02 mars 2012

Formation continue des médecins - le grand désert

http://le-stand.fr/blog/wp-content/uploads/2011/10/realisation-de-stand-salon-vocatis.jpgPar Yves Rivoal. La loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST) ambitionne de réformer en profondeur le système de formation médicale continue des médecins. Bernard Ortolan, directeur scientifique de l’organisme de formation ACFM, et ancien président du Conseil nationalde la formation médicale continue des libéraux, revient sur les impacts de cette réforme et sur les obligations des médecins en matière de formation médicale.
Quelles sont aujourd’hui les obligations en matière de formation continue pour les médecins?

- La formation médicale continue est en théorie obligatoire depuis les ordonnances Juppé de 1996. Depuis 2005, les médecins ont aussi l’obligation de participer à des programmes d’évaluation de leurs pratiques professionnelles. Le problème, c’est que ces deux mesures n’ont jamais été appliquées, faute de publication des décrets. La loi HPST de 2009 essaie de corriger le tir en instaurant un nouveau concept qui fait la synthèse entre formation et évaluation professionnelle. Elle ne parle en effet plus de formation médicale continue, mais de Développement Médical Continu (DPC).
De quoi s’agit-il?

- Les médecins seront invités à réfléchir sur leurs pratiques et à analyser les résultats de ces observations, pour ensuite renforcer leurs connaissances et leurs compétences via la formation, et s’assurer ensuite que tout ceci améliore la qualité et la sécurité de leurs pratiques. Le décret d’application de la loi HPST a été publié fin 2011. On peut donc penser que le dispositif s’installera tranquillement en 2012, et qu’il ne sera véritablement opérationnel pour l’ensemble des professionnels de santé qu’à partir de 2013.
En attendant, comment se forment aujourd’hui les médecins?

- Les médecins continuent de respecter leur obligation déontologique en se formant comme bon leur semble, en fonction de leur exercice et de leurs besoins. Ils peuvent pour cela s’adresser à près de 500 organismes de formation agréés par les Conseils Nationaux de la Formation Médicale Continue, la Haute Autorité de Santé (HAS), le Fond d’Assurance Formation de la Profession Médicale (FAF PM) ou l’Organisme Gestionnaire Conventionnel (OGC).
Ces opérateurs ont reçu un label de qualité pédagogique et scientifique qui leur permet de mettre en place des programmes validant de formation et d’évaluation des pratiques professionnelles qui durent en général un ou deux jours. Pour être complet, il faut ajouter que les spécialistes s’inscrivent toujours dans les grands congrès nationaux et internationaux qui leur sont recommandés par les sociétés savantes, ces manifestations restant incontournables pour l’actualisation deleurs connaissances.
Comment est financé ce dispositif de formation?

- Les organismes agréés sont désormais financés exclusivement par des fonds publics, via des appels d’offres lancés par les caisses d’assurance-maladie ou l’État. Depuis le scandale du Médiator, ils ne peuvent en effet plus bénéficier de financements de la part de l’industrie médicale. Ce qui pose d’ailleurs problème, puisque les 75 M€ mis à disposition des opérateurs de formation médicale continue par les pouvoirs publics ne couvrent pas l’ensemble des besoins de formation des professionnels de santé. Quant aux grands congrès nationaux et internationaux, ils sont, eux, toujours financés en grande partie par l’industrie pharmaceutique, via les stands et les symposia, mais on peut considérer que les travaux d’ateliers demeurent indépendants.
Quelles sont aujourd’hui les grandes tendances en matière de formation?

- Comme 90% des programmes de formation médicale continue sont désormais financés par l’assurance-maladie, cette dernière les oriente en direction des grandes pathologies chroniques qui coûtent le plus cher: le diabète, les pathologies respiratoires, l’hypertension, les maladies cardio-vasculaires, certaines pathologies dégénératives comme Alzheimer, la prévention des risques de cancer…
Les médecins peuvent-ils se former sur des thématiques qui dépassent le cadre médical comme le développement personnel ou la communication?

