18 décembre 2011

Formation professionnelle - La délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle

http://www.emploi.gouv.fr/images/encadre_politique-emploi.pngFormation professionnelle
En 2009, le système de l’orientation et de la formation professionnelle français a été largement rénové dans le sens d’une plus grande égalité d'accès à la formation. La loi prévoit notamment la création d'un fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels, un droit à l'information et à l'orientation professionnelle et une plus grande transparence de l'offre de formation.

Formation tout au long de la vie.
Ce dossier dresse un panorama complet des différentes formules permettant, tout au long de sa vie, de se former pour développer de nouvelles compétences, mener à bien un projet professionnel ou anticiper les évolutions de son emploi.
Développement de la formation des demandeurs d'emploi
Afin de soutenir l'accès à la formation des demandeurs d'emploi, une rémunération de fin de formation (R2F) va prochainement être mise en œuvre.
REMUNERATION DE FIN DE FORMATION
Cette mesure s’adresse aux demandeurs d’emploi auxquels une formation est prescrite par Pôle emploi en 2011 et dont la durée d’indemnisation au titre de l’assurance chômage ne permet pas de couvrir la totalité de la période de formation. Pour bénéficier de ce dispositif, les demandeurs d’emploi devront suivre une formation qualifiante leur permettant d’accéder à un emploi d’un secteur en tension, c’est-à-dire un secteur d’activité pour lequel des difficultés de recrutement sont clairement identifiées, au niveau local, à partir des statistiques publiques.
Le montant de cette aide est égal au dernier montant de l’allocation d’assurance chômage perçu par le demandeur d’emploi sans pouvoir excéder 652,02 € par mois. En outre, l’aide est cumulable avec les rémunérations issues d’une activité professionnelle compatible avec le suivi de la formation.
Ce nouveau dispositif conventionnel, qui pourra concerner 30 000 personnes pour un coût de 160 M€, sera cofinancé à parité par l’Etat et le FPSPP.
FICHES PRATIQUES FORMULAIRES
Cerfa 11971*03
: Demande d'admission au bénéfice des rémunérations des stagiaires de la formation professionnelle
Cerfa 12576*02
: Demande de prise en charge des cotisations de sécurité sociale des stagiaires de la formation professionnelle non rémunérés
Cerfa 13926*01
: Demande de remboursement des frais de transport des stagiaires de la formation professionnelle.

Action de Formation Conventionnée (pour les demandeurs d’emploi).
L'action de formation conventionnée par Pôle emploi (AFC) vise à faciliter le retour rapide à l'emploi, en permettant au demandeur d’emploi acquérir les compétences nécessaires et attendues sur le marché du travail. Cette aide est proposée à tout demandeur d’emploi, indemnisé ou non indemnisé, pour lequel le besoin de formation apparaît nécessaire.

Alternance/Apprentissage.

La formation en alternance facilite la transition école - emploi : elle permet en effet de se former à la fois sur les bancs de l'école et en entreprise. Ce dossier présente notamment l'un de ses dispositifs emblématiques, le contrat d'apprentissage, une formule d'insertion professionnelle qui permet à des jeunes d'alterner formation en entreprise et en centre de formation d'apprentis. Le contrat d’apprentissage est destiné à tout jeune âgé de 16 à 25 ans.

Contrat de professionnalisation.

Le contrat de professionnalisation s'adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus et aux demandeurs d'emploi âgés de 26 ans et plus. Outre une rémunération en pourcentage du SMIC pour les jeunes selon leur âge et leur niveau de formation, ce contrat ouvre droit, pour l'employeur, aux allègements généraux et dans certains cas à une exonération de cotisations patronales de sécurité sociale.

Droit individuel à la formation (DIF).

La loi du 4 mai 2004 a modifié les règles existantes en matière de formation professionnelle, créant notamment un nouveau droit pour les salariés : le droit individuel à la formation (DIF), qui permet au salarié de bénéficier de formations réalisées en dehors ou pendant son temps de travail. Vous trouverez dans ce dossier des informations précises et concrètes sur les bénéficiaires, les caractéristiques et la prise en charge financière de ce nouveau droit.

Formation compétences clés.

Cette formation est destinée aux demandeurs d'emploi, aux jeunes sans emploi, mais aussi aux salariés en insertion par l'activité économique ou en contrat aidé (sous réserve que l'employeur rémunère le salarié pendant la formation) et à ceux souhaitant que leur situation d'illettrisme ne soit pas connue de leur employeur.

