http://le-stand.fr/blog/wp-content/uploads/2011/10/realisation-de-stand-salon-vocatis.jpgPar Yves Rivoal. Sans le savoir, vous avez peut-être besoin d’effectuer un bilan de compétences. Estelle Sauvat, directrice générale déléguée du cabinet Sodie, nous dévoile comment repérer les signes qui ne trompent pas.
Quels sont les signes qui peuvent laisser à penser que l’on a besoin d’un bilan de compétences ?

- Il faut réagir lorsque l’on perçoit des signes qui laissent à penser que son emploi est menacé pour des raisons d’évolution de la politique interne ou de difficultés inhérentes au contexte économique ou à la filière métier. Ceci étant dit, il est toujours très utile de faire un point sur sa carrière après 10 à 15 ans d’exercice dans une fonction afin de réfléchir à son évolution en interne ou en externe, que les choses se passent bien ou mal. On peut par exemple se sentir très bien dans son travail, mais en même temps éprouver un réel besoin de changement parce qu’on a le sentiment d’avoir fait le tour de la question, ou parce que l’on s’aperçoit que l’orientation que l’on a choisie ne correspond finalement plus à ses aspirations.
Une fois que l’on a détecté ces signaux, quelle démarche adopter ?

- Tout dépend du mode de prise en charge du bilan. Le salarié peut très bien initier une démarche individuelle sans en informer son employeur en contactant le Fongecif afin d’obtenir un financement, « hors temps de travail ». Lorsque les relations entre le salarié et l’entreprise sont bonnes, il est également possible d’effectuer son bilan de compétences sur le temps de travail, via le Fongecif ou le DIF. Dans certains cas aussi, l’employeur peut assurer une prise en charge du bilan sur le plan de formation de l’entreprise. Lors des entretiens préalables, on conseille toujours aux salariés de ne pas se mettre en danger par rapport à leur employeur. Certains préfèrent d’ailleurs financer eux-mêmes leur bilan de compétences. Il faut alors prévoir un budget qui oscille entre 1 800 et 3 000 € en fonction du mode de portage et du nombre d’heures.
Selon quels critères choisir son cabinet ?

- Le bilan de compétences est très encadré par la réglementation. Il commence toujours par un entretien préalable dans lequel on présente le mode de fonctionnement, le séquencement, le cabinet et ses spécificités... Il faut savoir que le consultant qui effectue cette présentation est toujours celui qui assurera le bilan de compétences. C’est donc sur la base de cet entretien et de la relation de confiance qui s’est instaurée ou pas avec le consultant qu’il faut choisir son cabinet.
Comment se déroule un bilan de compétences ?

- Il se déroule en trois phases. La première est consacrée à l’approfondissement de la demande afin que le consultant identifie bien les raisons qui poussent le salarié à le faire, ce qui lui permettra de construire le bilan autour de cette attente. Après cette phase préliminaire, on passe ensuite à une phase d’investigation des compétences, de la motivation, des spécificités personnelles... La troisième phase est celle de la conclusion où les deux parties finalisent le projet, avec des hypothèses d’orientation qui ont été confrontées à la réalité du terrain, et valident sa faisabilité, notamment en termes de formation. Lorsque c’est nécessaire, un plan de formation peut en effet être élaboré. Le consultant interviendra alors dans le choix de la formation, de l’organisme, du mode de financement...
Combien de temps dure un bilan ?

- Au total, un bilan de compétences dure en général 24 heures qui s’étalent sur un ou deux mois, avec une alternance d’entretiens et de travail personnel pendant lequel la personne doit réfléchir sur son parcours, ses compétences, faire des recherches etc. Pour réussir, un bilan de compétences doit résulter d’une co-construction. Le consultant est un guide, il oriente, il conseille... Jamais il ne décidera pour la personne de ce qu’elle doit faire ou pas.

http://le-stand.fr/blog/wp-content/uploads/2011/10/realisation-de-stand-salon-vocatis.jpgBy Yves Rivoal. Unknowingly, you may need to conduct a skills assessment. Estelle Sauvat, deputy general manager of the firm Sodie, reveals how to spot the signs are unmistakable.
What are the signs that may lead to the conclusion that we need a skills assessment?
- You have to react when there are signs that suggest that its use is threatened for reasons of internal policy changes or difficulties in economic or business sector. More...