- On peut penser qu’avec l’instauration du DPC, des items comme la gestion du cabinet, l’hygiène au cabinet, l’accueil des patients, ou la politique et l’économie de santé seront considérés comme un instrument de développement. En attendant, ces thématiques sont très peu abordées en formation médicale continue, tout comme en formation médicale initiale. Nous voyons aujourd’hui arriver sur le marché des jeunes médecins qui n’ont aucune idée de ce qu’est l’exercice libéral, et qui du coup, ne s’installent pas. On touche là du doigt l’un des paramètres de la désertification médicale dont on parle tant.
Voir aussi Le Développement professionnel continu (DPC), Développement Professionnel Continu (DPC): publication des décrets d’application, Parution au Journal Officiel des décrets relatifs au DPC des professionnels de santé, Préparer la mise en oeuvre du DPC.
http://le-stand.fr/blog/wp-content/uploads/2011/10/realisation-de-stand-salon-vocatis.jpg By Yves Rivoal. Law Hospital, patients, health territories (HPST) aims to reform the system of continuing medical education for physicians. Bernard Ortolan, Scientific Director of the ACFM training organization, and former Chairman continuing medical education nationalde Liberals, discusses the impact of this reform and the obligations of physicians in medical education. See also The Continuing Professional Development (CPD), Continuing Professional Development (CPD): publication of the decrees, Published in the Official Gazette of decrees relating to CPD for health professionals, Prepare the implementation of CPD. More...

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01 mars 2012

Enseignement supérieur – Un secteur stratégique en voie de mutation

http://www.fitchratings.fr//img/fitch_logo.gifEnseignement supérieur – Un secteur stratégique en voie de mutation. FitchRatings: Communiqués de presse et Rapport.
Communiqués de presse

Fitch Ratings-Paris/Londres - 28 février 2012: Dans un rapport publié aujourd’hui, Fitch indique que l’enseignement supérieur est un secteur stratégique en voie de mutation. Caractérisé par la coexistence de deux modèles, ce secteur devrait bénéficier des réformes en cours visant à accélérer le rapprochement des universités (publiques) et des grandes écoles (publiques ou privées).
La méthodologie de Fitch prend en compte à la fois le statut juridique et le mode de financement. Pour les établissements publics (EP), Fitch applique sa méthodologie de notation des entités du secteur public (approche « top-down »). De même, selon leurs sources de financement, Fitch applique soit la méthodologie « Tax-supported rating criteria », soit « Revenue-supported rating criteria ».
Fitch estime que l’Etat joue un rôle majeur dans le système d’enseignement supérieur qui relève, en effet, de sa compétence. Le budget de l’enseignement supérieur est voté par le Parlement et consolidé avec celui de la recherche au sein de la mission interministérielle « Recherche et enseignement supérieur » (MIRES). En 2011, le budget total de cette mission représentait 8,8% du budget de l’Etat.
Le rapport examine également les effets de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) de 2007 qui a permis à une grande majorité des universités de devenir autonomes. Fitch considère qu’au-delà de la lisibilité et de la simplification que ces réformes devraient apporter, celles-ci devraient également renforcer l’attractivité des établissements et leur reconnaissance internationale.
Les grandes écoles sont financées principalement par les frais de scolarité (les transferts de l’Etat ne représentaient que 12,2 % des recettes totales en 2009). La sélectivité des étudiants repose sur le concours d’entrée. A l’opposé, le financement du modèle universitaire est principalement d’origine étatique (82,1 % en 2009) même si les financements privés devraient évoluer à moyen terme, notamment par l’intermédiaire des fondations universitaires.
Fitch souligne que, même si une grande majorité des établissements est en bonne santé financière, à fin 2011 sept établissements (parmi lesquels quatre universités et deux grandes écoles) étaient placés sous la surveillance financière de leur recteur, suite à deux années consécutives de déficit. A moyen terme, Fitch estime que dans un contexte de crise financière et de besoin de financement en hausse, les frais de scolarité devraient augmenter pour assurer l’équilibre financier des établissements.
Le rapport complet intitulé: “Enseignement supérieur – Un secteur stratégique en voie de mutation” est disponible gratuitement sur le site francophone de l’agence www.fitchratings.fr.
Contacts:
Arnaud Dura, Directeur associé, Tél: +33 1 44 29 91 79. Fitch France S.A.S., 60, rue de Monceau, 75008 Paris. Christophe Parisot, Directeur senior, Tél: +33 1 44 29 91 34.
FitchRatings: Communiqués de presse et Rapport.

http://www.fitchratings.fr//img/fitch_logo.gif Videregående uddannelse - en strategisk sektor i processen af mutation. Fitch: Nyheder og Rapport.
Pressemeddelelser

Fitch Ratings-Paris/Londres - 28. februar 2012: I en rapport offentliggjort i dag, siger Fitch, at højere uddannelse er en strategisk sektor i processen af mutation.
Kendetegnet ved sameksistensen af to modeller, bør industrien drage fordel af de igangværende reformer for at fremskynde tilnærmelse af universiteterne (offentlig) og skoler (offentlig eller privat). Mere...

