http://www.insee.fr/fr/css/images/logo_insee_pageint.gifFiches thématiques « Education, formation » - Regards sur la parité - Insee Références - édition 2012
Résumé

Quatre fiches: scolarisation et orientation; enseignement supérieur; diplômes; formation des adultes.
Fiche 2.2 Enseignement supérieur
La scolarisation des filles dans l’enseignement supérieur s’est plus fortement développée que celle des garçons. En 2009, 11,5% des filles de 25 ans sont scolarisées dans l’enseignement supérieur contre 9,8% des garçons, soit un écart de 1,7 point en faveur des filles. En 1990, les taux à 25 ans étaient de 6,5% et 6,7%, soit une légère avance des garçons. En près de vingt ans, les filles ont gagné 5,0 points contre 3,1 pour les garçons.
En 2010, 56% des étudiants de l’enseignement supérieur sont des filles. Depuis 1980, le nombre d’étudiantes dépasse celui des étudiants en France. La proportion d’étudiantes a modérément progressé depuis dix ans (+ 1 point). Sur cette période, la progression de la part des étudiantes est importante dans les écoles d’ingénieurs (+ 4 points en dix ans) et dans les formations universitaires de santé (médecine, odontologie et pharmacie, + 5 points). En revanche, la proportion d’étudiantes est stable en IUT.
La part d’étudiantes varie considérablement selon le type d’études: les scolarités du supérieur sont, comme celles du secondaire, très clivées selon le sexe. Dès l’expression des choix d’orientation en classe de terminale et quels que soient leurs origines sociales et leurs parcours scolaires, les filles se portent globalement moins que les garçons vers les filières sélectives, qui regroupent les CPGE, les études de santé et formations sociales, les STS et les IUT. Cette sous-représentation des filles dans les filières sélectives est observée dans l’ensemble mais il y a des exceptions. Les garçons représentent 60% des effectifs des CPGE et des IUT. Ils sont notamment très majoritaires dans les filières sélectives à caractère scientifique: ils représentent presque les trois-quarts (74%) des effectifs dans les écoles d’ingénieurs et plus des deux-tiers (69%) des étudiants de CPGE en filière scientifique. Les filles sont en revanche largement majoritaires dans les formations paramédicales ou sociales (80%) et majoritaires dans les formations universitaires de santé (médecine, odontologie et pharmacie, 62%). Elles sont globalement minoritaires dans les IUT mais, au sein des IUT, sont globalement à parité dans le secteur des services et en particulier majoritaires en information-communication (80%) et dans les carrières sociales (79%) ou juridiques (78%). Les garçons quant à eux sont majoritaires dans les IUT de production (76% des étudiants).
Ces clivages se retrouvent à l’université où les jeunes femmes représentent globalement 57% de la population étudiante. Les étudiantes sont proportionnellement plus nombreuses en cursus master (60%) et en cursus licence (57%) qu’en cursus doctorat où elles sont minoritaires, même si leur part augmente (48% en 2010).
C’est également dans les disciplines plus « littéraires » que la part des femmes est plus élevée: en langues (74%) ou en lettres-sciences du langage (71%). Les hommes sont en revanche très majoritaires en sciences fondamentales et applications (72%).
Plus nombreuses dans l’enseignement supérieur, les femmes sont également plus diplômées que les hommes. On estime que 46% des jeunes d’une génération sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur en 2009. Cette proportion est de 54% pour les femmes et 39% pour les hommes.
Fiche 2.4 Formation des adultes

En 2010, en France métropolitaine, 21% des adultes de 25 à 64 ans ont suivi au moins une formation au cours de l’année, que ce soit dans un but professionnel ou personnel. Cette part est un peu plus importante parmi les femmes (22%) que parmi les hommes (20%). Elle diminue avec l’âge: au-delà de 45 ans, la probabilité d’avoir suivi une formation dans l’année décroît sensiblement; elle devient très faible à partir de 55 ans.
Les personnes appartenant à la population active se forment nettement plus fréquemment que celles qui sont inactives. Parmi les actifs, les chômeurs se forment moins souvent; les formations qu’ils suivent sont en revanche d’une durée plus élevée en moyenne.
Ce sont les salariés, et notamment les salariés en contrat à durée indéterminée (CDI), qui ont les meilleures opportunités de formation: 26% des hommes et 28% des femmes en CDI ont suivi une formation dans l’année. Quel que soit le statut d’emploi, les femmes se forment davantage que les hommes; l’écart entre les hommes et les femmes est particulièrement prononcé parmi les non salariés et parmi les salariés en CDD.
L’accès à la formation varie beaucoup selon les catégories socio-professionnelles: les cadres et professions intermédiaires se forment davantage que les employés et les ouvriers, alors que ce sont déjà les personnes aux niveaux de formation les plus élevés. En 2010, 35% des cadres et 33% des professions intermédiaires ont eu accès à une formation dans l’année. C’est le cas de 23% des employés et 17% des ouvriers. Le plus grand recours des femmes à la formation, que l’on observe dans les différents statuts d’emploi, s’observe aussi au sein de certaines catégories socioprofessionnelles: les femmes cadres se forment davantage que les hommes cadres (41% contre 31%), les femmes exerçant une profession intermédiaire davantage que les hommes de la même catégorie socio-professionnelle (37% contre 30%). En revanche, au sein des employés et des ouvriers, les hommes se forment davantage que les femmes.
Ces écarts s’expliquent beaucoup par la structure sous-jacente des emplois occupés par les hommes et les femmes et par la forte segmentation du marché du travail selon le sexe. Le secteur d’activité et, pour les salariés, la taille de l’entreprise, sont deux variables clés de l’accès à la formation. Ainsi, le plus grand accès des femmes cadres à la formation s’explique notamment par leur plus grande présence dans les secteurs de l’enseignement, de la santé et de l’administration publique. En effet, les différents secteurs d’activité ont des taux de recours à la formation très disparates: les formations sont plus fréquentes dans les secteurs de l’administration publique, de l’enseignement et de la santé humaine, dans celui des activités scientifiques et techniques et de l’informatique ainsi que dans certains secteurs industriels tels que la fabrication de denrées alimentaires ou celui de la fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques et de machines. Les formations sont en revanche beaucoup plus rares dans les secteurs de l’hébergement et de la restauration ou de la construction.
Suivre une formation nécessite souvent de réorganiser sa vie personnelle, notamment pour les mères d’enfants très jeunes, qui doivent revoir les conditions de garde de leurs enfants: ces contraintes expliquent que les mères de famille accèdent moins à la formation que les femmes sans enfant (l’écart étant de l’ordre de 30% avec les mères d’enfants de moins de six ans). En revanche, la présence d’enfants de moins de six ans ne joue pas sur la probabilité d’accès à la formation des hommes.

http://www.insee.fr/fr/css/images/logo_insee_pageint.gifFaktablade "Uddannelse" - perspektiver for ligestilling - INSEE Referencer - 2012 udgave
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