27 janvier 2012

L'Université, leurre de la droite, piège de la gauche

http://img.scoop.it/VBqwRCDmedA6Zl8TzMuNVDl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJPar Guy Burgel, professeur à l'université Paris Ouest-Nanterre La Défense, auteur de "Université, une misère française" (Hachette, 2006). Le gouvernement et le président Sarkozy présentent la loi sur les libertés et les responsabilités des universités (LRU) comme la grande réforme du quinquennat, menée au pas de charge pendant l'état de grâce de l'été 2007. La communauté universitaire est, comme il se doit, plus partagée au gré de ses clivages corporatistes, idéologiques et fonctionnels. Certains dénoncent déjà la baisse du niveau des diplômes comme hier la dévalorisation du baccalauréat. D'autres s'inquiètent d'une pédagogie inadaptée aux couches les moins favorisées de la société que la démocratisation de l'enseignement supérieur devait promouvoir.
Et les présidents d'universités, s'ils déplorent l'insuffisance de leurs budgets, sont quasi unanimes à voir dans l'autonomie de leurs établissements une conquête au moins égale aux franchises médiévales. Bref, un tableau en trompe-l'œil qui rappelle le dénombrement des manifestants par la police et les syndicats les soirs de grève. Mais l'essentiel n'est pas là: non seulement la loi Pécresse n'a rien réglé, mais elle a fait prendre du retard sur la solution des quatre grands problèmes qui se posent à l'Université française depuis des lustres. C'est autant de bombes à retardement, qui attendent la gauche si elle accède au pouvoir, parce qu'elles la mettent devant ses contradictions.
La première est l'articulation entre université pour tous et élitisme républicain. Pendant longtemps, la coexistence a bien fonctionné : un système éducatif global assurait la centrifugeuse sociale, quelques établissements prestigieux accueillaient les meilleurs éléments du système, si l'on veut aller vite, lycées et universités d'un côté, classes préparatoires et grandes écoles de l'autre. Cette efficacité et cette équité relatives ont vécu. Malgré quelques exceptions, la mécanique promotionnelle tourne à l'envers comme un gigantesque filtre socioculturel. Le dysfonctionnement est dénoncé par tous : l'injustice politique s'ajoute à l'inégalité sociale, puisqu'on investit plus en crédits d'éducation pour les plus favorisés. Pour un parti de gauche, la tentation est toujours d'abolir les privilèges, plutôt que de les étendre : supprimer, ou intégrer dans l'université, classes préparatoires et grandes écoles, avec l'appui bien-pensant de ceux qui gardent la rancœur de n'y être pas entrés, au lieu d'élargir leurs méthodes et leurs moyens à l'ensemble du système éducatif. L'obstacle ne sera pas principalement financier pour le parti socialiste et ses alliés, qui veulent mettre l'instruction au centre de leur projet, mais idéologique. En 1984, on s'était trompé de priorité en croyant que la grande révolution dans l'Université serait d'aligner les services d'enseignement des professeurs sur celui des assistants ! L'égalitarisme apparent est rarement un gage de justesse.
Le second défi est pédagogique. Il ne vise pas seulement les méthodes qui sont devenues inadaptées à la nouvelle population, qui fréquente les premiers cycles universitaires. Il faudra en effet les réformer : moins de cours magistraux, moins de spécialisations, plus de méthodologies, voire de rattrapage dans les modes d'acquisition fondamentaux des langages et des raisonnements. Mais l'essentiel n'est pas là. A quoi sert l'enseignement supérieur : à former ou à préparer à un métier? Sous la pression du gouvernement, et parfois de l'opinion, les universités "autonomes" ont massivement "professionnalisé" leur cursus. Elles sont bien mal inspirées d'agir ainsi à contre-courant des évolutions lourdes : une jeunesse peu préparée à choisir son destin quand elle sort de l'enseignement secondaire, un avenir économique imprévisible et incertain de ses métiers. Le parti socialiste aura-t-il la lucidité de lutter contre l'utilitarisme ambiant et de revenir, y compris pour l'Université, aux idéaux de l'école républicaine : éduquer avant d'apprendre, former des citoyens critiques avant des travailleurs experts?
Le troisième chantier, en apparence gestionnaire et financier, est politique. Prises dans le mouvement de désengagement de l'Etat, puis dans la tourmente actuelle du déficit public, les universités sont invitées à aller chercher leurs ressources ailleurs : collectivités locales, entreprises, donateurs privés. Les fondations doivent pourvoir à l'administration de ces fonds disparates. L'innovation n'est pas mauvaise, à une triple condition que la gauche a parfois eu du mal à concilier. Que le contrôle de la "chose publique" et son garant, l'Etat, restent prééminents dans la définition de l'intérêt général. Il faut moins craindre la privatisation rampante de l'enseignement supérieur public que la prolifération d'officines privées qui prospèrent sur le déclin de l'Université. Le second risque est moral. Si des primes d'efficacité doivent être développées parmi les universitaires, des différences de traitements qui deviendraient exorbitantes jetteraient sur l'ensemble de la communauté le même sentiment d'injustice qui détériore les relations dans l'entreprise ou la banque. Il reste à la social-démocratie à prouver que dans l'Université elle peut réussir son mariage avec l'économie de marché, quand l'autonomie et la décentralisation l'ont privée de ses moyens de contrôle habituels. Enfin, il faudra pour la gauche affronter l'opposition des syndicats étudiants pour faire admettre une forte modulation des droits d'inscription. Puisque l'enseignement supérieur n'est pas obligatoire, chacun participe à son fonctionnement à proportion de ses moyens, de la gratuité totale à une contribution significative. Un système de bourses et de prêts généralisés devrait aider à faire passer une mesure, impopulaire, mais juste et courageuse.
Le dernier choix fondamental ramène l'Université dans le défi français: sans immigration, le destin national déclinera, sans étudiants étrangers en nombre croissant, l'enseignement supérieur perdra de l'influence. L'hostilité à l'application de la circulaire Guéant a montré l'ineptie d'une limitation d'entrée d'étudiants ou d'installation de diplômés étrangers dans le pays. Mais il faut aller plus loin.
Comme dans toute période de crise, l'étranger est vu comme un péril, aggravant le déficit, l'insécurité, le chômage, quand ce n'est pas le risque terroriste, alors qu'il est avant tout enrichissement potentiel, économique et culturel. Encore faut-il le vouloir, le faire comprendre et assurer les moyens de sa réussite. Pour les étudiants étrangers, nous n'avons jamais voulu, ni pu vraiment, assurer leur accueil matériel (logement), leur soutien financier (bourses), ni même, ce qui ne coûtait rien, adapter nos procédures pédagogiques. Un témoignage accablant: la politique du chiffre, qui limite le nombre d'années d'inscription en doctorat, pénalise particulièrement les étrangers, retardés par l'apprentissage de la langue, de nos méthodes, de notre culture scientifique.
Les décourager est un non-sens pour le rayonnement et la prospérité future de la France. Ici, la gauche devra affronter la coalition hétéroclite des opinions nationalistes, de la haute administration acquise à des standards européens artificiels, et de certains corporatismes universitaires étroits convaincus de la théorie de la thèse rapide. Beau champ de bataille!
C'est une révolution des mentalités que le Parti socialiste doit promouvoir, avant même des changements d'orientations. L'Université n'est que le reflet de la nation.
http://img.scoop.it/VBqwRCDmedA6Zl8TzMuNVDl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJ Guy Burgel, profesor na univerzite Paris Ouest-Nanterre La Défense, autor knihy "University, francúzsky utrpenie" (Hachette, 2006). Vláda a prezident Sarkozy so zákonom o slobodách a zodpovednosti univerzít (LRU), ako hlavné reformy piatich rokov, viedol k obvineniu stavu milosti v lete roku 2007. Akademickej obci, je, ako by malo byť zdieľané v súlade s jeho divízie právnických, ideologické a funkčné. Niektorí už odsudzovať nižšia úroveň kvalifikácie ako v minulosti znehodnotenia maturity. Iné starosti pedagogiku vhodná pre znevýhodnených v spoločnosti, že demokratizácia vysokoškolského vzdelávania by malo byť podporované. Viac...

