http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/image/Ressources_humaines/40/6/galaxie_209406.79.jpgBilan de la session « synchronisée » 2011 de la Campagne de recrutement et d’affectation des MCF et des PR.
La session 2011 du recrutement des enseignants-chercheurs universitaires a été organisée selon la procédure issue de la loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (dite loi LRU) et du décret n° 84-431 du 6 juin 1984 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignantschercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités (PR) et du corps des maîtres de conférences (MCF), dans la rédaction découlant des décrets n° 2008-333 du 10 avril 2008 et n° 2009-460 du 23 avril 2009.
L’arrêté du 18 février 2011 a fixé à 3613 le nombre d’emplois d’enseignants-chercheurs à pourvoir jusqu’au 31 décembre 2011 par la voie de la mutation, du détachement et des concours: 1512 postes de PR et 2101 de MCF. Il s’agit d’un volume maximum dans lequel les déclarations de vacance faites par les établissements d'enseignement supérieur devaient s’inscrire.
Le décret du 23 avril 2009 a en effet donné aux établissements une entière liberté pour déclarer la vacance des postes offerts à un recrutement. Ils peuvent donc organiser ces recrutements au « fil de l’eau ». Toutefois, compte tenu des contraintes propres au calendrier de l’année universitaire et en particulier de la rentrée des étudiants, le service des personnels enseignants de l’enseignement supérieur et de la recherche de la DGRH leur a proposé d’organiser une session dite « synchronisée » dans laquelle ils pouvaient se situer.
La présente étude présente les résultats de la session « synchronisée » qui est aujourd’hui achevée: on dispose de toutes les données permettant d’en établir le bilan, à l’image des études publiées les années précédentes et disponibles sur le site Internet du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le lecteur observera que cette session a concerné 84,53% des postes offerts au recrutement à la date du 1er septembre 2011. Les recrutements au « fil de l’eau », terminés au 1er septembre, sont donc écartés des statistiques présentées.
Toutefois, des concours se sont poursuivis dans ce cadre pour des nominations postérieures au 1er septembre :
deux des tableaux de synthèse qui introduisent l’analyse ont figé la situation au 20 décembre 2011 pour prendre
en compte ces recrutements au « fil de l’eau » et donner au lecteur un aperçu plus complet de la campagne
2011.
L’étude a été réalisée par:

- Pasquin ROSSI, ingénieur de recherche au département DGRH A1-1,
- Loïc THOMAS, chargé de mission pour la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences sur les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche,
- Jacques SIMON, chargé de mission pour le développement qualitatif de la gestion des ressources humaines et le suivi de la loi LRU.
Disciplines des lettres et sciences humaines
Dans ces disciplines, l’offre de recrutement est plus conséquente, mais ramenée au niveau de l’établissement, on n’évite pas toujours l’effet amplificateur des petits nombres sur le taux de couverture.
S’agissant du recrutement des PR, 381 postes ont été publiés dans 71 établissements. On note que 15 universités ont publié 10 postes et plus, le maximum étant enregistré à Paris IV et Paris VIII (21), suivies de Paris III (19), Lille III (18) et Lyon II (17). 47 établissements ont proposé 5 postes et moins, dont 14 ont publié 2 postes et 18 seulement 1 emploi.
Le taux de couverture moyen pour ces disciplines est de 82,68%. 38 établissements ont pourvu tous les postes offerts, dont Montpellier III et Paris I qui ont, respectivement, publié 14 et 10 emplois; mais 16 établissements n’ont proposé qu’1 seul poste. A l’opposé, les universités d’Orléans (2 postes), Valenciennes et La Rochelle (1) n’ont pas trouvé le lauréat qu’elles souhaitaient.
Les universités franciliennes ont publié 131 postes, soit 34,38 % de l’offre totale dans ces disciplines. Le taux de couverture est globalement très satisfaisant : 83,97 %. Outre Paris I déjà mentionnée, Paris XII (6 emplois), Versailles-Saint-Quentin (4), Evry et Paris II (2) ont pourvu tous les postes proposés. Paris X (10 emplois pourvus sur 11), Paris IV (19 sur 21), Paris VII (8 sur 9), Paris VIII (18 sur 21) ont toutes enregistré un taux de réussite supérieur à la moyenne nationale des disciplines des lettres et sciences humaines. Mais, Paris III (14 sur 19), Paris XIII (4 sur 8) et Paris IX (1 sur 2) ont rencontré davantage de difficultés.
Les résultats des universités des métropoles régionales sont toujours contrastés. On a évoqué Montpellier III qui a pourvu ses 14 postes ; Clermont-Ferrand II (6 emplois), Nantes (5), Lille I et Lyon III (4), Grenoble III et Montpellier I (3) sont dans la même situation, de même que Aix-Marseille II, Bordeaux II, Bordeaux IV, Grenoble I, Grenoble II, Lille II et Nancy I, mais avec une seule publication. Le taux de couverture est toujours excellent, supérieur à la moyenne nationale, à Strasbourg (11 sur 12), Toulouse II (10 sur 11), Lyon II (15 sur 17). Les difficultés sont toutes relatives à Aix-Marseille I (10 sur 13), l’effet des petits nombres ayant joué pour faire chuter le taux de réussite.
