est informé d'un certain nombre de réalités régionales. L'information est d'ailleurs souvent prévue par les textes comme par exemple, l'information par les services de l'Etat du montant des sommes collectées au titre de la taxe d'apprentissage.
Basse-Normandie
Rôle du C.C.R.E.F.P

La loi de modernisation sociale dote le CCREFP de nombreux champs d'intervention sur la formation professionnelle, l'apprentissage, les fonds de le formation professionnelle, les travailleurs handicapés, le FNE, les CHSCT, la VAE, l'action sociale et médico-sociale... Le C.C.R.E.F.P doit donc à la fois:
- Constituer un lieu d'échange pour traiter conjointement des questions d'emploi et de formation professionnelle.
- Offrir aux acteurs de la formation un véritable lieu de concertation et de coordination pour optimiser leur action.
- Favoriser un fonctionnement tripartite associant l'Etat, le Conseil Régional et les organisations socioprofessionnelles.
Bourgogne
Bienvenue sur le site du CCREFP Bourgogne!
Ce site a pour objet de faire connaître à tous les citoyens le Comité de Coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle (CCREFP), créé par la loi de Modernisation sociale de janvier 2002, et plus particulièrement les travaux et le calendrier de travail du CCREFP Bourgogne.
Un accès réservé permet à ses membres d’accéder aux comptes-rendus de toutes les réunions de travail.
Bonne visite.
Bretagne

Pas de site, ni d'information trouvés.
Centre
Pas de site, ni d'information trouvés.
CCREFPChampagne-Ardenne

Pour traiter des différentes thématiques emploi formation, le comité plénier du CCREFP a décidé de créer six commissions:
1. La commission Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles (CPRDFP) Son champ d’intervention:
- Le CPRDFP: phase d’élaboration, suivi, évaluation.
- L’orientation: suivi de la mise en place du service public d’orientation tout au long de la vie.
- La FTLV: suivi du schéma régional
- La VAE: le plan régional de développement.
Téléchargez le CPRDFCorse
Pas de site trouvé. Le CCREFP est cité sur le site de la Collectivité territoriale de Corse à propos du CPRDFP:
Comme le prévoit la loi, le Comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle (CCREFP) constitue le cadre institutionnel au sein duquel s’élabore le CPRDFP. Le CCREFP coprésidé par le Préfet de Région et le Président de Conseil Exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse réunit les partenaires regroupés dans quatre collèges:
-­ Les représentants des organisations syndicales de salariés,
-­ Les représentants des organisations d’employeurs et des Chambres consulaires,
-­ Les représentants de la Collectivité territoriale de Corse (y compris du Conseil économique social et culturel de Corse),
-­ Les représentants de l’Etat.
Il s’est réuni en séance plénière le 7 février 2011 sous la présidence conjointe du Préfet de Corse et du représentant du Président du Conseil Exécutif de la CTC pour annoncer le lancement (commande d’un état des lieux emploi-formation) et la démarche de concertation du CPRDFP. Il a également été proposé d’instituer une commission « CPRDFP ».
CCREFPFranche
-Comté
Prévu par la loi de modernisation sociale de janvier 2002, le Ccrefp, Comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle a pour mission de favoriser la concertation entre les différents acteurs régionaux, afin d'assurer une meilleure coordination des politiques de formation professionnelle et d'emploi.
Ce comité réunit les représentants des services régionaux de l'État désignés par le Préfet de région, les élus régionaux désignés par le président du Conseil régional de Franche-Comté, le président du Ceser, les représentants des salariés et des employeurs.
Articulation avec le Cnfptlv
La loi prévoit que le Cnfptlv est chargé de favoriser au plan national la concertation entre les acteurs pour la conception des politiques de formation professionnelle et le suivi de leur mise en œuvre en liaison avec les Ccrefp. Il réunit régulièrement les secrétariats permanents des Ccrefp. Il a réalisé un état des lieux.
Haute-Normandie
Pas de site, ni d'information trouvés.
Île-de-France
Pas de site, ni d'information trouvés.
Languedoc-Roussillon
Pas de site, ni d'information trouvés.
Prisme LimousinLimousin
Le Comité de Coordination Régional de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (CCREFP) est le lieu de la coordination entre les politiques d'emploi et de formation professionnelle menées par les différents acteurs : État, Conseil Régional, Partenaires Sociaux et Compagnies consulaires.
Il a pour mission de:
- Favoriser la concertation entre les divers acteurs afin d’assurer une meilleure coordination entre les politiques de formation professionnelle et de l’emploi.
- Assurer des fonctions de diagnostics, d’études, de suivi et d’évaluation de ces politiques.
 Il s’agit de parvenir à un diagnostic partagé des potentiels des territoires et de leurs besoins en matière de ressources humaines à partir duquel articuler la mise en œuvre des politiques de formation professionnelle et d’emploi pour aboutir à un offre de services cohérente.
Lorraine
Pas de site, ni d'information trouvés.
Région Midi-PyrénéesMidi-Pyrénées