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Le programme annuel des collectes d'informations statistiques et de contrôle de gestion en 2012 des directions d'administration

http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/image/Global/83/2/bandeau-bo_179832.34.jpgTexte adressé au doyen de l'inspection générale de l'éducation nationale ; au chef du service de l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche ; au secrétaire général ; aux directrices et directeurs généraux d’administration centrale ; aux directrices et directeurs d’administration centrale ; aux rectrices et recteurs d'académie ; au directeur de l'académie de Paris ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie-directrices et directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; aux responsables d’établissements scolaires ; aux responsables d’établissements d’enseignement supérieur et d’organismes de recherche.
Vous trouverez ci-joint le programme annuel des collectes d'informations statistiques et de contrôle de gestion prévues au cours de l'année 2012 par les directions d'administration centrale. 
Ce programme, élaboré en collaboration avec vos services, vise à informer des collectes d'informations prévues l'ensemble des acteurs qui concourent à l'alimentation des systèmes d'information sur l'enseignement supérieur et la recherche. Il est constitué, d'une part, des enquêtes statistiques et des évaluations d'acquis conduites par la SDSIES et la DEPP ; d'autre part, des opérations de contrôle de gestion menées par les directions dans le cadre de leurs missions. Il indique la finalité, le champ et le calendrier de chaque opération, la nature, la date de disponibilité et les modalités de diffusion des résultats. Il distingue les remontées d'information informatisées des collectes par voie de questionnaire. Chaque opération y est caractérisée par le(s) programme(s) Lolf de référence.
La parution régulière du programme des opérations statistiques et de contrôle de gestion au B.O. sert également de référence et constitue le programme officiel du ministère en matière d'opérations statistiques et de contrôle de gestion. Pour le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et par délégation, le sous-directeur des systèmes d'information et des études statistiques, Olivier Lefebvre
Note liminaire

Les opérations statistiques et de contrôle de gestion des directions d'administration centrale constituent des outils d'aide au pilotage et à la gestion du système éducatif. Leurs résultats sont généralement réservés à un usage interne à l'administration. Certains résultats connaissent toutefois une diffusion sur le site du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche ou alimentent des rapports et études.
Depuis 2009, le programme du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et le programme du ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative font l'objet de deux publications distinctes. Certaines opérations à caractère transversal figurent dans les deux Bulletins officiels. Concernant les opérations statistiques et de contrôle de gestion du ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, on se reportera au B.O.EN correspondant.
Dans ce Bulletin officiel, on distingue:
A - Opérations statistiques et d'évaluation lancées par la SDSIES et la DEPP
, dont certaines sont demandées par d'autres directions.
B - Opérations de contrôle de gestion des autres directions de l'administration centrale
, c'est-à-dire remontées d'informations nécessaires aux directions pour le suivi de certaines activités, informations recueillies le plus souvent auprès des services rectoraux ou départementaux.
Dans chacune des parties A et B, les opérations sont classées par thème.
Thème 1 :
Effectifs d'étudiants et d'apprentis.
Thème 2 :
Personnels:
- caractéristiques des personnels, services d'enseignement, actions sociales ;
- emplois et postes.
Thème 3 :
Établissements d'enseignement supérieur.
Thème 4 :
Aspects financiers et contentieux consacrés à l'enseignement supérieur ou à la recherche.
Thème 5 :
Vie universitaire, examens, diplômes et bourses.
Thème 6 :
Formation continue.
Thème 7 :
Insertion, liaison formation-emploi.

Thème 6 : formation continue
Remontées de fichiers et collectes informatisées
DEPP A1 - Bilan des actions de formation continue dans l'enseignement supérieur
Référence Lolf : programme 150, formations supérieures et recherche universitaire, responsable de programme directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle.
Finalité : décrire l'activité de formation continue dans l'enseignement supérieur.
Champ : France métropolitaine, Dom. Établissements publics d'enseignement supérieur sous tutelle du MESR: universités y compris IUT, écoles d'ingénieurs rattachées aux universités et autres composantes des universités, écoles d'ingénieurs autonomes, grands établissements (environ 450 unités).
Collecte de l'information : les établissements d'enseignement supérieur saisissent les données à partir d'un questionnaire électronique.
Historique : enquête lancée sous le n° 6, effectuée depuis 1981, rénovée en 1997 et par Internet depuis 1999. Annuelle.
Résultats et publications : par établissement, activités de formation réparties par stagiaires, heures-stagiaires, heures d'enseignement, volumes financiers par source de financement, niveau de formation, spécialité de formation et statut des stagiaires.
Les résultats sont publiés dans une Note d'information et dans Repères et références statistiques.
Calendrier
Lancement : mai 2012.
Date d'observation : année civile 2011.
Limite des retours : septembre 2012.
Résultats : fin 2012.

Collectes par questionnaire
DEPP A1 - La validation des acquis de l'expérience dans l'enseignement supérieur
Référence Lolf : programme 150, formations supérieures et recherche universitaire, responsable de programme directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle.
Finalité : évaluer le développement de la validation des acquis de l'expérience (VAE).
Champ : France métropolitaine, Dom. Établissements d'enseignement supérieur sous tutelle du MESR : universités et INP, Cnam et son réseau, établissements publics administratifs (EPA) autonomes, établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSCP) pratiquant la VAE.
Collecte de l'information : un questionnaire est renseigné par les responsables des services de formation continue des universités.
Historique : enquête lancée sous le n° 67, effectuée depuis 1999. Annuelle.
Résultats et publications : description des modes d'organisation de la mise en œuvre de la VAE ; estimation du nombre de demandes et de bénéficiaires et évolution pour chacune des entités enquêtées ; répartition par type de formation, cycle et statut d'activité : actifs occupés, demandeurs d'emploi, particuliers.
Les résultats sont restitués aux établissements. Ils sont publiés dans une Note d'information et dans Repères et références statistiques.
Calendrier
Lancement : janvier 2012.
Date d'observation : année civile 2011.
Limite des retours : mars 2012.
Résultats : septembre 2012.

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L’Amue présente son plan stratégique au CNESER

http://www.eua.be/Libraries/Country_Workshop_France_2010/AMUE_LogoCouleurGrand.sflb.ashxLouis Vogel et Claude Ronceray ont présenté le plan stratégique de l'Amue au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) le lundi 23 janvier 2012.
Le plan stratégique de l’Amue était à l’ordre du jour du CNESER du 23 janvier dernier consacré à la répartition des moyens 2012. L’occasion pour le président et le directeur de l’Agence d’informer tous les représentants de la communauté universitaire sur les orientations envisagées suite aux travaux d’enquêtes, d’analyses et de prospectives menés en 2011.
Louis Vogel, président de l’Amue et de la CPU, a relevé le soutien supplémentaire apporté par l’Etat au financement du plan stratégique de l’Amue et à l’effort de mutualisation des établissements.
« Le développement d’établissements plus libres et plus responsables ne signifie pas, à nos yeux, le règne du « chacun pour soi » et le désengagement de l’Etat, qui conserve une mission éminente de régulation et de maintien de la cohérence nationale de notre système d’enseignement supérieur et de recherche.
L’effort que nous avons engagé, et que nous voulons poursuivre et amplifier, de mutualisation entre les établissements, est indispensable pour échanger les bonnes pratiques et améliorer la qualité des services que nous apportons aux étudiants et aux personnels de nos universités. Il est aussi nécessaire pour maîtriser nos coûts et éviter de dépenser partout des sommes élevées pour des prestations analogues, dont l’acquisition pourrait être mise en commun et la charge financière partagée »
Lors de son discours à la journée nationale des directeurs d’unités de recherche, Laurent Wauquez avait réaffirme l’engagement de l’Etat pour aider l'agence à renforcer son plan stratégique. Il a indiqué que cette amélioration des moyens permettra notamment à l'Agence de faire face au « travail extrêmement lourd » consistant à « déployer de nouveaux systèmes d'information », dans le prolongement des « travaux prometteurs » engagés par l'Amue, la CPU et le CNRS. Le discours de Louis Vogel au CNESER.

