http://unblogsurlaterre.com/wp-content/uploads/2011/11/lentreprise.com_.pngPar Etienne Gless. Lors du 19ème Salon des Entrepreneurs, ce mercredi 1er février, le chef de l'Etat s'est livré à une défense de son bilan et de ses annonces télévisées (TVA sociale, accords compétitivité emploi...) du dimanche 29 janvier. Un goût de service après vente. L'Entreprise revient sur les temps forts de l'intervention présidentielle.
2007 et l'enthousiasme du début de quinquennat sont bien loin. Le grand amphitéâtre du Palais des Congrès de Paris est bondé mais l'assistance de chefs d'entreprise applaudit moins et moins fort que jadis. Fini les standing ovations qui accueillaient les diatribes - ou les annonces chocs - de Nicolas Sarkozy dans d'autres circonstances, notamment à Planète PME, autre grande manifestation d'entrepreneurs.
Ce mercredi 1er février 2012, au 19ème Salon des entrepeneurs c'est un accueil poli que la salle réserve au chef de l'Etat pourtant venu rappeler le "prix que j'attache à l'esprit d'entreprise ainsi que la confiance que je place en vous". Les quelques applaudissements spontanés iront à des couplets bien connus du chef de l'Etat contre les élites, les banques ou encore les 35 heures. Pour le reste, un discours de défense de tout ce qui a été accompli en cinq ans pour soutenir les entreprises, y compris la dernière salve de mesures annoncées dimanche 29 janvier à la télévision.
Les banques montrées du doigt
"Notre pays est celui où les banques sont le mieux implantées mais dès qu'il faut prêter aux PME, c'est l'Etat qui est appelé au secours", a notamment ironisé le chef de l'Etat. "Les banques ne sont pas mes ennemies. Mais le rôle du banquier dans la société ce n'est pas de gagner beaucoup d'argent rapidement, d'entretenir des jeunes traders dans des salles de marché, mais de faire confiance à des entrepreneurs et de gagner après".
Nicolas Sarkozy a encore dénoncé la spéculation immobilière, où les banques prêtent facilement beaucoup d'argent à des promoteurs. Il s'est aussi moqué de la bulle internet où des porteurs de projets "dont on ne savait pas trop ce qu'ils faisaient à part lever des fonds". "Alors que pour un entrepreneur qui veut se moderniser et acheter une machine, c'est la croix et la bannière pour trouver un banquier pour financer un investissement de 100.000 euros.
C'est l'Etat qui vient en aide aux entreprises
Le chef de l'Etat n'a pas manqué de rappeler que dans ces conditions c'est l'Etat qui devait alors venir en aide aux entreprises: "Nous avons démultiplié les moyens d'Oseo. En 2010 Oseo a mobilisé près de 30 milliards d'euros de prêts pour vous soutenir à tous les stades de votre développement (...) Nous allons aller plus loin en créant une véritable banque de l'industrie dotée d'un milliard d'euros de fonds propres pour financer les PME et les entreprises industrielles de taille intermédiaire". Nicolas Sarkozy a évoqué le chiffre de 4 milliards d'euros de prêts en quasi fonds propres pour satisfaire les PME qui refusent d'ouvrir leur capital : "Avec les quasi fonds propres d'Oseo industrie vous aurez les fonds à disposition sans être obligés de prendre un associé que vous ne souhaiteriez pas, notamment un financier qui vous demandera des taux de rendement qui risquent de crucifier votre entreprise au moment où çà va moins bien ".
Les 35 heures une fois de plus fustigées
"Sur les charges depuis les années 2000 et les 35 heures, les entreprises françaises n'ont cessé de perdre des parts de marché non pas vis-à-vis de la Chine ou de l'Inde mais en Europe. Nous avions un avantage en matière de compétititivité prix. Nous l'avons perdu parce que nous faisions les 35 heures".
Nicolas Sarkozy a ainsi estimé que sur un emploi à 4000 euros, l'employeur français payait le double de charges sociales en moyenne qu'un entrepreneur allemand (840 euros outre Rhin, 1720 euros en France a-t-il calculé). Puis il a vanté la décision de baisser la part patronale des cotisations sociales familiales: la suppression sera totale jusqu'à 2,1 Smic et dégressive jusqu'à 2,4 Smic. Cette baisse des charges sociales est estimée à 5,4% pour un coût de 13 milliards d'euros. "Mais faire peser le financement de la politique familiale sur le travail n'a pas de sens. Ce n'est pas aux entreprises de payer la politique familiale de la France, c'est à la France".
Une TVA encourageant le "produire en France"
Pas question de compenser ce coût par une augmentation des dépenses ou du déficit, donc la baisse de charges sera financée par la hausse de la TVA et de la CSG sur les revenus du patrimoine. La hausse de la TVA pour le taux normal interviendrait le 1er octobre 2012. "Avec cette mesure nous encourageons la production en France pour créer des emplois en France". Avec ironie le chef de l'Etat a gentiment moqué la consommation à outrance de nos concitoyens de produits importés de l'étranger: +50% en dix ans, des écrans plats, des "téléphones psychédéliques", des ordinateurs..."dont aucun n'est fabriqué en France". Cette hausse de la TVA n'est pas l'ennemie du pouvoir d'achat promet Nicolas Sarkozy : "Ce qui créé le pouvoir d'achat c'est l'emploi. L'ouvrier dans son usine, l'employé dans son entreprise veut qu'on prenne des décisions pour préserver son emploi, qui est la principale source de son pouvoir d'achat".
http://unblogsurlaterre.com/wp-content/uploads/2011/11/lentreprise.com_.pngAf Stephen Gless. Ved den 19. Salon des Iværksættere, onsdag den 1. februar, har statsoverhoved engageret i et forsvar for hans rekord, og hans tv-annoncer (sociale moms, konkurrencedygtige ansættelsesaftaler ...) Søndag 29 januar. En smag af after-sales service. Selskabet gennemgår højdepunkterne i præsidentens indgriben. Mere...