Le Comité de Coordination Régional de l’Emploi et de la Formation Professionnelle est une instance quadripartite, Etat/Région/Représentants des employeurs/Représentants des salariés, instituée par la loi de février 2002 et co-présidée par le Préfet de Région et le Président du Conseil régional.
Le CCREFP a pour mission de donner un avis sur un certain nombre de sujet relatifs à l’emploi et la formation professionnelle. La loi de novembre 2009 relative à l’orientation et la formation tout au long de la vie place ce comité au cœur des travaux du CPRDF; ce dernier, une fois adopté, engagera l’ensemble des membres du CCREFP.
Télécharger l’Arrêté de constitution du CCREFP du 9 décembre 2010
CCREFP du 1er septembre 2011 - Présentation du projet de CPRDF
CCREFP du 13 mai 2011 - Présentation du diagnostic du CPRDF
CCREFP du 17 février 2011 - Présentations des orientations des partenaires
CCREFP du 5 janvier 2010 Installation du Comité et lancement des travaux du CPRDF
Réunion du 19 novembre 2010.
Nord-Pas-de-Calais
Pas de site, ni d'information trouvés.
Pays de la Loire
Pas de site, ni d'information trouvés.
Picardie
Il existe un vieux site obsolète.
 CCREFP Poitou-CharentesPoitou-Charentes
Bienvenue
Vous êtes sur le site du Comité de Coordination Régional de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (CCREFP) Poitou-Charentes.
Vous trouverez ici les principaux textes constitutifs du CCREFP, un descritpif de son organisation ainsi que ses principales productions.
Un accès réservé permet à ses membres d'accèder aux compte rendus et de retrouver le calendrier des réunions.
CCREFPProvence-Alpes-Côte d'Azur
Le Comité de Coordination Régional de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (CCREFP) en Provence-Alpes-Côte d'Azur s'est doté d'un site internet pour informer les citoyens et d'un espace de travail collaboratif pour les membres du Comité Plénier et des Commissions.
Outre les questions prévues réglementairement (articles L 910-1 et 910-17 du Code du Travail), le comité plénier a vocation à débattre de réflexions et propositions pour faire progresser la coordination des politiques régionales d’emploi et de formation. Il est notamment saisi du suivi de la mise en œuvre du PRDF et de son évaluation à mi-parcours. Il est également consulté chaque année sur les programmes et les moyens mis en œuvre au plan régional par le Pôle Emploi et l’AFPA.
Rhône-Alpes
Pas de site, ni d'information trouvés.

France d'outre-mer
Guadeloupe
Le Comité de Coordination Régional de l’Emploi et de la Formation Professionnelle est une instance quadripartite, Etat/Région/Représentants des employeurs/Représentants des salariés, instituée par la loi de février 2002 et co-présidée par le Préfet de Région et le Président du Conseil régional.
Le Comité de Coordination Régional de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (CCREFP) en Guadeloupe s'est doté d'un site internet pour informer les citoyens et d'un espace de travail collaboratif pour les membres du Comité Plénier et des Commissions.
Guyane
Pas de site, ni d'information trouvés.
La Réunion
Pas de site, ni d'information trouvés.
Martinique
Pas de site, ni d'information trouvés.
Voir aussi La concertation en région: Quelle place pour les CCREFP: "Seules quelques régions telles que La Réunion, la Guadeloupe, la Martinique et la Corse n’ont pas de Comité de Coordination ou ont des difficultés à le mettre en place".