http://www.eua.be/Libraries/Country_Workshop_France_2010/AMUE_LogoCouleurGrand.sflb.ashx Louis Vogel and Claude Ronceray presented the strategic plan of the EUAM National Council of Higher Education and Research (CNES) Monday, January 23, 2012.
The strategic plan of the EUAM was the agenda of the January 23 CNESER dedicated to the distribution of resources in 2012. The opportunity for the President and Director of the Agency to inform all the representatives of the university community on the guidelines set out following the work of investigation, analysis and forecasting conducted in 2011. More...

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L'essentiel n°8: Quel processus d'information dans le conseil et l'accompagnement

http://www.espace-competences.org/Portals/0/Publications/couv.jpgLes enjeux et les méthodes d'appropriation de l'information socio-économique dans les pratiques d'accompagnement et d'orientation. Télécharger L'essentiel n°8 - Quel processus d'information dans le conseil et l'accompagnement.
Edito

Les éléments de cette étude visent à fournir des points de repères techniques pour les professionnels qui souhaitent sans cesse améliorer le processus d’information et de conseil proposé aux personnes accueillies.
S’interroger sur l’utilisation des informations socio-économiques dans les pratiques de conseil, d’accompagnement et d’orientation, c’est tenter de répondre plus généralement à une demande sociale complexe et intense sur les débouchés professionnels, les possibilités d’insertion après une formation et les chances de réussite d’un projet. Cette question est d’autant plus importante qu’elle ne se pose plus aux seuls moments d’entrée dans la vie active, mais bien « tout au long de la vie ».
Il s’agit à la fois de délivrer une information descriptive utilisable par le public, qui puisse l’aider à décider en connaissance de cause, mais également prospective, en fonction des besoins de l’économie prévisible. La question des perspectives à long terme n’a jamais été aussi fréquente, alors que la prévision économique a du mal à dresser des scénarios précis.
Ce paradoxe est au coeur du travail de médiation de l’information. Cette étude présente des expérimentations réalisées en 2010 et 2011 sur deux territoires, avec des objectifs très différents et complémentaires:
- l’une s’intéresse à la mise en oeuvre d’un dispositif de mutualisation et de veille autour de l’information économique sur un territoire, expérimentation menée avec la Maison de l’Emploi et de la Formation de la Provence Verte et du Haut Var.
- l’autre relève d’un travail méthodologique de médiation de l’information avec le public, conduite par les équipes de l'Inter-SEDOP (Service d'Orientation Professionnelle) de Toulon.
L’objectif est de repérer les éléments des expérimentations transposables à l’ensemble des réseaux et des professionnels et d’en souligner, outre l’intérêt technique, les principes d’action structurants.
Être professionnel dans le champ de l’accompagnement, c’est de plus en plus, avoir une lecture à la fois précise et élargie des situations et des évolutions des métiers, des formations, des territoires et des emplois.
Le travail de veille réalisé par le Carif Espace Compétences et ses outils d’information dématérialisés (notamment le portail emploi formation) correspondent bien à la demande exprimée par les professionnels, d’un espace capitalisant et actualisant toutes les informations sur la formation, l’emploi et les métiers en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Sylvette BELMONT, Directrice du CARIF Espace Compétences. Télécharger L'essentiel n°8 - Quel processus d'information dans le conseil et l'accompagnement.
4-3 Le pilotage au niveau régional: modéliser, capitaliser, transférer
Depuis 2008, première étape de ce travail sur l'utilisation des données socioéconomiques, nous avons toujours gardé à l'esprit le souhait largement exprimé des professionnels d'avoir des données facilement accessibles et de bénéficier d'un travail préparatoire sur les données pour réduire leur temps de recherche. Face à la pression des demandes immédiates mais également du temps dédié à chaque situation de conseil, le professionnel doit également gérer les priorités. Sur ce plan, nous pensons que nous pouvons collectivement progresser à partir des observations que nous avons faites lors de ces expérimentations.
Tout d'abord, les outils dématérialisés à disposition, notamment avec une entrée métier et une localisation de l'information seront précieux dans les années qui viennent. Il s'agit à la fois d'en tester l'opérationnalité et de développer des habitudes et des pratiques nouvelles chez les professionnels.
Cela passe par une offre de professionnalisation sur l'utilisation des données mais également une capitalisation des ressources et des stratégies de requête de l'information. Un ensemble d'exemples de requêtes pourrait être un excellent moyen de faciliter l'appropriation de ces démarches.
Par ailleurs, les professionnels sont demandeurs d'une capitalisation de méthodes de médiation de l'information. Les éléments décrits précédemment peuvent y contribuer. On peut imaginer qu'un travail régulier entre professionnels sur ce thème serait susceptible d'enrichir en permanence les approches, outils et méthodes.
Au-delà, il s'agit de mettre en place des modalités de capitalisation permanente et de modéliser les processus observés, pour que certains principes d'intervention apparemment pertinents puissent être non pas dupliqués, mais adaptés dans des contextes différents. En somme, il faut engager une démarche réflexive permanente, qui est la seule susceptible de garantir une articulation et une adaptation du service proposé et rendu. Télécharger L'essentiel n°8 - Quel processus d'information dans le conseil et l'accompagnement.
Voir aussi sur le blog L'essentiel n°7: Les abandons en Validation des Acquis de l'expérience, La collection "L'essentiel" du Carif Espace-Compétence, L'usage des données socio-économiques dans les pratiques d'orientation, L'essentiel n°3: Flexicurité et sécurisation des parcours, L’essentiel n°1: « Quel changement de posture du praticien dans l’accompagnement? ».
http://www.espace-competences.org/Portals/0/Publications/couv.jpg Problemi e metodi di gestione del contesto socio-economico delle pratiche di sostegno e di orientamento. Scarica La maggior parte 8 - Quali sono le informazioni di processo nella consulenza e supporto.
Editoriale

Gli elementi di questo studio sono destinati a fornire parametri di riferimento per i professionisti tecnici che desiderano migliorare continuamente il processo di informazione e consulenza offerti a quelli ammessi.

Discussione l'uso di informazioni socio-economiche in consigli pratici, il supporto e la guida è di cercare di rispondere più in generale ad una domanda complessa e intensa sociale di opportunità di carriera, le opportunità di inserimento dopo l'allenamento e le possibilità di un progetto di successo.
Questa domanda è particolarmente importante perché non si pone solo momenti di entrare nella forza lavoro, ma "tutta la vita."
Vedi anche il blog La maggior parte 7: Il menu a convalida della sperimentazione, la raccolta "L'essenza" dello spazio-CARIF Competenza, L'uso dei dati socio-economici in una guida pratica, La maggior parte 3: Flexicurity e sicurezza carriera, La maggior parte # 1: Che cambiamento della postura del praticante nel sostegno. Più...