Organisme de formation
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Vous trouverez dans ce dossier des informations sur les formalités de création et de fonctionnement auxquels sont soumis les organismes de formation professionnelle et sur leurs obligations vis-à-vis des stagiaires. Il y est également présenté les procédures de contrôle des moyens financiers, techniques et pédagogiques mis en œuvre pour la formation professionnelle continue. Les formalités de création et de fonctionnement des organismes de formation.

Organisme paritaire collecteur agréé (OPCA/OPACIF)
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Les entreprises sont assujetties à l'obligation de participer au financement de la formation professionnelle. Elles doivent verser tout ou partie de ces contributions à un ou plusieurs organismes collecteurs créés par les partenaires sociaux et agréés par l'Etat : ce sont les OPCA (organismes collecteurs paritaires agréés) et les OPACIF (organisme paritaire collecteur agréé au titre du congé individuel de formation). Dans le prolongement de la promulgation de la loi n° 2009- 1437 du 24 novembre 2009 et de la publication du décret n° 2010-116 du 22 septembre 2010 relatif aux OPCA, le paysage des organismes paritaires collecteurs agréés est cours de recomposition. De nouvelles modalités s'appliquent, qui s'appuient sur plusieurs textes structurants formant le cadre pour sa mise en œuvre au 1er janvier 2012.

Lutte contre l'illettrisme
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En France en 2011, plus de 3 millions de personnes sont en situation d'illettrisme. 1,8 million d'entre-elles sont pourtant dans l'emploi, dont 900000 personnes qui ont plus de 45 ans. Pour les salariés, c'est une barrière importante à la mobilité et à l'évolution professionnelle. Pour les demandeurs d'emploi, c'est un frein considérable à l'insertion professionnelle. L'Etat et les partenaires sociaux, via le Fonds Paritaire de sécurisation des parcours professionnels, consacrent 86 millions d'euros pour le renforcement des savoirs de base dans le monde du travail.

Titres professionnels du ministère chargé de l’emploi
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Un titre professionnel est une certification professionnelle délivrée, au nom de l'État, par le ministère chargé de l'Emploi. Vous êtes demandeur d'emploi; vous êtes employeur; vous êtes acteur de la formation professionnelle qualifiante; vous êtes partenaire pour la délivrance du titre professionnel du ministère chargé de l'emploi; vous êtes centre ou jury habilité par les DIRECCTE/ DTEFP: cette rubrique vous propose des documents utiles sur ces titres professionnels (TP).

Validation des acquis de l'expérience (VAE)
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La VAE permet aux salariés de faire reconnaître leur expérience afin d'obtenir tout ou partie d'une certification (diplôme, titre à finalité professionnelle, certificat de qualification). Cette reconnaissance peut être fondée sur une expérience salariée, non salariée ou bénévole. Retrouvez des informations concrètes et détaillées sur la validation des acquis de l'expérience sur le portail de la VAE : www.vae.gouv.fr.
Sites thématiques: VAE, Orientation-Formation, AFPA, Centre Inffo, CEREQ, CNCP, Tableau de bord mensuel politiques d'emploi.



http://www.emploi.gouv.fr/images/dgefp.jpgLa délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle
Placée sous l’autorité du ministre du travail, de l'emploi et de la santé et du ministère chargé de l'apprentissage et de la formation professionnelle, la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) est chargée de proposer les orientations de la politique pour l’emploi et la formation professionnelle continue. Elle veille également à l'inscription de cette politique dans la stratégie européenne pour l'emploi et de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

Présentation générale.

La Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) est chargée de la conception et de la mise en œuvre des politiques de l’emploi et de la formation professionnelle. Elle en construit le cadre juridique en concertation avec les autres départements ministériels et les partenaires sociaux. Elle conduit et coordonne la mise en oeuvre des dispositifs et en évalue les résultats. Elle veille à l'inscription de cette politique dans la stratégie européenne pour l'emploi et de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Elle assure la gestion des programmes soutenus par le Fonds social européen en France.

Dispositifs emploi et formation.

LA DGEFP conçoit et met en oeuvre des politiques publiques pour soutenir les personnes en difficulté d'accès à l'emploi ou à la qualification professionnelle : jeunes peu qualifiés, personnes en difficulté sociale d'insertion, personnes résidant dans les quartiers difficiles, personnes issues de l'immigration, personnes handicapées, salariés licenciés, salariés âgés.
Les mots des politiques de l'emploi et de la formation professionnelle: découvrez les sigles et acronymes utilisés pour qualifier les dispositifs mis en place dans le cadre des politiques de l'emploi et de la formation professionnelle.
Des contrats de travail ou d'accompagnement proposés aux jeunes âgés de 16 à moins de 26 ans pour faciliter une première expérience professionnelle, acquérir une qualification, un vrai métier ou un diplôme de l'enseignement supérieur, intégrer le secteur public, créer son entreprise...