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Lignes directrices pour des prestations de qualité dans l'enseignement supérieur transfrontalier

http://www.oecd-ilibrary.org/images/oecd/normal_page_logo_2010.gifGuidelines for Quality Provision in Cross-Border Higher Education - Where Do We Strand? Stéphan Vincent-Lancrin, OECD, France, Sebastian Pfotenhauer, Massachusetts Institute of Technology, United States. The Guidelines for Quality Provision in Cross-border Higher Education were developed and adopted to support and encourage international cooperation and enhance the understanding of the importance of quality provision in cross-border higher education. The purposes of the Guidelines are to protect students and other stakeholders from low-quality provision and disreputable providers (that is, degree and accreditation mills) as well as to encourage the development of quality cross-border higher education that meets human, social, economic and cultural needs. Based on a survey about the main recommendations of the Guidelines, this report monitors the extent to which OECD countries and a few non-member partners complied with its recommendations in 2011. Twenty-three responses were obtained from 22 Members.
SUMMARY

The Guidelines for Quality Provision in Cross-Border Higher Education were developed and adopted to support and encourage international cooperation and enhance the understanding of the importance of quality provision in cross-border higher education. The purposes of the Guidelines are to protect students and other stakeholders from low-quality provision and disreputable providers (that is, degree and accreditation mills) as well as to encourage the development of quality cross-border higher education that meets human, social, economic and cultural needs. The Guidelines are not legally binding and member countries are expected to implement them as appropriate in their national context.
Based on a survey about the main recommendations of the Guidelines, this report monitors the extent to which OECD countries and a few non-member countries comply with its recommendations. The Survey was sent out in June 2010 to all OECD countries. The Secretariat has also collaborated with the UNESCO Secretariat to have the questionnaire sent to all UNESCO non-OECD country delegations. Twenty-three responses were obtained from 22 Members: Australia, Austria, Belgium (Flemish and French communities), Czech Republic, Denmark, Finland, Germany, Hungary, Israel, Italy, Japan, Korea, New Zealand, Norway, Poland, Slovenia, Spain, Switzerland, Netherlands, Turkey, United Kingdom, United States; and 9 non-Members: Bulgaria, Colombia, Fiji, Indonesia, Jordan, Kyrgyzstan, Lithuania, Oman, Rwanda. Government representatives were asked to co-ordinate with the other stakeholders covered to answer the survey.
The main conclusion of the survey is that (responding) countries report a high level of compliance with the Guidelines recommendations. On average, responding OECD countries conform to 72% of the main recommendations made to governments, tertiary education institutions, and quality assurance and accreditation agencies. The level of compliance decreases to 67% when recommendations to student bodies are included, but the level of missing information, and thus uncertainty about actual compliance, increases significantly.
Tertiary education institutions are the group of stakeholders that follow the most the recommendations of the Guidelines, with an average compliance index of 0.80 (80%). Governments and quality assurance and accreditation bodies comply on average with 76% and 61% of the guidelines, respectively. Student bodies only conform to 51% of the recommendations – with the caveat that information about their activities was generally scant in the survey answers.
The objectives or desirable practices emphasised by the Guidelines are: 1) the inclusion of crossborder higher education in countries’ regulatory framework, 2) the comprehensive coverage of all forms of cross-border higher education, 3) student and customer protection, 4) transparency in procedures (for providers), 5) information access and dissemination (for potential international students), 6) collaboration.
Four of these objectives are largely met on average: countries have regulatory frameworks or arrangements in place, cover different forms of cross-border higher education comprehensively, are transparent in their procedures, and are engaged in national and international collaboration. The current main weaknesses in compliance lie in easy access to information and the level of student and customer protection.
While there is probably no need for a revision of the Guidelines, countries should continue to disseminate and implement their recommendations. The main areas of improvement lie in measures to improve student and customer protection as well as the transparency in procedures of assessment, registration, and licensing for providers. Further progress in the ease of access of information for students would also be welcome. Paradoxically, quality assurance and accreditation bodies comply less with the Guidelines than governments and tertiary education institutions.
Conclusion: no need for revision, but need for further compliance