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Mission confiée à Salima Saa sur la relance de l'ascenseur social par l'enseignement supérieur

http://histoireuniversites.blog.lemonde.fr/files/2009/04/mesr.1239023715.JPGLaurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a confié à Salima Saa, présidente de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, une mission sur la relance de l'ascenseur social par l'enseignement supérieur.
Le Ministre a rappelé que pour la grande majorité des étudiants et de leurs familles, l'enseignement supérieur est le moteur de l'ascension sociale. Un diplôme du supérieur reste le sésame pour l'emploi. Un diplômé a trois fois plus de chances de trouver un emploi qu'un non-diplômé. A l'inverse, l'absence de diplôme n'a jamais été aussi pénalisante.
Mais de nombreux signes montrent que le moteur se grippe et que l'ascenseur social ne s'arrête plus à tous les étages.
La massification de l'enseignement supérieur n'a pas nécessairement conduit à sa démocratisation: en France, l'impact de l'origine sociale est le double de celui du Japon ou du Canada. Les diplômés restent en majorité issus des classes supérieures. 41% d'entre eux ont un père qui appartient aux professions intellectuelles, 18% aux professions intermédiaires et 15% aux employés.
La proportion d'enfants d'employés et de catégories intermédiaires a baissé en 10 ans dans l'enseignement supérieur: elle est passée de 28,3% en 2001 à 25,1% en 2010, alors même que cette catégorie s'est renforcée dans l'ensemble de la population
Le Gouvernement s'est engagé dans une politique volontariste pour relancer la dynamique de l'ascenseur social: jamais autant n'aura été investi pour les étudiants, dans toutes les dimensions de leur vie étudiante: bourses, logement, conditions d'études, réussite et insertion professionnelle:
* L'engagement présidentiel du dixième mois de bourse a été tenu: pour la première fois les étudiants ont reçu 10 mois pleins de septembre à juin.
* On compte 25% de boursier de plus par rapport à 2007. C'est la conséquence du relèvement du seuil jusqu'auquel un étudiant est boursier. Pour une famille avec 2 enfants, on est boursier pour des revenus mensuels 3,3 SMIC, alors qu'en 2007, on était boursier pour des revenus mensuels jusqu'à 2 SMIC.
* Un investissement sans précédent dans le logement étudiant: 2011 est la meilleure année depuis le lancement, en 2004, du plan Anciaux. On compte près de 6000 nouveaux logements sociaux pour étudiants, un triplement du nombre de chambres livrées entre 2006 et 2011. Depuis le lancement du plan Anciaux, 25000 nouveaux logements sociaux ont été créés et 42 0000 logements réhabilités
* Développement des formations en alternance dans le supérieur (désormais une formation sur 4 peut être préparée en alternance, contre à peine 1 sur 10 il y a 15 ans)
* Renforcement de l'information sur l'orientation au lycée, avec le dispositif Admission Post Bac
* Fort rattrapage du budget consacré aux étudiants de l'université par rapport à ceux des classes préparatoires: 15000 euros par an à un étudiant en grande école (resté stable) et passage de 6000 euros par an pour un étudiant à l'université à 10000 euros par an
* Développement de dispositifs innovants, comme les Cordées de la Réussite: trois ans après le lancement, les objectifs sont dépassés. Près de 50000 jeunes sont accompagnés chaque année dans plus de 2000 établissements. En septembre, 62 nouvelles Cordées de la réussite ont été labélisé pour l'année 2011-2012 soit 312 cordées au total.
Laurent Wauquiez a déclaré qu'il fallait aller plus loin et renforcer la dynamique d'ascension sociale par l'enseignement supérieur pour les classes moyennes et défavorisées. Le défi est double: promouvoir les meilleurs, sans laisser personne sur le bord du chemin. C'est pourquoi il a confié à Salima Saa, présidente de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE), une mission visant à identifier les freins à l'ascension sociale et proposer des solutions pour la relancer.
En tant que présidente de l'ACSE, Salima Saa a une vraie expertise de terrain et connaît très bien les problématiques de l'égalité des chances. Elle a un parcours exemplaire et un engagement qui lui vient de son implication dans la vie associative autour des questions d'insertion et d'éducation, puis au sein du Conseil à l'intégration.
Elle sera accompagnée de Claude Boichot, inspecteur général de l'Education nationale, correspondant de la médiatrice de Paris et auteur du rapport de 2009 sur les CPGE, et excellent connaisseur de ces questions.
Salima Saa explorera toutes les pistes d'amélioration possibles et procèdera à de nombreuses auditions et déplacements de terrain. Elle remettra ses propositions au Ministre début mars.
http://histoireuniversites.blog.lemonde.fr/files/2009/04/mesr.1239023715.JPG Laurent Wauquiez, minister for højere uddannelse og forskning, fortalte Salima Saa, formand for det nationale agentur for social samhørighed og lige muligheder, en mission for at genoplive den sociale rangstige ved videregående uddannelser.
Ministeren mindede om, at det store flertal af elever og deres familier, de videregående uddannelser er drivkraften for social mobilitet. En videregående uddannelse er nøglen til beskæftigelse. En kandidat har tre gange større sandsynlighed for at finde beskæftigelse end ikke-akademikere.Omvendt har den manglende grad aldrig været så skadelig. Mere...

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Des solutions adaptées pour la taxe d’apprentissage

http://www.le-grep-rh.com/imgs/le-grep-rh.pngLa taxe d'apprentissage réalisé en partenariat en partenariat avec l'UNIPE. Dernière minute: À la date où nous imprimons, certains décrets de la réforme de la taxe d'apprentissage ne sont pas encore parus. Rendez-vous sur www.le-grep-rh.com dans la rubrique « Taxe d'apprentissage ».
L’objet de la taxe d'apprentissage

La taxe d’apprentissage a pour objet de faire participer
les employeurs au financement des premières formations technologiques et professionnelles, autrement dit des formations: « qui, avant l’entrée dans la vie active, préparent les jeunes à un emploi d’ouvrier ou d’employé, spécialisé ou qualifié, de travailleur indépendant et d’aide familial, de technicien, technicien supérieur, d’ingénieur ou de cadre supérieur des entreprises des divers secteurs économiques. » (Art 1 de la loi n° 71- 578 du 16 juillet 1971).
Le montant de la taxe

Il est de 0,50% de la base d’imposition (brut sécurité sociale figurant sur la DADS). Dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, il est de 0,26% (soit 52% de 0,50%) des rémunérations versées aux salariés des établissements qui y sont implantés, quel que soit le siège du principal établissement de l’entreprise. La base d’imposition est constituée de l’ensemble des sommes versées en contrepartie ou à l’occasion du travail, notamment les salaires ou gains, les indemnités de congés payés, le montant des retenues pour cotisations ouvrières, les indemnités, primes, gratifications et tous autres avantages en argent, les avantages en nature, ainsi que les sommes perçues directement ou par l’entremise d’un tiers à titre de pourboire, déduction faite de la part du salaire versé aux apprentis qui est exonérée de taxe (11% du SMIC en métropole et 20% dans les DOM).
Depuis l’exercice 2009, en application de l’article 225 du code général des impôts, modifié par l’article 27 de la loi relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie du 24 novembre 2009, le taux de la taxe d’apprentissage est fixé à 0,50% de la masse salariale (0,26% pour les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin).
Le calcul de la taxe s’effectue dans les conditions définies à l’article L. 1111-2 du nouveau code du travail:
- les salariés titulaires d’un contrat de travail à durée indéterminée à temps plein et les travailleurs à domicile sont pris intégralement en compte dans l’effectif de l’entreprise,
- les salariés titulaires d’un contrat de travail à durée déterminée, les salariés titulaires d’un contrat de travail intermittent, les salariés mis à la disposition de l’entreprise par une entreprise extérieure, qui sont présents dans les locaux de l’entreprise utilisatrice et y travaillent depuis au moins un an, ainsi que les salariés temporaires, sont pris en compte dans l’effectif de l’entreprise à due proportion de leur temps de présence au cours des douze mois précédents. Toutefois, les salariés titulaires d’un contrat de
travail à durée déterminée et les salariés mis à disposition par une entreprise extérieure, y compris les salariés temporaires, sont exclus du décompte des effectifs lorsqu’ils remplacent un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu, notamment du fait d’un congé de maternité, d’un congé d’adoption ou d’un congé parental d’éducation,
- les salariés à temps partiel, quelle que soit la nature de leur contrat de travail, sont pris en compte en divisant la somme totale des horaires inscrits dans leurs contrats de travail par la durée légale ou la durée conventionnelle du travail.
Dans tous le cas, le seuil est arrondi à l’entier inférieur.
Par ailleurs, l’article 230 H du code général des impôts institue, au profit exclusif du FNDMA, une contribution supplémentaire à l’apprentissage (et non à la taxe d’apprentissage) d’un montant de 0,10% de la masse salariale.
Celle-ci est due par les entreprises de 250 salariés et plus dont le nombre annuel moyen de salariés en contrat de professionnalisation (quel que soit leur âge) ou en contrat d’apprentissage, et de jeunes accomplissant un VIE ou bénéficiant d’une CIFRE, est inférieur à 3% de l’effectif annuel moyen de l’entreprise.
Les dispositions qui précèdent sont applicables à toutes les entreprises, y compris les Entreprises de travail temporaire (ETT).