Des dispositifs pour favoriser l'accès de tous à la formation et au développement des compétences tout au long de la vie, dans le cadre de la sécurisation des parcours professionnels

Des outils d'appui à la création/reprise d'entreprise et d'accompagnement pour les publics qui créent ou développent leur entreprise afin de consolider leur projet dans la durée (actualisation en cours)

Une loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation à la citoyenneté des personnes handicapées, fondée sur les principes de non-discrimination et d'accessibilité généralisée, afin de garantir aux personnes handicapées une réelle égalité d'accès à la vie professionnelle et sociale

Des dispositifs d'aide au reclassement des salariés licenciés pour motif économique offrant un statut spécifique et un accompagnement renforcé incluant des périodes de formation et d'activité, afin de déboucher sur un nouveau projet professionnel

Des outils permettant, dans le cadre d'un partenariat entre l'État, les partenaires sociaux et les branches professionnelles, la mise en œuvre d'une démarche d'engagement pour le développement de l'emploi et des compétences (EDEC) qui vise à anticiper les conséquences sur l'emploi des mutations économiques, sociales et démographiques et d'éviter les ruptures d'emploi

Des outils pour permettre aux salariés âgés de conserver leur emploi, se former pour retrouver un autre emploi, s'investir dans des projets nouveaux de carrière, préparer le départ à la retraite...

Des programmes européens pour soutenir l'emploi et développer la formation et l'insertion professionnelle


Organigramme.

Placée sous l'autorité du ministre du travail, de l'emploi et de la santé et du ministère chargé de l'apprentissage et de la formation professionnelle, la délégation générale à l'Emploi et à la Formation professionnelle est chargée de proposer les orientations de la politique pour l'emploi et la formation professionnelle continue.

Budget.
En 2011, le délégué général à l'emploi et à la formation professionnelle est responsable du programme n°102 "accès et retour à l'emploi" et du programme n°103 "anticipation des mutations économiques et développement de l'emploi" qui s'inscrivent dans le cadre de la mission "travail et emploi" dont les crédits sont ouverts par la loi de finances pour 2011 au ministre du travail, de l'emploi et de la santé.

Les Direccte.

Depuis le 15 février 2010, les nouveaux directeurs régionaux des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi  conduisent  (en Métropole) les nouveaux services publics de l'Etat en région, tournés vers les entreprises et les acteurs socio-économiques. La création des Directions Régionales des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi (Direccte) vise en effet à favoriser le développement des entreprises et de l'emploi, à améliorer la qualité du travail et des relations sociales et à assurer la loyauté des marchés et la protection des consommateurs.

Boîte à outils
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Cette boîte à outils rassemble:
- les actes des séminaires ou conférences organisées par la DGEFP,
- les outils d'information produits à l'occasion du lancement de nouveaux dispositifs emploi ou formation professionnelle ou lorsqu'une communication particulière est mise en œuvre sur un ou des aspects des politiques de l'emploi.
http://www.emploi.gouv.fr/images/encadre_politique-emploi.png Kutsealane ettevalmistus
Aastal 2009, süsteemi Arendus-ja kutsehariduse Prantsuse ulatuslikult renoveeritud suunas suurema võrdsuse juurdepääs koolitusele. Seadus sätestab, et luua ühisfondi karjääri turvalisus, õigus saada teavet ja karjäärinõustamise ning suurem läbipaistvus koolituse pakkumist. Velle...

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Mieux connaître les métiers de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

http://www.economie.gouv.fr/files/imagecache/image_la_une/matignon_une_eco2.jpgDe nombreux métiers sont proposés par les ministères de l’Éducation nationale, et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ils sont désormais recensés et décrits en détail dans un répertoire des métiers accessible en ligne.
Le 16 novembre 2011, les ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont publié, sur leurs sites internet respectifs, un répertoire des métiers (Reme) exercés par leurs agents. Ce dernier, évolutif, a été conçu en complémentarité des documents – interministériel et ministériels – déjà existants. Sa finalité: offrir une vision plus précise des activités et des passerelles possibles entre les ministères. Il a été élaboré par des groupes de travail, associant les différents acteurs des deux ministères: gestion des ressources humaines, agents, représentants administratifs, etc.
Un répertoire des métiers: pourquoi? Pour qui?

