http://www.lefigaro.fr/icones/une.gifPar Caroline Beyer. Une nouvelle loi d'orientation de l'enseignement supérieur et de la recherche sera déposée au Parlement.
Le gouvernement rouvre le dossier de l'autonomie des universités. La loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) sera retouchée dans le sens d'une gouvernance «plus collégiale et démocratique». Une nouvelle loi d'orientation de l'enseignement supérieur et de la recherche sera déposée au Parlement début 2013, après des assises du supérieur à l'automne.
François Hollande l'avait affirmé pendant sa campagne. La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, l'a confirmé, il y a quelques jours, dans un entretien au Monde . «Il faut réintroduire la collégialité. C'est l'esprit même de l'université. Le président manager, ça ne marche pas», a-t-elle affirmé, évoquant une «hyperprésidentialisation» du système. La fameuse loi LRU, présentée à droite comme une réforme phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy, va-t-elle se trouver vidée de sa substance?
Depuis le 1er janvier 2012, toutes les universités de métropole ont basculé dans le système de gestion autonome, défini par cette loi. La réforme a renforcé les pouvoirs du président qui gère depuis le budget global de son établissement et ses ressources humaines, des embauches de contractuels aux primes, en passant par les affectations de personnels, sur lesquelles il a un droit de veto. Il est devenu une sorte de chef d'entreprise.
«Des dérives clientélistes»

«Trop de pouvoir», selon les détracteurs de la loi rédigée par Valérie Pécresse. «Gestion arbitraire de la pénurie, emplois gelés, primes sans plafonnement… La loi a donné lieu à des dérives clientélistes», condamne Stéphane Tassel, secrétaire général du Snesup-FSU, premier syndicat de l'enseignement supérieur, qui s'est toujours prononcé pour l'abrogation. «La loi LRU a libéré l'autonomie financière tout en verrouillant les libertés scientifiques et pédagogiques», poursuit-il. Car le point de crispation avec les syndicats tient aussi à l'insuffisante représentation de la communauté universitaire dans les instances de décision.
Depuis la réforme, le conseil d'administration a été resserré à une trentaine de membres, et parallèlement aux étudiants, personnels administratifs et enseignants-chercheurs, il a intégré des «personnalités extérieures», issues du monde économique et des collectivités. Les compétences de ce conseil d'administration ont été élargies - il définit la stratégie scientifique et les orientations pédagogiques -, alors que dans le même temps deux autres instances, le conseil scientifique et le conseil des études et de la vie universitaire (Cevu) ont vu leurs attributions réduites. Ils ne participent plus ainsi à l'élection du président. Un élément régulièrement dénoncé.
«La légitimité du président s'en trouve affaiblie», constate Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d'université (CPU), tout en reconnaissant «qu'il est plus facile de discuter lorsque l'on est moins nombreux». Il préconise de séparer «la stratégie scientifique, qui serait définie par une base plus large», de «la pure gestion». Au-delà des idéologies, Louis Vogel estime que l'hyperprésidentialisation est davantage inscrite dans la loi que dans la pratique. «Sur le terrain, l'exercice du pouvoir ne peut être que collégial, explique-t-il. Le président impulse le leadership, ce qui permet aux universités autonomes de se différencier.»
Dans une logique d'excellence, Nicolas Sarkozy avait misé sur ce leadership pour faire émerger une dizaine de pôles universitaires de rang mondial. Huit initiatives d'excellence (Idex) ont été retenues. De son côté, François Hollande a plusieurs fois dénoncé de son côté «une concurrence généralisée».
http://www.lefigaro.fr/icones/une.gifΜε την Caroline Beyer. Ένας νέος νόμος-πλαίσιο για την τριτοβάθμια εκπαίδευση και την έρευνα θα κατατεθεί στη Βουλή.
Η κυβέρνηση εκ νέου την υπόθεση της πανεπιστημιακής αυτονομίας.
Ο νόμος για τα Δικαιώματα και τις Υποχρεώσεις των Πανεπιστημίων (ΕΕΣ) θα πρέπει να επεξεργαστεί προς την κατεύθυνση της διακυβέρνησης »πιο συλλογική και δημοκρατική."Ένας νέος νόμος-πλαίσιο για την τριτοβάθμια εκπαίδευση και την έρευνα θα κατατεθεί στη Βουλή στις αρχές του 2013 μετά την ίδρυση πάνω από την πτώση.
Francois Hollande είχε πει κατά τη διάρκεια της προεκλογικής του εκστρατείας
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