La situation des universités des villes moyennes est comparable. Nombreuses sont les universités qui ont réussi à pourvoir tous leurs emplois, lesquels étaient en nombre restreint : c’est le cas, par exemples, à Tours (6 postes), Amiens (4), Chambéry (3), mais aussi plusieurs autres qui n’ont proposé qu’1 ou 2 emplois comme Pau, Perpignan, ou encore Besançon et Mulhouse. A l’opposé, Dijon et Brest -Bretagne Occidentale- (3 postes pourvus sur 6), ou encore Le Mans (2 sur 4) ont rencontré davantage de difficultés. Et on a évoqué ci-dessus la situation d’Orléans, Valenciennes et La Rochelle qui ont échoué dans leur démarche.
L’offre des écoles et instituts spécialisés a porté sur 8 postes répartis dans 5 établissements: les écarts entre les taux de réussite de chacun n’ont donc pas de signification. Le CNAM de Paris, l’INSA de Strasbourg et l’Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés de Suresnes ont pourvu le seul emploi publié; l’ENS de Paris a pu pourvoir 2 de ses 3 postes, l’ENS de Lyon 1 sur 2.
Au niveau MCF, 592 postes ont été publiés dans 73 établissements. 26 ont proposé 10 postes et plus, le maximum étant 27 emplois à Paris VIII, suivie par Toulouse II (25), Paris IV et Paris X (23). 40 établissements ont offert 5 postes et moins, dont 8 ont publié 2 emplois et 11 seulement 1.
Le taux moyen de couverture pour ces disciplines est de 95,78 %. Il faut d’abord remarquer qu’aucun établissement a été en situation d’échec total : au pire, Le Mans a pourvu 1 des 2 postes qu’elle a offerts. Ensuite, 51 des 73 établissements ont réussi à pourvoir tous leurs emplois, et, si on peut distinguer Paris VIII qui a trouvé le candidat qu’elle souhaitait pour ses 27 postes, de même que Toulouse II (25), Paris IV (23) et Rennes II (20), il convient de noter que 31 de ces établissements ont proposé 4 postes et moins.
L’attractivité des universités franciliennes est confirmée. Elles ont publié 211 emplois, soit 35,64% de l’offre totale, et elles en ont pourvu 205, soit un taux de couverture de 97,16 %. Plutôt que de citer celles qui ont pourvu tous les emplois offerts, il est plus simple de dégager celles qui ont rencontré quelques échecs. Echecs très relatifs puisque, par exemples, Paris X a pourvu 22 emplois sur 23 offerts, Paris VII 19 sur 20, Paris III 17 sur 18, ou encore Paris XIII 13 sur 14.
Parmi les universités des métropoles de province, on a cité Toulouse II et Rennes II qui ont pourvu tous leurs postes; avec le même taux de réussite maximum, mais un nombre de publications moindre, on trouve Montpellier III (11 emplois), Lyon III (8), Clermont-Ferrand II et Grenoble II (5). Parmi les universités n’ayant pas réussi à rencontrer un candidat acceptable pour tous les postes proposés, l’insuccès est tout relatif: Lille III a pourvu 21 emplois sur 23, Lyon II 20 sur 21, Aix-Marseille 15 sur 16, ou encore Grenoble III et Strasbourg 11 sur 12.
La réussite des universités des villes moyennes est comparable. Brest -Bretagne Occidentale- a pourvu les 13 postes qu’elle a proposés; situation similaire à Amiens (10), Nice (9), Reims (7), et d’autres universités qui ont offert un nombre plus réduit d’opportunités: Perpignan, Metz, Angers et Orléans (3), Avignon et Le Havre (1). Là encore, on ne peut estimer que Corte et Mulhouse (3 sur 4) aient connu des difficultés: le petit nombre de postes publiés amplifie mécaniquement la baisse du taux de couverture dès lors qu’un échec survient. Les écoles et instituts spécialisés ont globalement une offre de recrutement plus modeste et leur taux de couverture est donc plus sensible aux variations causées par les petits nombres. Citons le CNAM de Paris qui a trouvé un lauréat pour ses 4 postes, et l’Ecole des hautes études en santé publique de Rennes pour les 2 siens. Télécharger le Bilan de la session « synchronisée » 2011 de la Campagne de recrutement et d’affectation des MCF et des PR.
http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/image/Ressources_humaines/40/6/galaxie_209406.79.jpg ~ ~ V Bilancia zasadnutí "synchronizovať" v roku 2011 náborovú kampaň a rozdelenie MCF a PR.
2011 nábor akademických pracovníkov je organizovaný v súlade s postupom podľa zákona č 2007-1199 z 10. augusta 2007 o miestnych slobôd a zodpovednosti univerzít (tzv. LRU) a vyhláška č 84-431 z 06.6.1984, ktorým sa ustanovujú spoločné zákonné ustanovenia vzťahujúce sa na enseignantschercheurs a na zvláštne postavenie tela fakulte Univerzity (PR) a telo lektorov (MCF), písomne vyhlášok č 2008-333 z 10. apríla 2008 a č 2009-460 z 23. apríla 2009.

Vyhláška z 18. februára 2011 bol stanovený na 3.613 počet pracovných miest učiteľov a výskumných pracovníkov je potrebné vyplniť do 31. decembra 2011 formou prevodu, pridelenie a konkurencia: PR 1512 príspevkov a 2101 MCF z
. Viac...