Le répertoire présente l’ensemble des métiers et des savoir-faire de l'éducation nationale et de la recherche. C’est à la fois un support de communication et un outil de gestion des ressources humaines (mobilité, gestion des carrières, recrutement). Il s’adresse aussi bien aux agents qu’aux personnes extérieures susceptibles de rejoindre l’un ou l’autre des ministères.
Les étudiants, par exemple, peuvent utiliser le répertoire pour s’informer sur les métiers existants. Les agents des deux ministères, pour orienter leur évolution professionnelle. Les personnels d’encadrement, pour rédiger les fiches de poste et conduire les entretiens annuels. Les organisations syndicales, pour faciliter le dialogue social. Enfin les services des administrations centrales, des services délocalisés et des établissements publics, pour mieux piloter les ressources. Enfin, les ministères et les fonctions publiques, pour faciliter la mobilité.
Mode d’emploi du répertoire

Le répertoire est organisé en 13 familles professionnelles. Certaines se rapportent aux activités spécifiques des deux ministères (éducation et formation tout au long de la vie ; enseignement supérieur - recherche). Les autres aux fonctions de support (par exemple : l’administration). Chaque famille comporte différents emplois-types (105 au total), couvrant, chacun, un ensemble de postes analogues. Par exemple, la dénomination "chercheur" regroupe les postes de "directeur de recherche", "chargé de recherche" et "conseiller scientifique". Ces emplois sont présentés sous forme de fiches métiers: définition, activités principales, compétences, débouchés, etc.
Un dictionnaire des compétences est également intégré au répertoire. Il clarifie le contenu des savoirs, savoir-faire et savoir-être décrits dans les fiches. Pour plus de lisibilité, ils ont été regroupés en 18 domaines de l’éducation à la communication, en passant par les achats.
Liens externes

- Le répertoire des métiers, à télécharger en PDF,
- Le dictionnaire des compétences, à télécharger en PDF,
- Rime, le répertoire interministériel des métiers de l’État, sur le site du ministère chargé de la Fonction publique.
http://www.economie.gouv.fr/files/imagecache/image_la_une/matignon_une_eco2.jpg Many jobs are offered by the departments of Education and Higher Education and Research. They are now identified and described in detail in a trade directory available online.
On November 16, 2011, the Ministries of National Education, Higher Education and Research have published on their websites, a directory of businesses (Reme) exercised by their agents. The latter, scalable, designed to complement the documents - and inter-ministerial - already exist. Its purpose: to provide a more accurate view of the activities and possible bridges between departments. It was developed by working groups, involving the various stakeholders in both departments: human resources management, agents, administrative, etc. More...

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Evaluation des unités de recherche par l’AERES: vers une amélioration de la notation

AERESL’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) publie ce jour un document présentant de nouvelles dispositions pour l’évaluation et la notation des unités de recherche et intitulé « Evaluation des unités de recherche par l’AERES: vers une amélioration de la notation ». Télécharger le communiqué de presse du 15 décembre.
Principale évolution: la note globale d’une unité de recherche (ou d’une équipe de recherche) est remplacée par une appréciation textuelle courte bâtie sur les notes multicritères.
La méthode d’évaluation des unités de recherche s’appuie sur un travail d’auto-évaluation réalisé par l’entité évaluée, puis sur une évaluation externe, indépendante, collégiale et transparente, effectuée par des pairs. Il en résulte un rapport textuel public, auquel sont adjointes les observations de l’unité en retour à ce rapport, et un ensemble de notes dont la forme a évolué au cours des campagnes d’évaluation successives menées par l’AERES.
Après un premier cycle d’évaluation des près de 3 000 unités de recherche françaises, l’AERES a souhaité dresser un bilan du processus de notation mis en œuvre dans ce cadre. La réflexion conduite par l’agence, de juin à décembre 2011, notamment dans le cadre de son Conseil, s’est appuyée sur l’analyse des retours d’expérience et des critiques formulées, ainsi que sur la comparaison avec les pratiques d’autres pays européens dans ce domaine. Ainsi, les objectifs de l’évaluation et, plus spécifiquement, de la notation, ont été reprécisés en considérant les principales catégories de destinataires de l’évaluation (évalués, décideurs/financeurs, grand public). A partir de ces éléments, le Conseil de l’AERES a adopté, le 8 décembre 2011, le document ci-joint qui retient les principales évolutions suivantes:
- le maintien de la notation multicritères mais avec, à brève échéance, le lancement d’un travail visant à améliorer les critères actuels (qualité scientifique et production; rayonnement et attractivité, intégration dans l’environnement; gouvernance et vie du laboratoire; stratégie et projet scientifique);
- au-delà de l’évaluation de l’unité, une flexibilité maintenue quant à la nature des entités évaluées: équipes, axes, thèmes ou projet, selon l’organisation interne de l’unité et le souhait de ses responsables;
- le remplacement de la note globale A+, A, B ou C, par une appréciation d’ensemble littérale simple et courte (moins de 180 caractères), exprimant le message principal contenu dans les notes associées à chacun des critères.
Le remplacement de la note globale par une appréciation d’ensemble littérale sera opérationnel dès le début 2012, dans le cadre de la campagne d’évaluation 2011-2012 de l’agence.
Pour poursuivre la démarche d’amélioration de l’évaluation et de la notation, l’AERES engage, sans délai, de nouveaux chantiers parmi lesquels : un réexamen des critères de la notation ; l’élaboration d’une fiche explicative décrivant les méthodes et les différents critères utilisés pour la notation multicritères ; et une réflexion sur les possibilités de minimiser le risque que l’évaluation d’une unité de recherche devienne un « tatouage » injustifié jusqu’à la prochaine évaluation.
Télécharger: "Evaluation des unités de recherche par l’AERES: vers une amélioration de la notation".
A propos de l’AERES