http://blog.univ-provence.fr/templates/blog_32/coor-reg/img/header.jpg~~V Η CCREFP (Περιφερειακή Συντονιστική Επιτροπή για την Απασχόληση και την Επαγγελματική Κατάρτιση) διαδραματίζουν σημαντικό ρόλο και θέλαμε να κάνουμε μια λίστα ειδικών χώρων.
Εδώ είναι εννέα περιφέρειες οι οποίες είναι: Ωβέρνης, Νορμανδία, Βουργουνδία, Champagne-Ardenne, Franche-Comte, Λιμουζίν, Midi-Pyrenees, Poitou-Charentes Provence-Alpes-Cote d'Azur.

Για τις άλλες 16 περιφέρειες, η περιοχή της CCREFP δεν βρέθηκε: Αλσατία, Aquitaine, Βρετάνη, την Κεντρική, την Κορσική, της Άνω Νορμανδίας, της Γουιάνας, της Ile-de-Γαλλία, Languedoc-Roussillon, Ρεϋνιόν, Lorraine, Μαρτινίκα, Nord-Pas de Calais, Pays de la Loire, Picardie, Rhone-Alpes
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Quelle formation professionnelle pour quel développement économique dans les DOM

cariforefL’AFD vient de publier une étude intitulée « Quelle formation professionnelle pour quel développement économique dans les DOM? », ou se trouve intégrée l’existence de dynamiques d’évolution spécifiques et permanentes plus ou moins articulées de ces deux éléments: la professionnalisation des ressources humaines d’une part, et le développement de l’économie et de l’emploi d’autre part. […….] les attentes vis-à-vis de la formation professionnelle sont plus marquées par des préoccupations de court terme, et plus diversifiées entre des dynamiques anciennes toujours présentes (liées notamment à la structuration du territoire par les grands équipements, à la construction de logements, à l’accès à la consommation de masse, etc.) et nouvelles (innovation, intégration régionale et échanges, multiplication des mobilités, création d’activités et entrepreneuriat, investissement en ressources humaines de haut niveau, développement confirmé des services à la personne malgré la crise). Afin de dresser un panorama des enjeux et des perspectives concernant l’apport de la formation professionnelle au développement économique, l’AFD a demandé à AMNYOS d’examiner l’interaction entre la formation professionnelle et le développement économique dans trois DOM: la Guadeloupe, La Réunion et Mayotte. Télécharger l'étude.
5. Conclusions
5.1. Concernant la formation professionnelle initiale