Pour ces dernières en revanche, les salariés intérimaires ne doivent pas être pris en compte, ni pour le calcul du seuil de 3%, ceux-ci étant déjà pris en compte pour le calcul de l’effectif moyen des entreprises utilisatrices, ni pour les rémunérations qui leur sont versées.S’agissant d’une contribution particulière dont le produit doit être intégralement reversé au FNDMA, aucune déduction ne peut être effectuée ni par les employeurs, ni par les OCTA auxquels elle doit être versée avant le 1er mars de l’année de collecte.
Les entreprises assujetties

Sauf exception, sont assujettis à la taxe d’apprentissage:
- les personnes physiques et les sociétés soumises au régime fiscal des sociétés de personnes lorsqu’elles exercent une activité commerciale, industrielle ou artisanale ou assimilée, - toutes les sociétés, associations et organismes passibles de l’impôt sur les sociétés, quel que soit leur objet,
- les sociétés coopératives de production, transformation, conservation et vente de produits agricoles, ainsi que leurs unions fonctionnant conformément aux dispositions légales qui les régissent, quelles que soient les opérations poursuivies par ces sociétés ou unions,
- les groupements d’intérêt économique exerçant une activité de nature commerciale, industrielle ou artisanale ou assimilée.
Les entreprises exonérées

- les entreprises (entreprise individuelle ou personne morale) qui occupent un ou plusieurs apprentis lorsque leur base annuelle d’imposition à la taxe n’excède pas six fois le SMIC annuel, en 2012 pour la taxe versée en 2011,
- les sociétés et personnes morales ayant pour objet exclusif les divers ordres d’enseignement,
- les groupements d’employeurs composés d’agriculteurs ou de sociétés civiles agricoles bénéficiant eux-mêmes de l’exonération.
Les modalités d’utilisation de la taxe
Le financement en priorité de l’apprentissage

Une fraction de la taxe, dite « quota » et correspondant à 52% de son montant, est obligatoirement affectée à l’apprentissage:
- 22% sont à verser au Trésor Public (12% dans les DOM), par l’intermédiaire d’un organisme collecteur agréé (OCTA), pour alimenter le Fonds National de Développement et de Modernisation de l’Apprentissage (FNDMA) qui a notamment pour rôle la péréquation du financement de l’apprentissage entre les Régions et le financement de contrats d’objectifs et de moyens relatifs à l’apprentissage,
- 30% sont réservés aux concours apportés aux CFA, aux sections d’apprentissage et à certaines écoles d’entreprises, ainsi qu’aux concours financiers consentis par les entreprises du secteur des banques et des assurances aux centres de formation qui leur sont propres et qui existaient avant le 1er janvier 1977.
Ces concours financiers doivent être au moins égaux, dans la limite du quota, aux coûts par apprenti fixés par les conventions de création des centres de formation d’apprentis ou des sections d’apprentissage. Les Préfets de région doivent publier les coûts réels par apprenti au plus tard le 31 décembre de l’année au titre de laquelle la taxe d’apprentissage est due. À défaut d’une telle publication, les employeurs d’apprentis sont tenus de verser, dans la limite des 30% du quota, un montant forfaitaire de 3000€ par apprenti aux CFA ou sections d’apprentissage qui les accueillent. Pour l’année 2012, les concours financiers devront être réalisés avant le 1er mars 2013.
Attention: ces versements ne peuvent plus être adressés directement à leurs bénéficiaires, ils doivent désormais être effectués obligatoirement par l’intermédiaire d’un OCTA:
- Si une entreprise n’emploie pas d’apprentis, elle peut toujours décider librement de l’affectation des 30% aux CFA ou établissements habilités à les percevoir, les OCTA devant impérativement respecter le choix exprimé par l’employeur,
- Les employeurs qui ne se libèrent pas de leur obligation ou qui ne s’en libèrent que partiellement dans les délais impartis sont sanctionnés.
Ils doivent non seulement effectuer un versement de régularisation auprès des services des impôts des entreprises (SIE) compétents entre le 1er mars et le 30 avril de l’année suivant celle au titre de laquelle les taxes sont dues, mais également payer une majoration dont le montant est égal à celui des sommes faisant l’objet de cette régularisation. Cette majoration qui existait déjà pour la participation à la formation professionnelle continue et pour la contribution au développement de l’apprentissage s’applique également désormais à la taxe d’apprentissage.
Les entreprises n’ayant pas correctement accompli leur obligation de versement des taxes auprès d’organismes collecteurs doivent payer les sommes restant dues au comptable des impôts du SIE dont elles relèvent, c’est-à-dire celui du siège de la direction de l’entreprise ou, à défaut, du principal lieu d’exercice de la profession ou du lieu du principal établissement. Un nouveau bordereau (n°2485-SD), téléchargeable sur le site http://www.impots.gouv.fr particulier accompagne ce paiement. Il précise la dénomination et l’adresse de l’entreprise, la nature et les montants des sommes correspondant à l’insuffisance constatée augmentés de la majoration.
Ce bordereau, cacheté par le SIE après versement, constitue le justificatif de paiement de l’entreprise. Il doit être conservé jusqu’à la fin de la troisième année suivant celle au titre de laquelle l’imposition est due pour pouvoir être fourni en cas de contrôle de l’administration, c’est-à-dire le 31 décembre 2014 pour les contributions dues au titre de 2011.
Le financement d’autres dépenses relatives aux premières formations technologiques