The internationalisation of higher education and growth of cross-border higher education, in its different forms, has largely continued since the publication of the Guidelines. There are good reasons to believe that this will continue over the next decades (OECD, 2009). People mobility will likely continue to represent the bulk of cross-border higher education, followed by programme mobility, and institution mobility. This third form of cross-border higher education has increased less than first anticipated, probably because of the associated business risks.
Four new trends are noteworthy in this area. First, foreign campuses are increasingly part of regional clusters, as part of a regional innovation or knowledge economy development strategy. An example of this model is the Knowledge Village (Dubai), the Education City (Qatar) as well as other educational areas currently being developed such as the Kuala Lumpur Education City supported by the Malaysian government (and due to open in 2011). Second, the financing models of campuses abroad have changed. While most of the initial foreign campuses self-financed their move abroad, they are currently increasingly funded by local partners (government or industrial companies) who provide them with a campus or even subsidise them. Third, research objectives become increasingly an objective of cross-border higher education, as part of capacity development strategies. Fourth, cross-border higher education activities between non-OECD countries are growing, especially as emerging countries develop proactive strategies to “export” their education services (that is, attract international students and send their educational programmes and institutions abroad).
None of these new developments makes the challenges addressed by the Guidelines less relevant.
In December 2008, a workshop organised by the European Association for Quality Assurance in Higher Education (ENQA) examined whether the Guidelines needed some rewording or revision (ENQA, 2010). The main conclusion was that the recommendations of the Guidelines need no revision yet and are largely in line with most codes of good practice used by networks and associations of quality assurance agencies in Latin America, in the Asia-Pacific region, in North America, and in Europe including the European Standards and Guidelines for Quality Assurance in the European Higher Education Area adopted by the Ministers of the Bologna Process in Bergen in May 2005. It was also argued that revising the Guidelines too soon would hinder rather than further their implementation and impact. While they are not always explicitly mentioned in countries, they are largely reflected in the main documents that are used to set standards and guidelines in the different regions of the world, for example in international or regional associations of quality assurance agencies.
The main recommendation of the workshop participants was to make it explicit in other existing standards and guidelines for quality assurance that cross-border higher education should be subject to the same guidelines as are applied to any other educational programme.
In Europe, this materialised in a statement in the Communiqué of the Conference of European Ministers Responsible for Higher Education (2009) saying: “transnational education should be governed by the European Standards and Guidelines for quality assurance as applicable within the European Higher Education Area and be in line with the UNESCO/OECD Guidelines for Quality Provision in Cross-Border Higher Education.”
While there is probably no need for a revision of the Guidelines, countries should continue to disseminate and implement their recommendations. The main areas of improvement lie in measures to improve student and customer protection as well as the transparency in procedures of assessment, registration, and licensing for providers. Further progress in the ease of access of information for students would also be welcome. Paradoxically, quality assurance and accreditation bodies comply less with the Guidelines than governments and tertiary education institutions.
The report did not manage to get a clear picture of compliance in non-OECD countries, as the number of non-OECD respondents was too small and not really representative of any group of countries.
After discussion of these conclusions by the OECD Education Policy Committee, the OECD Council has recommended to continue current efforts:
• to promote quality provision in cross-border higher education, notably a) by improving measures for student and customer protection, b) by enhancing their transparency in procedures of assessment, registration, and licensing for providers, and c) to provide easy access of information for students;
• to encourage quality assurance and accreditation bodies to comply with the Guidelines and be more explicit about their coverage of cross-border higher education;
• to raise awareness of the Guidelines nationally and internationally.
Download Guidelines for Quality Provision in Cross-Border Higher Education. See also Structure et tendances du paysage universitaire dans les pays de l’OCDE. Voir aussi Structure et tendances du paysage universitaire dans les pays de l’OCDE.
http://www.oecd-ilibrary.org/images/oecd/normal_page_logo_2010.gifLignes directrices pour des prestations de qualité dans l'enseignement supérieur transfrontalier - État des lieux. Stéphan Vincent-Lancrin, OECD, France, Sebastian Pfotenhauer, Massachusetts Institute of Technology, United States. Les Lignes directrices pour des prestations de qualité dans l’enseignement supérieur transfrontalier ont été élaborées et adoptées pour promouvoir et encourager la coopération internationale et améliorer la compréhension de l’importance des enjeux lies à la qualité de l’enseignement supérieur transfrontalier. L’objectif des Lignes directrices est de protéger les étudiants et les autres parties prenantes des programmes d’enseignement de médiocre qualité et des prestataires peu scrupuleux (usines à diplômes et à accréditation) et de favoriser le développement d’un enseignement supérieur transfrontalier de qualité qui réponde aux besoins de développement humain, social, économique et culturel. S’appuyant sur une enquête auprès des pays, ce rapport examine dans quelle mesure les pays de l’OCDE et quelques pays non-membres se conformaient aux recommandations des Lignes directrices en 2011. Vingt-trois réponses ont été obtenues de 22 Membres. Télécharger Lignes directrices pour des prestations de qualité dans l'enseignement supérieur transfrontalier. Voir aussi Structure et tendances du paysage universitaire dans les pays de l’OCDE. Voir aussi Structure et tendances du paysage universitaire dans les pays de l’OCDE.