Les territoires étudiés se distinguent par une orientation des jeunes vers la voie professionnelle après la classe de troisième qui est plus importante qu’en métropole. Cette tendance résulte des mêmes difficultés qu’en métropole, mais dans des proportions supérieures. L’orientation vers la voie professionnelle, souvent davantage subie que choisie, draine les élèves les plus en difficultés dans le système scolaire, et ceci notamment au niveau de l’apprentissage des savoirs de base (illettrisme).
Il en résulte des taux de réussite plutôt bas sur la voie professionnelle, si l’on compare avec la moyenne nationale, et des taux d’insertion dans l’emploi préoccupants. Cette voie est par ailleurs souvent considérée par les jeunes et leurs familles comme un moyen d’acquérir un métier rapidement, sans scolarité longue. Si les sorties positives existent, force est de constater que le taux de réussite demeure limité, et que les débouchés sont rares. Il est donc souhaitable de sortir d’un développement non maîtrisé des filières et des effectifs et d’organiser, en liaison avec les branches professionnelles, un développement raisonnable et pragmatique des filières de formation professionnelle initiale en tenant compte des débouchés locaux mais aussi dans la zone régionale et au-delà. Cette approche permettrait de susciter l’intérêt des entreprises pour l’alternance pédagogique, de développer l’offre de stages, et d’améliorer les passerelles entre les filières.
L’apprentissage est, depuis quelques années, la solution privilégiée par l’Etat pour pallier les difficultés rencontrées par les filières professionnelles sous statut scolaire. Il permet en effet de sécuriser davantage l’accès à l’emploi des jeunes sortis de formation, avec des taux d’insertion bien supérieurs à ceux observés dans les filières générales. Malgré tout, l’apprentissage tarde à réellement se développer sur les territoires étudiés, pas uniquement faute d’un manque de volonté de l’Education nationale et des collectivités territoriales compétentes: ces difficultés de développement sont également le résultat de la situation d’insularité et/ou d’exiguïté du marché du travail des territoires étudiés, et d’un tissu économique composé principalement de micro-entreprises, peu en capacité d’accueillir les apprentis en formation (tout comme les jeunes scolaires en alternance d’ailleurs).
L’apprentissage est malgré tout perçu par les acteurs de la relation emploi-formation comme la solution la plus efficace à terme pour insérer les jeunes de la voie professionnelle sur le marché de l’emploi. Elle nécessite toutefois des adaptations propres aux particularités des territoires étudiés. Des dynamiques, actuellement mises en oeuvre autour de l’apprentissage sur les territoires, pourraient entraîner des résultats significatifs ces prochaines années. Il s’agit aussi, qualitativement, de mieux travailler sur la formation des maîtres et des tuteurs, de développer des GEIQ et des « sas » vers l’apprentissage. A cet effet, les COM spécifiques à l’apprentissage sont un instrument d’encadrement privilégié.
La formation professionnelle initiale reste l’une des réponses les plus pertinentes à l’exigence de préparation à l’insertion professionnelle de dizaines de milliers de jeunes: dans un contexte de faible capacité d’insertion du marché du travail local, exacerbée par la crise économique de 2008, ils doivent être de plus en plus en mesure de s’intégrer dans une vie active à l’échelle régionale, ou internationale. Si la mobilité pour la poursuite de la scolarité (notamment en formation professionnelle de niveau secondaire ou supérieur) connaît actuellement un essor considérable, suite aux efforts conjugués des acteurs (notamment de LADOM et des collectivités publiques associées), elle manque encore des moyens humains, financiers et organisationnels pour répondre à l’ensemble des besoins.
Ce nouveau contexte de mobilité présente indéniablement des aspects positifs en diversifiant les opportunités et en facilitant l’ouverture sur le monde (gamme des formations, opportunités de stages, embauche possible en métropole ou ailleurs à la sortie de la formation, capacité à vivre dans un environnement différent), mais elle a également certains aspects négatifs de drainage vers l’extérieur des DOM des meilleurs éléments au sens scolaire du terme, sans que ne soient encore organisées les conditions d’un retour positif. Penser et mettre en oeuvre une politique réaliste d’aide au retour calée sur les besoins du territoire est, parallèlement à l’amélioration quantitative et qualitative de la mobilité, une piste à explorer.
Des dispositifs et des labels ont également été créés pour surmonter les difficultés rencontrées par le système de formation professionnelle initiale. L’E2C (à La Réunion et en Guadeloupe) et le SMA (sur l’ensemble des territoires étudiés) ont principalement pour but de réinsérer des publics jeunes en total rupture ace le système éducatif, via une pédagogie adaptée à ces publics et une concentration sur les problèmes d’illettrisme, avec des résultats reconnus (surtout pour le SMA). Actuellement, la capacité d’accueil de ce type de dispositif semble cependant bien faible par rapport aux besoins des territoires. Le développement de ces dispositifs « seconde chance » apparaît donc comme particulièrement pertinent dans les DOM.
La rupture et l’échec scolaires résultent de deux phénomènes étroitement liés: un environnement familial et social difficile, et un apprentissage de la lecture déficient. Pour obtenir de vrais résultats, la lutte contre l’illettrisme ne doit donc pas se limiter à la mise en place de dispositifs, mais se réaliser et se développer à la plus grande échelle possible, en visant aussi bien les scolaires que les salariés ou les demandeurs d’emploi. Sur l’ensemble des territoires, des programmes de lutte contre l’illettrisme ont été mis en place, sous l’impulsion de l’Etat, avec une implication variable des conseils régionaux et généraux. Pour l’instant, elle présente encore des dysfonctionnements, dus à des difficultés de coordination entre les acteurs, à des dispositifs moins ciblés (passage du programme IRILL au programme Compétences clefs) et à des moyens largement insuffisants face à l’ampleur des besoins. La lutte contre l’illettrisme sur les territoires étudiés semble néanmoins connaître un second souffle, depuis la volonté affichée du gouvernement d’en faire une priorité nationale, et dans le cadre de consensus régionaux. Il s’agit désormais d’une priorité absolue, tant pour les jeunes que pour les adultes, et une condition nécessaire à l’insertion économique, sociale et culturelle dans la société de la connaissance.
5.2. Concernant la formation professionnelle continue