Sauf pour leurs établissements situés dans le Bas Rhin, le Haut Rhin ou la Moselle, toutes les entreprises en règle au regard des dispositions relatives au financement de l’apprentissage peuvent bénéficier d’exonérations pour la part de la taxe qui excède le quota:
- dans la limite du solde disponible, des subventions peuvent être librement affectées "à des établissements d’enseignement publics ou aux écoles privées légalement ouvertes et dispensant les premières formations technologiques et professionnelles" (art 1 - II 2° de la loi n°71-578 du 16 juillet 1971). Les versements sont faits en fonction d’un barème qui prend en compte le niveau des formations dispensées par les établissement et écoles habilités à les recevoir. Deux niveaux voisins peuvent être cumulés (A et B ou B et C). Une entreprise peut ainsi décider, par exemple, d’affecter 80% de son barème à des formations de niveau V et 20% à des formations de niveau I, ou 60% à des formations de niveau I et 40% à des formations de niveau IV. Par contre, les catégories A et C ne peuvent jamais être cumulées. Lorsque le montant brut de la taxe n’excède pas 305, l’entreprise est dispensée de l’observation du barème, à condition toutefois d’avoir respecté ses obligations en matière de financement de l’apprentissage. Il en est de même si l’entreprise a consenti des dépenses directes en faveur de l’apprentissage pour un montant égal à 1,5 fois le montant de la taxe due.
- dans la limite de 4% du montant de la taxe, pour l’accueil de stagiaires des premières formations technologiques et professionnelles (voir la fiche stages) à raison pour les stages effectués en 2011 de:
• 19 €/jour pour les formations de niveau V et IV,
• 31 €/jour pour les formations de niveau III et II,
• 40 €/jour pour les formations de niveau I.
Ces montants pouvant être modifiés au dernier moment par le législateur, vous pouvez les vérifier sur le site: www.unipe.org.
- dans la limite de 20% du solde de la taxe restant dû après acquittement du quota, soit 9,60% de la taxe, pour "les frais relatifs aux activités complémentaires des premières formations technologiques et professionnelles, et notamment de l’apprentissage, comprenant en particulier les frais afférents à l’information et à l’orientation scolaire et professionnelle ainsi qu’à l’enseignement ménager" (art 1 - 4e de la loi n°71-578 du 16 juillet 1971), les frais relatifs à l’enseignement ménager étant plafonnés à 10% du solde soit 4,80% de la taxe.
Les formalités

La loi n° 2007-1787 du 20 décembre 2007 relative à la simplification du droit a supprimé la déclaration 2482 que devaient précédemment remplir toutes les entreprises assujetties à la taxe d’apprentissage et à la contribution au développement de l’apprentissage (CDA), ainsi que la déclaration 2486 relative à la participation à la formation professionnelle continue des employeurs de moins de dix salariés.
Une instruction fiscale du 10 janvier 2008 rappelle que lorsque des employeurs sont assujettis aux taxes ci-dessus, ils sont tenus de les verser auprès d’organismes collecteurs habilités ou agréés.
La date limite de paiement est le dernier jour du mois de février de l’année suivant celle au titre de laquelle elles sont dues, soit le 28 février 2011 pour les contributions au titre de l’année 2010. Si les déclarations 2482 et 2486 ont été supprimées, depuis le 1er janvier 2008, de nouvelles mentions doivent par contre être portées sur la DADS ou la déclaration fiscale n° 2460.
Les entreprises doivent indiquer:
- si elles sont assujetties à la taxe d’apprentissage et à la CDA, d’une part, à la participation des employeurs de moins de 10 salariés à la formation professionnelle continue, d’autre part (une nouvelle rubrique "assujettissement aux taxes" a été créée à cet effet),
- le montant des bases arrondies d’imposition des taxes auxquelles elles déclarent être assujetties, étant précisé que leur assiette est la même que celle retenue pour le calcul des cotisations de sécurité sociale (total des rémunérations versées en 2010), en excluant toutefois les rémunérations versées aux intermittents du spectacle pour les entreprises relevant de l’AFDAS lors du calcul de la contribution spécifique "1% CIF-CDD" due par les employeurs de moins de 10 salariés.
La contribution au développement de l'apprentissage

Elle est distincte et complémentaire de la taxe d’apprentissage. Il s’agit d’une contribution spécifique destinée au développement de l’apprentissage dont le produit est reversé aux fonds régionaux de l’apprentissage et de la formation professionnelle continue via le FNDMA.
Son taux est de 0,18% pour les rémunérations versées depuis le 1er janvier 2006. Elle doit être versée aux organismes collecteurs avant le 1er mars de l’année suivant celle du versement des salaires.
La consultation du comité d’entreprise sur l’apprentissage

Le décret n° 2008-716 du 18 juillet 2008 portant diverses mesures relatives à la modernisation du marché du travail précise les dates auxquelles doivent désormais se tenir les réunions du comité d’entreprise consacrées chaque année au "plan de formation".
Celles-ci doivent "intervenir respectivement avant le 1er octobre" - au lieu du 15 novembre - "et avant le 31 décembre de l’année en cours".
Si, le texte ne vise pas expressément l’apprentissage, il convient de rappeler que l’article L2323-43 du Code du travail indique que "la consultation et l’information du comité d’entreprise sur l’apprentissage peuvent intervenir à l’occasion des consultations du comité d’entreprise prévues aux articles L.2323-34 et suivants".
Par ailleurs l’accord national interprofessionnel étendu du 5 décembre 2003 relatif à l’accès des salariés à la formation tout au long de la vie professionnelle évoque, recommande dans son article 10-13 que la consultation ait lieu "si possible à l’occasion des réunions prévues" pour le plan de formation.
Rappelons que cette consultation spécifique porte sur les conditions dans lesquelles se déroule, dans l’entreprise, la formation des apprentis compte tenu des dispositions éventuelles des accords de branche, et plus précisément sur:
- le nombre d’apprentis concernés, par âge, par sexe, par niveau initial de formation et par titre ou diplôme préparés,
- les objectifs de l’entreprise en matière d’apprentissage,
- les conditions de mise en oeuvre des contrats d’apprentissage, notamment les modalités d’accueil, d’affectation à des postes adaptés, d’encadrement et de suivi des apprentis,
- les conditions de mise en oeuvre des conventions d’aide au choix professionnel,
- les modalités de liaison entre l’entreprise et le centre de formation d’apprentis,
- l’affectation par l’entreprise des sommes prélevées au titre de la taxe d’apprentissage.
Il est en outre informé:
- des résultats obtenus en fin de contrat ainsi que de leurs conditions d’appréciation et de validation,
- des perspectives d’emploi des apprentis.
Pour en savoir plus

Le précis de fiscalité de la Direction Générale des Impôts: http://www.impots.gouv.fr/. Les fiches pratiques du droit du travail: http://www.travail-solidarite.gouv.fr/.
L’UNIPE est un acteur majeur de la collecte et de la répartition de la taxe d’apprentissage.
Organisme Collecteur National Interprofessionnel créé sous la forme associative, nous bénéficions d’un agrément de l’Etat (arrêté du 09/02/2004 – JO du 27/02/2004). Depuis près de 25 ans, nous nous sommes imposés comme l’un des principaux collecteurs interprofessionnels.
Quelle est la garantie offerte par l’unipe?
L’UNIPE est certifié « ISO 9001 : 2008 » et ses frais de gestion, bien que réglementés, sont reconnus comme très concurrentiels.

http://www.le-grep-rh.com/imgs/le-grep-rh.pngŠkolenie dane v spolupráci v spolupráci s unipo last minute: V čase odovzdania do tlače, niektoré vyhlášky daňovej reformy vzdelávania nie sú dosiaľ neuverejnené. Navštívte www.la-rh.com grep-v "učení dane." Viac...