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Grandes écoles - comment les élèves de prépas sont devenus largement minoritaires

http://orientation.blog.lemonde.fr/files/2011/08/Edhec-Olivier-Rollot-208x300.jpgPar Olivier Rollot. Seulement 38,5% des étudiants intégrant une grande école sont issus de classes préparatoires, c’est le chiffre choc de l’enquête que vient de publier la Conférence des grandes écoles sur  « Les voies d’accès aux Grandes Écoles de la CGE: diversité des origines et des profils ». La plus grande part (plus de 45%) les a intégrées par la voie des admissions parallèles et 17,3% après le bac. Ainsi, en quelques années, on est passé d’un système prépa + grandes écoles à un toute une gamme de possibilités pour intégrer ces dernières qui va du BTS (5,5% des entrants) au master universitaire 1 (5,6%) en passant par le DUT (10, 6%) ou encore la licence 3 (5,6%).
Posséder un DUT un BTS ou une licence avant de tenter d’intégrer une grande école c’est aujourd’hui sécuriser son parcours d’études en obtenant un premier diplôme intermédiaire plutôt que de se lancer immédiatement dans cinq années d’études en intégrant une prépa. A contrario, choisir une école postbac c’est se garantir contre le côté aléatoire des concours post prépas. Attaquées des deux côtés, critiquées pour leur côté élitiste, les prépas n’en restent pas moins le meilleur moyen d’intégrer les écoles du « haut du tableau », ces HEC ou Polytechnique qui recrutent quasi exclusivement en leur sein en première année.
Les écoles d’ingénieurs

Avec plus de 21% d’élèves issus directement de terminale, ce sont les écoles d’ingénieurs qui ouvrent le plus largement leurs portes aux bacheliers.  Les INSA, UT, ENI et autres offrent chaque année quelque 8000 places directement accessibles après le baccalauréat sur les 29 000 diplômés annuels. Pour autant ce sont les classes préparatoires qui restent leurs plus grands pourvoyeurs (40%) devant les IUT (11,7%) et les STS (4,8%). Les étudiants titulaires d’une licence sont peu nombreux (un peu plus de 1,9%).
Les écoles de commerce et de management

Beaucoup moins ouvertes aux bacheliers (9,1% de leurs effectifs) les grandes écoles de commerce et de management membres de la CGE recrutent d’abord leurs élèves en classes préparatoires (près de 37%) loin devant les titulaires d’une licence universitaire (11,8%), ceux d’un DUT (9,5%) ou d’un BTS (7%). Les écoles postbac sont en effet encore assez peu nombreuses (IESEG, ESDES, ESSCA, Ecole de Management de Normandie, Novancia, EDC, ESG, ESCE) alors que les écoles post prépas recrutent largement via les IUT et les BTS.
http://orientation.blog.lemonde.fr/files/2011/08/Edhec-Olivier-Rollot-208x300.jpg By Olivier Rollot . Only 38.5% of students entering high school are from preparatory classes, it is the disturbing trend of the survey just released by the Conference of Grandes Ecoles on "Roads to Grandes Ecoles of CGE: diversity of origins and profiles. " The largest share (over 45%) and integrated by means of parallel admissions and 17.3% after high school. Thus, in recent years, there has been a great school system prepared + to a whole range of possibilities for integrating them will of the BTS (5.5% of entrants) to master a university (5.6%) through the DUT (10, 6%) or the license 3 (5.6%).
Owning a DUT or a BTS license before attempting to integrate a large school is now secure his course of studies by obtaining a first degree intermediate rather than launching immediately into five years of study by incorporating a preparation.
Conversely, choosing a school postbac is to guard against the randomness of the contest post prépas. Attacked from both sides, criticized for their elitist side, the prépas remain no less the best way to integrate the schools of "top of the table," these Polytechnique HEC or recruiting almost exclusively within them in the first year. More...

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