La FPC devrait pouvoir compenser les faiblesses du système de formation professionnelle initial mais, plus encore qu’en métropole, elle ne semble pas pouvoir jouer pleinement ce rôle à l’heure actuelle. En Guadeloupe et à La Réunion, cette lacune est directement liée à la rareté de la demande spontanée des entreprises (largement des TPE/PME) mais aussi à la faiblesse de l’offre privée de FPC, encore insuffisamment professionnalisée (avec une forte hétérogénéité des niveaux de compétences en fonction des structures) et économiquement fragile (car fortement dépendante de la commande publique). A Mayotte, la montée progressive du droit commun de la formation professionnelle fait peser sur les acteurs de la formation une exigence croissante de professionnalisme dans le développement et la structuration du secteur.
Face à ces difficultés, les conseils régionaux de La Réunion et de Guadeloupe ont souhaité conforter, voire accélérer, le développement du secteur public de la formation, afin de disposer d’une offre susceptible de répondre à leurs exigences en tant que prescripteur, notamment en direction des demandeurs d’emploi. Cette volonté s’est notamment traduite, en Guadeloupe et à La Réunion, par le soutien ou la reprise en main de l’AFPA en relais de l’Etat, l’organisme étant encore considéré comme emblématique sur la formation professionnelle des personnes présentant des niveaux de qualification bas. Mais cet interventionnisme pose question, dans la mesure où il peut avoir tendance à fragiliser un secteur privé déjà touché par la crise de 2009, avec le risque que l’offre présente sur le territoire perde en diversité.
La situation est différente à Mayotte, où l’AFPA n’existe pas et où l’intensité des besoins conjuguée à l’existence d’un petit nombre d‘organismes de formation réellement actifs sur le territoire pousse à « se serrer les coudes » pragmatiquement entre organismes, en attente de la concertation espérée des financeurs (dans le cadre, par exemple, du futur Comité mahorais pour l’emploi et la formation professionnelle).
D’une façon générale, l’outil privilégié pour appuyer et accompagner le développement de l’offre de formation est la commande de formation, publique, des OPCA, et de grands établissements et entreprises. Il est donc souhaitable qu’elle s’organise au niveau régional en concertation (à travers, par exemple, les conférences des financeurs) pour (i) fixer des objectifs cibles communs, (ii) assurer un équilibre entre l’offre publique et l’offre privée, (iii) organiser un rayonnement régional de l’offre, et (iv) promouvoir une logique de labellisation de la qualité, de modernisation, d’échanges pédagogiques, et de mutualisation des moyens.
5.3. Sur les ajustements dynamiques entre formation professionnelle et besoins des secteurs économiques

