http://www.amge-jobs.com/wp-content/uploads/2010/06/logoFocusRH.jpgPropos recueillis par Brice Ancelin. Fin mars 2012, l’agence Quatre vents organisait une matinée d’échanges autour de la question des palmarès des grandes écoles, en particuliers ceux réalisés par les médias. Comment sont faits ces classements? Sont-ils sérieux? Dans quelle mesure peut-on s’appuyer dessus ? Retour sur ces questions.
« Beaucoup de choses ont été dites sur ces palmarès, parfois un peu fantasmées. Il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit que d’un outil. » Gilbert Azoulay, animateur de la matinée, donne le ton. Celui-ci reconnaît que ces classements sont riches en informations, mais également complexes. S’il loue le travail réalisé par les journalistes pour les mettre en oeuvre, il souligne également l’exigence de rentabilité de ces produits éditoriaux qui coûtent chers à produire et doivent nécessairement "trouver leur public". Il appuie: « Le principe d’un palmarès réalisé par un journal est de fournir des informations. C’est donc cohérent pour un grand journal d’informations générales ou spécialisées de fournir un classement, à la fois sur le plan éditorial, mais aussi sur le plan commercial. » Premier élément, « il convient de savoir qui fait les palmarès et comment les comparer », conseille le spécialiste (sur ce point, voir les principaux palmarès dans le guide pratique de notre rubrique Relations écoles. Ainsi, les classements de Shanghai, des Mines ou le QS World university ranking adoptent une autre approche que celle des médias (Usine Nouvelle, L’Expansion, Le Figaro, Le Point, etc.).
Des classements sous influence
Des classements réalisés par les médias, et qui posent donc la question de la proximité entre écoles et journalistes. « Oui, les bonnes relations avec les journalistes peuvent jouer, mais ce n’est pas suffisant pour renverser un classement, répond Gilbert Azoulay. Vous avez également un ensemble de données chiffrées sur l’établissement. » Jean-Pierre Helfer, ancien président de la CEFDG (Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion), nuance: « Lorsqu’une école présente son dossier pour un classement, elle est sous son meilleur profil. Il n’est matériellement pas possible pour les journalistes d’aller chercher tous les contrats de travail pour vérifier le nombre de professeurs, par exemple. Il doit donc y avoir un certain degré de confiance entre les auditeurs et les audités. » Cécile Maillard, journaliste en charge de l’enseignement supérieur et de l’éducation auprès de l’Usine Nouvelle, ajoute: « Les critères de notre classement peuvent aussi évoluer en fonction de la demande des entreprises. L’année dernière, par exemple, nous avons accordé plus d’importance à l’international car les entreprises nous affirmaient qu’il n’était pas possible de faire une carrière d’ingénieur sans international. » Dans ce contexte, la question la pondération des données d’un classement se révèle centrale.
Des classements utiles

Faut-il pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain? Rien n’est moins sûr. « Tout cela fonctionne car c’est utile, avance Jean-Pierre Helfer. Quand il n’y a pas d’utilité on ne fait pas. Les personnes qui vont acheter ces classements y trouvent une information supplémentaire. » Cécile Maillard reprend: « Ces classements sont un bon signal, pour les entreprises, de ce qui change et de quelle façon dans les écoles. » Plusieurs voix dans la salle se font entendre en ce sens. « Les écoles ne peuvent pas non plus gonfler les déclarations de salaire à la sortie, sinon quand les étudiants se retrouvent devant un RH, c’est un dur retour à la réalité », estime cette responsable relations écoles. Un autre d’ajouter: « Nous regardons les palmarès avec prudence. Ils changent beaucoup d’une année sur l’autre. Nous avons aussi nos propres critères en interne pour contrebalancer. » Gilbert Azoulay souligne une évolution dans ces classements qui permet aussi de contourner, en partie, la question de la pondération des différents critères: « Le Financial Times, L’Etudiant, le Nouvel Observateur et Le Point proposent de faire son propre classement, en fonction de ses critères, de ses priorités. »
Le vrai danger, selon Jean-Pierre Helfer, « c’est lorsque l’on licencie un directeur d’école parce qu’il est mal classé ou parce qu’il perd une accréditation. Cette grande famille de critères donne des stratégies de développement identiques pour les écoles ». Le mot de la fin reviendra finalement à la salle. Un professionnel RH s’interroge : « Je me demande si nous avons vraiment besoin d’un classement pour connaître les meilleures écoles. Je serais intéressé d’avoir un classement par formation ou par secteur d’activité… »
Si vous souhaitez approfondir ce sujet, vous pouvez Lire ici notre analyse des classements avec Studyrama Grandes écoles.

http://www.amge-jobs.com/wp-content/uploads/2010/06/logoFocusRH.jpg Interview by Brice Anceli n. End of March 2012, the agency organized a four winds of morning trading on the issue of results in big schools, especially those made by the media. How these rankings are done? Are they serious? To what extent can we rely on? Return on these issues.
"Much has been said about these charts, sometimes a little fantasized.
We must not forget that this is only a tool. "Gilbert Azoulay, host of the morning sets the tone. It recognizes that these rankings are rich in information, but also complex. If he praises the work of journalists to implement, it also underlines the need for profitability of editorial products that are expensive to produce and must necessarily "find an audience." It supports: "The principle of a record made by a newspaper is to provide information. This is consistent for a major newspaper of general or specialized information to provide a ranking, both editorially, but also commercially. "The first element," we need to know who made the charts and how to compare them, "advises the specialist (on this see the main winners in the practical guide relations section of our schools. More...