http://www.kelformation.com/images/structure/logo-kf.gifPar Marion Senant - © Kelformation. Le Dif a passé l’âge de raison: son existence est maintenant largement connue des salariés, mais les détails techniques leur échappent encore. Son utilisation, elle, reste minoritaire, même si les salariés considèrent de plus en plus la formation comme un investissement.
Une connaissance « sommaire » du Dif

En 2005, un an après sa création, si vous interrogiez un salarié sur le Dif, vous aviez toutes les chances de n’obtenir aucune réponse. Depuis, le Dif a fait du chemin et désormais, 97% des salariés interrogés par le groupe Demos, dans le cadre de son enquête « Dif: quelle réalité pour les salariés », disent connaître le Dif. Le problème, c’est que cette « connaissance » reste très superficielle: seulement un personne sur trois sait de combien d’heures elle dispose et 28% des salariés interrogés ne connaissent pas la règle du plafonnement des heures.
Les détails « techniques » de la mise en place d’un Dif sont donc largement méconnus, même si la situation tend à s’améliorer lentement. Le problème, c’est souvent que les entreprises communiquent peu sur le dispositif. L’enquête de Demos classe ces dernières en trois catégories: celles qui informent leurs salariés largement sur le sujet, notamment via un catalogue, celles qui ne font rien et celles qui répondent aux demandes de Dif au cas par cas.
« Le Dif n’est pas encore devenu un véritable outil de management de la formation », conclut l’enquête. Les Ressources Humaines « tentent de garder la maitrise » et il y a « une absence de prise en compte de la dimension négociée du Dif et une communication souvent formelle », ajoute-t-elle.
Des salariés de plus en plus prêt à se former sur leur temps libre

Pourtant, l’attitude des salariés face à la formation évolue. La part des salariés qui refusent catégoriquement de se former autrement que sur leur temps de travail a plongé de 57% à 29%. Désormais, la majeure partie d’entre eux est prête à sacrifier son temps libre pour se former: 23% accepteraient d’y consacrer leur RTT, 13% leur pauses et 19% accepteraient une formation le matin ou le soir, en dehors des heures de travail.
Dans les faits et dans les souhaits, les salariés favorisent largement les formations liées à leur emploi (59%), mais ils suivent généralement des formations « transverses », qui développent leur employabilité en général: développement personnel, management et langue en particulier.
On assiste donc à un véritable changement de point de vue sur la formation. Les salariés la considèrent de plus en plus comme un véritable investissement qui leur permet de développer leur compétence au sein de leur entreprise, mais aussi dans un projet de mobilité future.
Le problème, c’est que ce raisonnement est principalement celui des cadres des grandes entreprises d’Ile-de-France, qui sont les principaux bénéficiaires du Dif. Le dispositif a pourtant été créé en priorité pour favoriser le développement des compétences et la mobilité des salariés les moins qualifiés, mais ceux sont justement ceux qui en profitent le moins. Voir le DIF: le guide complet.

http://www.kelformation.com/images/structure/logo-kf.gifAf Marion Senant - © Kelformation. Det Dif gik en alder af grunden: dets eksistens er nu almindeligt kendt til medarbejderne, men de tekniske detaljer stadig undvige dem. Dets anvendelse, er det stadig et mindretal, selvom medarbejderne føler sig mere og mere uddannelse som en investering.
Viden "sammendrag" af Dif

I 2005, et år efter dens oprettelse, hvis du skulle spørge en medarbejder på Dif, du havde alle muligheder for at få noget svar.
Siden da, kommer de Dif langt, og nu, 97% af medarbejderne i undersøgelsen fra Demos-gruppen, som led i sin undersøgelse "Dif: hvad er virkeligheden for medarbejdere," siger, at de kender Dif. Mere...