Comme nous venons de le voir, la formation professionnelle peine à assumer le rôle qui lui revient dans le développement du capital humain, mais elle a également du mal à répondre aux besoins de l’économie. La rareté des sources d’information permettant de faire le lien entre emploi et formation sur chacun des secteurs, à l’échelle des territoires, est partiellement responsable de ces difficultés. Les CARIF-OREF semblent les mieux positionnés pour alimenter cette analyse mais, faute de moyens humains et parfois de compétences spécifiques ou sectorielles (notamment sur l’analyse prospective), ils ne semblent pas à l’heure actuelle en mesure de répondre à toutes les attentes. Les branches professionnelles, peu structurées ou inexistantes, ne sont, quant à elles, pas en mesure de prendre le relais. Pourtant, l’amélioration de la connaissance sur les métiers est aujourd’hui plus que jamais nécessaire; elle pourrait être programmée dans des dispositifs pluriannuels renforçant la coopération entre les CARIF-OREF, les chambres consulaires et les branches professionnelles.
Pour rappel, le C-PRDF (anciennement PRDF), schéma stratégique sur le champ de la formation professionnelle pour la Guadeloupe et La Réunion, définit, à moyen terme, les grandes orientations de la formation professionnelle. Il a pour mission de faire le lien entre développement de la formation professionnelle et développement économique à moyen terme. Mayotte a ainsi élaboré un seul et unique schéma articulant le développement économique et la formation (SRDEEF) afin de rendre ce lien encore plus évident. Pourtant, les retours d’analyse des réalisations et des processus liés aux anciens PRDF montrent que ce lien a rarement pu être bien établi, faute de sources d’informations adéquates. En Guadeloupe, par exemple, le nouveau C-PRDF, actuellement en cours d’élaboration, ne semble pas aujourd’hui être en mesure d’améliorer l’adéquation de l’offre de formation aux besoins économiques, dans la mesure où aucune évaluation n’a été menée suite au PRDF, et que les mêmes erreurs de mise en oeuvre et de pilotage pourraient se répéter. Si, à La Réunion, le C-PRDF semble avoir mobilisé très largement tous les acteurs, il importe que la démarche de concertation se poursuive de façon active après sa validation, pour assurer le rapprochement nécessaire de l’offre de formation et des besoins des employeurs. L’intérêt fondamental des schémas, à l’image de ce qui est proposé dans le SRDEEF de Mayotte, est d’instaurer un cadre stratégique commun de référence, et une dynamique potentielle de travail collectif pérenne autour d’objectifs et d’un plan d’action partagés. En particulier, il s’agit d’établir une coopération permanente entre la commande de formation et la « branche professionnelle » de la formation et, plus globalement, de faire vivre les instances de concertation ad hoc, créées à cette fin. Cette difficulté de lier l’emploi et la formation professionnelle est partiellement liée au manque de proximité et de coordination entre les acteurs de la vie économique et ceux du monde professionnel. Les territoires étudiés sont parfois des lieux de clivage marqué entre syndicats patronaux et de salariés, notamment sur les questions de respect ou d’adaptation des conventions collectives, avec des tensions sur les niveaux de rémunération. Il en résulte un dialogue social qui peut se révéler tendu, surtout en Guadeloupe, et qui a de ce fait tendance à bloquer toute tentative de concertation sur des sujets connexes.
Au niveau des secteurs, les schémas (PRDF, SRDEEF, élaboration des C-PRDF en cours) ont l’intérêt d’actualiser un diagnostic participatif sur les besoins et sur les meilleures voies de développement de compétences adaptées aux besoins sectoriels. Sur la plupart des secteurs clefs étudiés, porteurs du développement des DOM (auxquels, selon les DOM, on peut ajouter, avec une importance plus ou moins relative, les industries de première transformation et le secteur de l’éducation-formation), des pistes de travail se profilent, et pourraient se développer sous des formes diverses de dynamiques sectorielles et de projets pilotes: coopérations inter-entreprises et GPEC, coopérations inter-organismes de formation, coopération entre les financeurs de la formation continue.
Une vraie politique de développement de la FPC est possible, en organisant ces ensembles de façon ordonnée autour d’objectifs stratégiques réalistes (comme la couverture géographique) et par niveaux de l’offre et de la réponse aux besoins sectoriels et transversaux (comme la lutte contre l’illettrisme, une priorité y compris dans le monde du travail). Encore faut-il que les acteurs en aient la volonté, et qu’un réel consensus, qui reste à établir, débouche sur une mise en oeuvre opérationnelle efficace, dans l’esprit des schémas. Ces conditions ne sont pas évidentes, et exigent une volonté politique affirmée sur la durée. Des avancées et des « bonnes pratiques » intéressantes, visibles sur les trois territoires étudiés, peuvent inspirer un travail pratique au niveau des branches, des secteurs ou des pôles d’excellence.
5.4. Sur la contribution de la formation professionnelle à l’innovation, à la création d’entreprise et à l’entrepreneuriat