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Picardie: la formation constitue une priorité de plus en plus affirmée

http://www.ilearningforum.org/docs/LogoFormaguide2.jpgL'enquête Conjoncture 2011-2012, menée par Opcalia auprès de 106 entreprises de Picardie du 15 septembre au 21 octobre 2011 avec le cabinet Majors Consultants, laisse apparaître que 81% des entreprises ont confiance dans leur avenir. Première gagnante: la formation.
Cette confiance s'est traduite en 2011 par une progression des embauches et un tassement des licenciements, les intentions d'embauche pour 2012 étant toutefois inférieures à 2011. Dans ce contexte, la formation bénéficie d'une image toujours positive et constitue toujours une priorité, 60% l'estimant prioritaire contre 77% en 2010 et 66% en 2009. Elle est majoritairement jugée efficace par les 65% d'entreprises qui ont formé des salariés en 2011, le plus souvent par des prestataires extérieurs (93%).
En 2011, tout comme en 2010, le recrutement est toujours pénalisé par la pénurie de profils adaptés; 38% des entreprises ont rencontré des difficultés de recrutement, notamment avec les profils techniques et les opérateurs de premier niveau. La pénurie de bons profils est la première raison avancée (79%).
Budgets de formation en légère hausse

Dans ce contexte, on constate une légère hausse des budgets de formation en 2011 et dans la perspective de 2012 puisque 25% des entreprises ont davantage investi en formation en 2011 et 11 % l'envisagent en 2012, cela au profit des formations de premier niveau en priorité. Pour 2012, on note toutefois une diminution d'intentions de formations des cadres/ingénieurs et des techniciens.
L'enquête confirme que les entreprises (23%) planifient peu leurs actions de formations annuellement et qu'elles font confiance à un OPCA et à des professionnels de la formation pour leur mise en place: 82 % s'appuient sur leur OPCA et 75 % sur des professionnels dans le choix et le financement de ces formations ; les experts comptables sont souvent sollicités de façon privilégiée par 22 % des entreprises, principalement des TPE. Il est à noter qu'en 2012, 12 % des entreprises pensent augmenter leur recours aux organismes de formation extérieurs.
Les contrats de professionnalisation de plus en plus connus

Concernant les dispositifs, l'enquête met en évidence que les contrats de professionnalisation et les CTP (Contrat de transition professionnelle) /CRP (Convention de reclassement personnalisé) bénéficient d'une notoriété accrue alors que les DIF (Droit Individuel à la Formation), DIF portable et POE (Préparation Opérationnelle à l'Emploi) sont encore mal connus:
- L'alternance bénéficie d'une dynamique positive: les contrats de professionnalisation et d'apprentissage sont connus par 87% des entreprises et appréciés par celles qui les ont pratiqués, 83% de ces dernières en ayant tiré un bilan positif. Les contrats de professionnalisation s'inscrivent toujours dans la politique emploi des entreprises et 39% y ont eu recours cette année;
- Les CTP/CRP (CSP-Contrats de Sécurisation Professionnelle) sont de mieux en mieux connus et les entreprises y font davantage appel. En effet, 55% d'entre elles connaissent leurs obligations d'information concernant ces dispositifs et 15% y ont eu recours en 2011 (6% en 2010);
- Le DIF bénéficie d'une pénétration encore faible : 16% déclarent une consommation régulière du DIF dans leur entreprise et 14% d'entre eux rencontrent des difficultés de mise en œuvre, notamment en raison du manque de motivation des salariés (48%); 36% des entreprises informent leurs salariés sur le DIF;
- Le DIF portable est connu par 63% des personnes interrogées et 78% de celles qui ont été confrontées à une demande ont été accompagnées le plus souvent par leur OPCA (49%);
- la POE est connue d'une minorité et peu ancrée dans les pratiques puisque 27% la connaissent et seulement 2% y ont déjà eu recours; 18% de celles qui n'y ont pas eu recours en ont l'intention, sachant que Pôle Emploi est devant l'OPCA (42%), le premier vecteur d'information de ce dispositif.
http://www.ilearningforum.org/docs/LogoFormaguide2.jpg The survey trends 2011-2012, led by Opcalia from 106 companies Picardie from September 15 to October 21, 2011 with the firm Majors Consultants, reveals that 81% of companies have confidence in their future. First winner: training.
This confidence was reflected in 2011 by an increase in hiring and a slowdown in layoffs, hiring intentions for 2012, however, is less than 2011.
In this context, education has a positive image and still remains a priority, 60% considering it a priority against 77% in 2010 and 66% in 2009. It is mostly considered effective by 65% of companies that have employees trained in 2011, mostly by external service providers (93%). More...

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Le Cnam et les universités renforcent leur coopération en matière de formation professionnelle continue

http://presse.cnam.fr/images/logo_cnam.gifLouis Vogel, président de la CPU, et le Recteur Christian Forestier, administrateur général du Cnam, ont signé une charte nationale pour favoriser le rapprochement et la coopération entre les vingt-huit centres régionaux du Cnam et les universités. Télécharger la Charte nationale régissant les rapports entre le Cnam et les universités.
Cette charte nationale, qui sera déclinée en région, se fixe comme objectif de contribuer au bon positionnement du service public de l’enseignement supérieur dans le domaine de la formation professionnelle continue.
Elle vise plus particulièrement à:
• favoriser une meilleure connaissance des offres de formation et de services du Cnam et des universités;
• permettre la recherche systématique d’une complémentarité et/ou d’actions conjointes dans le cadre du service public régional de formation professionnelle pour adultes;
• encourager la mutualisation et la synergie des ressources pédagogiques.
Quatre domaines privilégiés de coopération et de partenariat entre le Cnam et les universités ont été identifiés:
• construction concertée d’une offre de formation diplômante et qualifiante,
• diffusion de la culture scientifique et technique,
• préparation et suivi des contrats de plan régional de développement des formations professionnelles,
• accords préalables sur le cadre et les conditions d’intervention des personnels.
Cet accord a pour vocation d’être décliné par des conventions régionales et/ou locales et fera l’objet d’un suivi national avec réalisation d’un bilan annuel.
La réponse aux besoins de qualification exprimés par l’ensemble des prescripteurs et financeurs pourra donc être élaborée en toute concertation entre les centres régionaux du Cnam et les universités.
Concrètement, cette démarche permet aux opérateurs publics de renforcer leur réponse aux appels d’offres territoriaux, régionaux, nationaux ou internationaux, en rapprochant leurs ressources.
Avec cette charte, le Cnam et les universités veulent être des opérateurs publics majeurs dans le champ de la formation professionnelle continue, alors que l’offre du secteur public représente aujourd’hui moins de 10% du marché, tous niveaux confondus. Pour le Recteur Christian Forestier, administrateur général du Cnam, « Avec seulement 40% d’une classe d’âge qui obtient un diplôme d’enseignement supérieur, nous savons que la formation initiale ne pourra pas répondre à l’ampleur des besoins en qualifications et compétences des grandes entreprises. Il y a là un défi à relever. »
Pour Louis Vogel, président de la CPU «les universités disposent d’un potentiel de formation important et inégalable dans le domaine de la formation professionnelle des adultes ; ce potentiel est notoirement sous utilisé. Travailler en complémentarité et non en concurrence avec les autres acteurs publics de l’enseignement supérieur est un moyen essentiel pour répondre aux nombreux besoins d’élévation du niveau de compétences des salariés et des demandeurs d’emplois. Une élaboration et une présentation cohérente de l’offre de formation du supérieur ne pourra que contribuer à un meilleur positionnement du service public de l’enseignement supérieur au regard des différents financeurs : entreprises et conseils régionaux…"
Le Cnam

Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel. Doté du statut de grand établissement, le Cnam est placé sous la tutelle du ministre chargé de l'Enseignement supérieur. Ses trois missions sont la formation professionnelle supérieure tout au long de la vie, la recherche technologique et l'innovation, et la diffusion de la culture scientifique et technique. L’établissement public, ses 28 centres régionaux et ses 150 centres d’enseignement accueillent chaque année près de 100 000 auditeurs (salariés, demandeurs d’emploi, travailleurs indépendants, jeunes de moins de 26 ans…) qui viennent au Cnam pour actualiser leurs connaissances, perfectionner leurs compétences, ou acquérir un diplôme, du niveau bac jusqu’aux diplômes de 3e cycle et d’ingénieur.
Au service de cet objectif, le Cnam développe des relations et complémentarités avec les autres établissements d’enseignement supérieur public, partenaires et opérateurs de formation en région. Par sa double compétence, enracinée dans les savoirs académiques et dans les savoirs professionnels alimentés par ses partenariats et interactions avec le monde économique, le Cnam est un acteur clé de la formation professionnelle, enjeu du développement économique et social.
La CPU

