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Par Julien Dupont-Calbo. Les études en alternance ne sont plus choisies par défaut. Car, à l’issue de leur cursus, les étudiants sont mieux formés et plus vite embauchés.

Dans le milieu de « l’e-vin », on l’appelle « Hélène World Wine ». En réalité, la jeune femme s’appelle Hélène Clément. Son rêve, niveau boulot, c’est de dorer l’image des grands crus sur les réseaux sociaux.
Elle y est presque. Quelques semaines seulement après l’obtention de son mastère Management des vins et des spiritueux, un cursus en alternance distillé par Bordeaux Ecole de management, la jeune femme de 25 ans compte déjà quelques bonnes touches auprès d’employeurs potentiels. « Si je n’avais pas fini mes études en apprentissage dans une agence de communication digitale, je n’en serais pas là aujourd’hui… En un an, je me suis construit une expérience indispensable pour me vendre auprès des recruteurs », soutient-elle mordicus. Le concept de l’apprentissage, dont le développement est proposé par les principaux candidats à l’élection présidentielle, c’est une formation fifty-fifty. En gros, l’étudiant passe la moitié de son temps au bureau, l’autre moitié en classe. Ses études sont financées par la taxe d’apprentissage et par l’entreprise d’accueil.
Le suivi est assuré par un maître d’apprentissage, en général, le supérieur direct de l’étudiant dans l’entreprise, et par un professeur. Les « responsables » de l’apprenti se rencontrent deux fois par an pour cadrer les choses. Au final, c’est l’assurance d’une formation théorique solide, assortie d’un début d’expérience professionnelle. L’autre avantage, c’est le salaire – le smic au minimum, plus de 2 000 euros dans certains secteurs particulièrement rentables –, sans oublier l’ouverture des droits au chômage et à la retraite.
Oublié le temps où l’apprentissage était cantonné aux artisans et aux étudiants sans le sou. Désormais, les cursus en alternance ne sont plus des choix par défaut, quel que soit le niveau d’étude. En 2011, le quart des diplômés sortis des écoles d’ingénieurs étaient d’anciens apprentis. Dans les business schools, l’apprentissage est même en passe de devenir la chasse gardée des grosses têtes. A l’Edhec, une école de commerce lilloise, la sélection est sévère à l’entrée du cursus alternance. Ses quatre-vingt-dix places sont prises d’assaut par les étudiants. « L’image de l’apprentissage a profondément changé. Il y a encore dix ans, le principe était surtout considéré sous son aspect social: cela servait à financer les études. Aujourd’hui, c’est avant tout une méthode pédagogique recherchée, qui permet d’acquérir un véritable savoir-être en entreprise, d’intégrer les codes de la vie active », analyse Patrick Porcheron, vice-président en charge de la formation à l’université parisienne Pierre-et-Marie-Curie.
Le cocktail détonne. « En général, les diplômés en apprentissage trouvent plus vite un emploi, dans l’entreprise d’accueil ou ailleurs », confirme Patrick Porcheron. Souvent, le salaire à l’embauche bénéficie même d’un petit supplément. « C’est la preuve que les entreprises considèrent la période d’apprentissage comme une vraie expérience professionnelle, et pas comme un long stage. Et puis, c’est bien mieux pour financer ses études que de travailler dans un fastfood », note Jean-Paul Soubeyrand, animateur du groupe apprentissage de la Conférence des grandes écoles (CGE) et directeur du centre de formation des apprentis de l’ISEP, une école d’ingénieurs parisienne. Répéter ces arguments à Elodie Combe, c’est tenter d’évangéliser un évêque. Après des études de droit privé à l’université de Versailles-Saint-Quentin, la jeune femme de 23 ans est acceptée en master 2 professionnel Droit de l’environnement, de la sécurité et de la qualité dans les entreprises. La voilà propulsée chez Renault, au service des douanes. « C’était une occasion en or. Je n’avais pas fait de stage jusqu’alors, simplement des petits boulots rémunérateurs l’été. »
Pour 1 100 euros net par mois, Elodie Combe planche trois jours par semaine sur les bancs de la fac, et deux jours au siège du constructeur automobile. Ses missions? La fiscalité environnementale et la certification qualité. Un vrai boulot avant l’heure, auquel s’ajoutent la rédaction d’un mémoire de recherche – le même que les autres étudiants –, les journées de cours, les vacances scolaires passées au bureau, l’abandon quasi intégral des fiestas du jeudi soir… « Question rythme, c’est dur, c’est une bonne claque, confesse Elodie Combe. Mais à l’arrivée tout le monde est très content. Personnellement, j’ai appris plus en un an en entreprise qu’en cinq ans à l’université ! »
Devant le succès de l’apprentissage, les universités et les écoles augmentent depuis une dizaine d’années leurs capacités en la matière. Aujourd’hui, un étudiant peut suivre n’importe quel cursus en alternance, ou presque. Plus de trois business schools sur quatre et presque la moitié des écoles d’ingénieurs proposent ces formations alternatives. Côté université, l’offre est importante dans les filières courtes, un peu moins au niveau des masters. En cause, la distance qui existe encore parfois entre les universitaires et les entreprises, surtout dans les filières sciences humaines.
En Bretagne, l’université Rennes-II préparait traditionnellement ses étudiants à devenir professeur, pas à travailler dans le privé. « Certains chez nous pensent encore que l’apprentissage ne concerne pas les études supérieures. Même si nous avons noué des relations avec les entreprises, ce n’est pas encore vraiment naturel, d’un côté comme de l’autre », note Olivier Desoubry, vice-président de l’université rennaise, qui ne compte aucune formation en alternance.
Malgré quelques blocages locaux, le filon de l’apprentissage devrait globalement grossir sur les campus. « Les entreprises et le ministère de l’enseignement supérieur nous le demandent… Les étudiants aussi. Pour eux, c’est une manière de compenser le manque d’expérience professionnelle. Beaucoup craignent la concurrence des diplômés des écoles, réputées plus proches du monde de l’entreprise », remarque Béatrice Piazza, directrice des partenariats entreprise et insertion professionnelle à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Cela tombe bien: faire tomber quelques barrières entre les études et le travail, c’est justement l’idée de l’apprentissage new-look.

http://lemonde-emploi.blog.lemonde.fr/files/2012/03/Monde-Campus-CouvertureMars20121.jpg ~ ~ V Nové číslo "World Campus", ktorý má dve otázky za rok, je distribuovaný zdarma na akademickej pôde alebo počas študentských demonštrácií, ktoré zahŕňali The World.
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Julien Dupont-Calbo.
Štúdium sa už striedajúci vybratá v predvolenom nastavení. Pretože na konci ich priebehu sa študenti lepšie vyškolení a najal rýchlejšie.
V stredu "e-vína", to je nazývané "Helen World Wine."
V skutočnosti mladá žena menom Helene Klement. Jeho sen, úroveň prác je pozlátený obraz veľkých vín na sociálnych sieťach. Viac...