Parallèlement aux logiques de développement sectoriel, selon des dispositifs spécifiques, la formation professionnelle s’organise pour appuyer la création d’activités, l’innovation, et l’entrepreneuriat. Les dispositifs publics d’appui à la création d’entreprises existent avec la même large gamme d’acteurs qu’en métropole, ce qui produit les mêmes effets: une large diversité de guichets d’accueil; des subventions ou aides PIJ (dont les résultats semblent plutôt satisfaisants) ou ACCRE-NACRE (dont les résultats sont encore à vérifier faute encore d’un suivi actif sur la durée); la régularisation nécessaire d’entreprises informelles (parallèlement à la réelle création d’activités nouvelles); un accueil initial et une aide au démarrage mieux assurés que la formation sur la durée en accompagnement et en suivi (ce qui définit une piste d’amélioration sensible); une nécessaire coordination des acteurs qui maîtrisent chacun une partie de la chaîne nécessaire de services d’accueil et d’appui aux créateurs.
Si les DIECCTE ont fait des efforts récents pour organiser cette concertation, qui doit devenir opérationnelle, les débats sont loin d’être tranchés aujourd’hui entre des acteurs qui prônent un ciblage des publics aidés plus efficaces dès l’accueil, et les partisans d’un investissement assez large, notamment sous la forme d’un microcrédit (ADIE). Aujourd’hui, la plupart des acteurs de l’aide à la création ou à la reprise d’entreprise estiment que le recours au crédit, au-delà des aides initiales, est difficile et cher. Globalement les résultats des actions aidées ne semblent pas plus mauvais, voire même meilleurs, qu’en métropole en termes de pérennité des entreprises créées.
Apparait donc un besoin, pour les entreprises créées depuis trois ans au moins, de capital développement. Ce sujet faisait, par exemple, l’objet de discussions entre la Région La Réunion et l’agence locale de l’AFD au moment de l’étude, pour la création d’un fonds spécifique. Suite à ces contacts, les représentations locales de l’AFD ont pu constater que des organismes de formation professionnelle privés établis depuis plus de trois ans pouvaient se situer comme clients d’une offre de ce type dépassant les facilités actuelles d’Oséo.
En revanche, la préoccupation de la formation professionnelle n’apparaît pas comme un enjeu de premier plan pour les agences de développement présentes à La Réunion ou en Guadeloupe, même si celles-ci la mentionnent en termes très généraux comme une clef de réussite. Le système d’aides proposé dans le SRDEEF Mayotte, s’il voit le jour, sera à ce titre entièrement innovant car il vise à aider les entreprises sur la base d’un projet global comprenant un volet investissement en équipement et un volet articulé de développement des ressources humaines. Il en est de même pour les grands projets d’infrastructures, financés grâce aux fonds européens, qui nécessitent des investissements matériels et immatériels simultanés.
La formation professionnelle a aussi vocation à être présente dans la structuration des pôles de compétitivité et d’excellence. A La Réunion et en Guadeloupe, les stratégies régionales d’innovation déterminent les conditions de pénétration de l’innovation et de développement de l’entrepreneuriat dans le tissu économique local. A Mayotte, un pôle d’excellence rurale est en train de se mettre en place. Les projets de structuration du secteur des énergies nouvelles, même si leur impact sur l’emploi direct reste encore faible, relèvent d’une dynamique innovante et exemplaire. La formation professionnelle peut s’articuler de façon plus étroite à ces pôles et en devenir une des composantes actives en tenant compte du fait que, selon plusieurs acteurs économiques et institutionnels, la question de l’innovation dans les DOM ne relèverait pas tant de l’innovation pure liée à une recherche autonome, mais bien plus d’innovations de transposition liées à des transferts de savoir-faire et à du travail en réseau, pour une adaptation aux contextes locaux.

cariforef AFD has just published a study entitled "What professional training for how economic development in the DOM? "Where is the existence of integrated dynamic evolution of specific and continuing more or less articulated these two elements: the professionalization of human resources on the one hand, and economic development and employment of other. [.......] expectations vis-à-vis vocational training are more marked by short-term concerns, and more diverse dynamics between old still present (particularly related to the structuring of the territory by the major equipment to housing, access to mass consumption, etc..) and new (innovation, regional integration and trade, increase mobility, entrepreneurship and business creation, investment in human high-level development confirmed human services despite the crisis). More...