La Conférence des présidents d’université (CPU) (art L233-1 du code de l’éducation), rassemble les dirigeants des universités, des instituts nationaux polytechniques, des écoles normales supérieures, de grands établissements, et des pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES).
Depuis 40 ans, elle représente et défend les intérêts des établissements qu’elle regroupe.
Dans un contexte de profonde mutation de l’enseignement supérieur et de la recherche, la CPU a un rôle essentiel à jouer dans la promotion de l’université française et de ses valeurs, le renforcement de la coopération universitaire nationale et internationale et le développement de l’esprit de mutualisation.
La formation professionnelle continue, dans le cadre de la formation tout au long de la vie et l’insertion professionnelle étant des missions assurées par ses membres, la CPU joue pleinement son rôle en favorisant la concertation, la mutualisation et la mise en commun et la rationalisation des moyens entre ses membres pour l’exercice de ces missions.
Voir aussi Formation continue: le Cnam et les universités renforcent leur coopération.
Télécharger la Charte nationale régissant les rapports entre le Cnam et les universités.
http://presse.cnam.fr/images/logo_cnam.gif Louis Vogel, formand for CPU, og rektor Christian Forestier, stedfortrædende leder af CNAM, underskrevet et nationalt charter for at fremme forsoning og samarbejde mellem de 28 regionale centre for CNAM og universiteter. Download den nationale charter om forholdet mellem CNAM og universiteter.
De nationale charter, som vil blive opdelt i regionens mål at sikre en korrekt placering af den offentlige sektor i de videregående uddannelser inden for efter-og videreuddannelse
. Mere...

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Expérimentation de l’entretien professionnel pour les agents publics hospitaliers

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes)Une circulaire précise les conditions de mise en oeuvre de l’expérimentation de l’entretien professionnel pour les personnels non médicaux des établissements de la fonction publique hospitalière, à l’exception des personnels de direction et des directeurs de soins. L’entretien annuel a pour finalité l’évaluation par le supérieur hiérarchique direct des résultats professionnels de l’agent, au travers d’objectifs définis et des compétences établies au cours de l’année écoulée.
Il doit permettre d’évaluer les compétences professionnelles et de déterminer les objectifs (individuels et collectifs) pour l’année suivante. C'est un temps de dialogue qui doit permettre, à l’évaluateur comme à l’évalué de repérer et formaliser les besoins de formation et d’évolution professionnelle de l’agent.
A noter que qu'il est "hautement souhaitable, même s’il s’agit de deux temps bien distincts, que l’entretien annuel de formation se déroule dans un délai proche de l’entretien professionnel, afin que l’évaluation des compétences de l’agent soit complétée par la mise en place des moyens nécessaires à l’évolution et à la progression de ces compétences".
Cette expérimentation ne modifie pas le principe général des dispositifs d’avancement d’échelon réduit ou majoré ou de prime de service tel qu’existant à ce jour. Cependant, elle conduit l’autorité investie du pouvoir de nomination à s’appuyer sur les éléments exprimés au travers du compte rendu de l’entretien professionnel, en lieu et place de la notation, pour apprécier la valeur professionnelle des agents.
L’expérimentation s’applique aux fonctionnaires et aux agents contractuels de droit public employés à durée indéterminée de la fonction publique hospitalière, à l’exception des personnels de direction et des directeurs de soins.
La décision et la mise en oeuvre de l’expérimentation appartiennent, après avis du comité technique d’établissement, à l’autorité investie du pouvoir de nomination. Circulaire n°2012/14 du 12 janvier 2012.

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes) Kruhové stanoví podmienky na vykonávanie skúšok odbornej údržby k výkonu nelekarskych zdravotníckych zariadení, osobné verejných nemocníc, s výnimkou vedúcich pracovníkov a starostlivosti o manažérov. Ročná Cieľom je hodnotenie priamym nadriadeným profesionálne výsledky agenta, cez ciele a zručností stanovených v uplynulom roku.
To by mal posúdiť profesijné zručnosti a identifikáciu cieľa (individuálne i kolektívne), na nasledujúci rok. Viac...

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Les 4 objectifs de la réforme de la formation confiée à G. Larcher

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes)En visite, le 25 janvier 2012, à l'Institut des Ressources Industrielles de Lyon, le Premier ministre a présenté les grandes lignes de la réforme de la formation que doit préparer Gérard Larcher.
Pour F. Fillon, la formation professionnelle doit être un des piliers de notre politique de lutte contre le chômage et en particulier celui des jeunes. Les ambitions de la réforme de 1971 n’ont pas changé et il souhaite les relancer pour répondre aux aspirations individuelles des salariés et leur donner la possibilité de développer leur capital culturel et professionnel.
Bien que les réformes engagées en 2009 aient donné des résultats encourageants, il s’agit de remédier aux faiblesses déjà identifiées du système: cloisonnement, manque de transparence et coûts de gestion du dispositif de collecte des fonds de la formation, accompagnement insuffisant des personnes et des entreprises pour construire des projets et se repérer dans l’offre de formation, inégalités d’accès à la formation, financements insuffisamment orientés vers ceux qui entrent sur le marché du travail, qualité de l’offre de formation qui est loin d’être optimale.
Le 1er ministre pointe en outre la gouvernance du système qui n’est pas claire, avec un émiettement des responsabilités entre l’Etat, les Régions, les partenaires sociaux, ainsi qu’un système d’évaluation des résultats trop limité. Il faut notamment mettre en place des actions immédiates en faveur de la formation, ciblées en particulier sur les demandeurs d’emploi et notamment sur les demandeurs d’emploi de longue durée. Les mesures arrêtées lors du sommet social sont une première réponse pour faire face à la crise.
Gérard Larcher devra faire des propositions opérationnelles dans les deux mois qui viennent, autour de quatre objectifs:
- orienter de manière efficace la formation professionnelle vers ceux qui en ont le plus besoin, notamment les demandeurs d’emploi.
- inciter les entreprises à mieux former leurs salariés en renforçant la place de la négociation collective.
- développer la formation professionnelle comme outil de promotion sociale,
- créer les conditions d’une meilleure adéquation entre l’enseignement professionnel et les réalités du monde économique, ce qui implique de renforcer le lien entre la formation initiale et la formation continue. http://blog.univ-provence.fr/admin.php?op=newPost
Concernant la gouvernance, "il y a beaucoup d’acteurs, tout cela se traduit par moins de responsabilisation, une coordination insuffisante, au détriment de la lisibilité, au détriment de l’efficacité de l’action publique". Et F. Fillon de citer l’exemple de Pôle Emploi "qui ne gère que 15% des entrées en formation des demandeurs d’emploi. Or, l’une des principales leçons que nous pouvons tirer de la crise, c’est que la politique de l’emploi et la politique de la formation ne peuvent pas être séparées.
Il faudrait que nous arrivions à un système dans lequel toute personne qui se trouve sans emploi se voit immédiatement proposer une formation et qu’à l’issue de cette formation, naturellement, tout demandeur d’emploi ait l’obligation d’accepter un emploi correspondant à cette formation". Lire le discours intégral.
Voir aussi Formation, orientation: l’ARF poursuit l’offensive pour une décentralisation complète, Formation professionnelle et apprentissage: les priorités sociales de Nicolas Sarkozy, Six questions à Gérard Larcher en charge d’une réforme radicale de la formation professionnelle.

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes) Visit, January 25, 2012, at the Institute of Industrial Resources of Lyon, the Prime Minister outlined the reform of training to be prepared Gerard Larcher.
For F. Fillon, vocational training should be a cornerstone of our policy against unemployment and in particular the youth. The ambitions of the reform of 1971 have not changed and he wants to raise to meet the aspirations of individual employees and give them the opportunity to develop their cultural capital and professional. More...

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