http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/files/abherve.jpgSur le blog de Michel Abhervé pour Alternatives économiques. Le Président de la République a chargé Gérard Larcher de poser en deux mois les bases d’une “refonte radicale de la formation professionnelle” (voir  “Une réforme radicale de la formation professionnelle” en 2 mois!).
Cette décision a suscité  l’ironie de le CGPME, déclarant dès la sortie du sommet “Une énième ‘réforme radicale de la formation professionnelle’ viendra prendre rang dans la cohorte des réformes dont la dernière n’est pas encore totalement rentrée en application”.
Elle a a aussi suscité la protestation de Françoise Geng,  Présidente de la section Travail et Emploi du Conseil Economique Social et Environnemental en ces termes On peut se demander à quoi servent les saisines sur des sujets aussi forts? Là, on ne tient pas compte de ce que dit la troisième assemblée de la République et pourtant c’est un baromètre utile car elle a pris en compte l’avis de l’ensemble des partenaires sociaux, qui eux ne veulent pas de nouvelle réforme de la formation”.
Autant dire que les chances que dans ce délai et ce contexte les bases d’une réforme soient posées est bien faible (voir Six questions à Gérard Larcher en charge d’une réforme radicale de la formation professionnelle).
Et pendant ce temps, l’Etat s’ingénie à contrarier les efforts des partenaires sociaux, par les conséquences de ses prélèvements répétés sur les fonds mis en commun au sein du Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels.
Djamal Teskouk
, président du FPSPP, représentant la CGT, dresse le constat suivant: “Au gré de ses désengagements, l’État a fait supporter au Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) le financement de mesures et de dispositifs qui ne relèvent pas de ses prérogatives: la Rémunération de fin de formation (R2F), les mesures d’accompagnement des jeunes… Aujourd’hui, sa situation financière est difficile et risque de se répercuter sur celle des Opca et des Opacif.”
De son côté, le vice-président du Fonds, Francis Da Costa, représentant du MEDEF  signale qu’en trois ans, “572000 demandeurs d’emploi ou salariés en chômage partiel ont été formés, via la péréquation et les appels à projet pour un montant de 1,5 milliard d’euros pris sur les fonds propres du FPSPP, avec 240 millions provenant du Fonds social européen (FSE)” mais souligne que “l’annexe financière sera nettement moins ambitieuse pour 2012″.
Et pour compléter le tableau, les partenaires sociaux gestionnaires du FPSPP, constatent avec regret que  « l’État a interdit au Fonds, en opposant son veto, de verser à certains organismes collecteurs du CIF (Congé individuel de formation) (Fongecif FAF-TT…) les avances de trésorerie qu’ils avaient sollicitées, celles-ci devant être versées avant la fin du mois de janvier afin de leur permettre en début d’année de payer les formations et les salaires des personnes en CIF dans l’attente des rentrées au titre de la collecte au 28 février prochain.  »
Le FPSPP considère que la situation de sa trésorerie et l’interdiction posée par l’État d’accorder des avances remboursables « aura pour conséquence que certains Opca et Opacif, dont la situation financière est déjà tendue en raison du nombre croissant d’actions financées, seront amenés à limiter les prises en charge d’actions de formation, aussi bien pour la professionnalisation que pour le congé individuel de formation » Voir l’article.
Si au lieu de parler d’une nouvelle réforme, l’Etat aidait au bon fonctionnement de ce qui a été mis en place, plutôt que de multiplier les obstacles : ce serait sans doute cela la réforme radicale
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Voir aussi Les 4 objectifs de la réforme de la formation confiée à G. Larcher, Formation professionnelle et apprentissage: les priorités sociales de Nicolas Sarkozy.
http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/files/abherve.jpg On the blog of Michael Abhervé for Economic Alternatives. The President of the Republic entrusted Gérard Larcher in two months to ask the foundation for a "radical overhaul of vocational training" (see "Radical reform of vocational training" in 2 months!).
This decision has raised the irony of the CGPME, saying right out of the top "Yet another 'radical reform of vocational training' will take place in the cohort of reforms which the last is not yet fully returned to application"
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She also led the protest Françoise Geng, President of the Labour and Employment Section of the Economic Social and Environmental as follows "One might ask what are the lashings on subjects as strong?
There is not taken into account that said the Third Assembly of the Republic and yet it is a useful barometer because it took into account the opinion of all social partners, they do not want further reform of training. "
In other words, the chances that in this context that period and the foundation for reform to be asked is low (see Gérard Larcher Six questions to support a radical reform of vocational training)
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