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Etudiants - le 10e mois de bourse est sanctuarisé

LeMonde.frPar Nathalie Brafman. Deux semaines après sa nomination au poste de ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso avait déclaré dans une interview au Monde: "je découvre un ministère dans lequel le 10e mois de bourse, 160 millions d'euros annuels, n'a pas été budgété!". Jérôme Cahuzac, le ministre du budget, l'avait confirmé quelques jours plus tard.
Mardi 3 juillet, Geneviève Fioraso a mis fin au suspens. "La sous-budgétisation des bourses versées aux étudiants, récurrente sous la mandature de Nicolas Sarkozy, va enfin prendre fin. Les bourses des étudiants, et notamment le 10e mois, feront désormais l'objet d'une budgétisation sincère et incontestable".
Interrogé par le Monde, l'Unef s'est dit très satisfait et soulagé.
"Dans le contexte de restriction budgétaire, beaucoup d'étudiants craignaient de perdre ce 10e mois de bourse. Or, ne pas avoir de bourse au mois de septembre, c'est avoir une rentrée galère. C'est donc un vrai soulagement pour eux", déclare Emmanuel Zemmour, président de l'Unef.
Pour autant, le syndicat étudiant a encore des revendications. Il demande primo: une revalorisation des bourses de 4% pendant le collectif budgétaire de juillet. "Le gouvernement a annoncé une revalorisation de l'allocation de rentrée scolaire et un coup de pouce au smic; il serait incompréhensible qu'il n'y ait pas un effort particulier pour les étudiants, priorité du gouvernement", souligne Emmanuel Zemmour. Selon lui, une revalorisation de 4% permettrait de rattraper l'inflation de ces 5 dernières années. Secundo: le versement des bourses à date fixe, ce qui ne semble pas toujours le cas.
Revendication de longue date des organisations étudiantes, en particulier de l'Unef, le 10e mois de bourse était un engagement de Nicolas Sarkozy. Durant l'été 2011, le ministre de l'économie, François Baroin, avait émis des réserves sur la possibilité de financer cette promesse, en raison des impératifs de maîtrise du déficit budgétaire.
Fin août 2011, Laurent Wauquiez, alors ministre de l'enseignement supérieur, avait annoncé: "le 10e mois de bourse c'est décidé (...) Je me suis beaucoup battu sur le sujet(...)". Manifestement, cette mesure avait été sous-budgétisée.
Geneviève Fioraso a carrément dénoncé une "cavalerie budgétaire entretenue depuis des années". Elle fait valoir que déjà en 2009, la Cour des comptes avait fortement "dénoncé l'impasse budgétaire ayant consisté à annoncer le versement d'un 10e mois de bourse exceptionnel lié au report des examens universitaires suite au blocage de plusieurs établissements au printemps précédent, alors qu'aucun crédit n'avait été prévu à cet effet".
En 2011, le budget consacré aux bourses avait été sous-évalué et il a fallu emprunter 76 millions d'euros de crédits dans la trésorerie des établissements dépendant du ministère de l'enseignement supérieur. De nouveau, la Cour des comptes s'en était inquiétée dans ses observations sur l'exercice 2011. "Enfin, lorsque le gouvernement Fillon a annoncé la généralisation du 10e mois de bourse pour l'année bugétaire 2011-2012 et chiffré cette décision à 160 millions d'euros, il n'a abondé le budget 2012 qu'à hauteur de 86 millions d'euros, créant une impasse de 162 millions d'euros après remboursement aux établissements du prêt consenti en 2011", écrit la ministre dans son communiqué.

LeMonde.frΜε Nathalie Μπράφμαν. Δύο εβδομάδες μετά το διορισμό του ως Υπουργού Ανώτατης Εκπαίδευσης και Έρευνας, Genevieve Fioraso δήλωσε σε συνέντευξή του στην εφημερίδα Le Monde: «Θεωρώ ότι ένα υπουργείο, όπου ο 10ος μήνας υποτροφία, 160 εκατομμύρια ευρώ ετησίως, δεν έχει εγγραφεί στον προϋπολογισμό ». Jerome Cahuzac, ο υπουργός Οικονομικών, επιβεβαίωσε μερικές ημέρες αργότερα.
Τρίτη, 3 Ιούλ, Genevieve Fioraso έληξε την αγωνία.
«Οι υπό-προϋπολογισμό υποτροφίες για τους φοιτητές, και πάλι στο διάστημα της θητείας του Νικολά Σαρκοζί, στο τέλος θα. Υποτροφίες για φοιτητές, συμπεριλαμβανομένων του 10ου μήνα, τώρα θα λειτουργούν κάτω από έναν προϋπολογισμό ειλικρινή και αδιαμφισβήτητη." Περισσότερα...

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