L’AERES est un organisme public indépendant qui conduit l’évaluation des établissements, des unités de recherche, des formations et des diplômes de l’enseignement supérieur.

Aeres Agencja ds. Oceny Badań i Szkolnictwa Wyższego (aeres) opublikowała dzisiaj dokument określający nowe zasady oceny i punktacji jednostek badawczych i "oceny jednostek naukowych przez aeres: nakierowanych na poprawę ratingu." Pobierz komunikat prasowy z dnia 15 grudnia. Pobierz: "Ocena jednostek naukowych przez aeres: W kierunku lepszej oceny". Więcej...

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Amue: Un nouvel élan pour 2012

http://portail.unice.fr/jahia/webdav/site/myjahiasite/users/daymon/public/COM/FLASH%20INFO/Flash%2050/amue_logo.pngLe conseil d'administration de l'Agence vient de voter le 8 décembre son budget pour l'année 2012. C'est la première étape de la transformation de l'Amue qui se joue dès aujourd’hui. En avant première du plan stratégique 2012-2016, qui est encore en discussion du coté du MESR et à l'étude du coté de notre partenaire la CDC, les 3 axes prioritaires des établissements sont déjà mis en œuvre: l'accompagnement, la formation et les systèmes d'information.
Le budget initial prévoit un développement significatif des activités d’accompagnement des établissements, en visant l’ensemble des principales fonctions de soutien et de support aux missions des universités. Les questions d’optimisation des organisations et des processus seront mises au cœur des démarches de mutualisation développées par les établissements, l’Amue et nos partenaires.
Le deuxième axe de développement concernera les formations. En 2012, l’Amue offrira un nouveau panel de formations, dont certaines élaborées avec nos collaborateurs tels que l’ESEN ou bien encore le CNRS. Dans cette démarche, les contenus, les thématiques et la pédagogie seront évalués et adaptés aux attentes et aux besoins spécifiques des établissements.
Enfin, les systèmes d’information. Après Sifac, désormais installé dans une centaine d’établissements, l’offre de l’Amue est complétée par le nouvel outil de gestion des ressources humaines, Siham. Après 3 pilotes en 2011, une première vague d’établissement pourra installer le logiciel en 2012.
L’offre est également complétée par un outil de santé au travail, EVRP, et par un outil de gestion de l’offre de formation ROF, tous disponibles début 2012. Plusieurs autres projets sont prêts à partir, mais ils devront attendre la signature du nouveau contrat avec l’Etat.
Ce qui a commencé à changer à l’Amue en 2011

- Un pilotage interne plus serré, incluant un resserrement du lien CPU-Amue : CA, comités mensuels chargé de mission CPU, responsables métiers, responsables outils
- Un pilotage des projets avec des représentants d’établissements  via le bias des comités de pilotage (COPIL).  Ce pilotage a permis d’appréhender de manière plus large les enjeux des différents projets mais également d’élargir les périmètres de l’action mutualisée
- Relance des projets Sifac et Siham avec les établissements : COPIL, Clubs utilisateurs, élargissements des périmètres fonctionnels
- L’offre Scolarité et ROF: inscrire les actions de l’Amue dans celles de la CPU Travaux avec les organismes de recherche
- Evolution des partenariats  SI avec Graal, Cocktail, Esup  et des partenariats formations  avec l’IGAENR et l’ESEN
- Des fusions, des audits organisationnels, des schémas directeurs SI…
Juhatus on ameti hääletada 8. detsember aasta eelarve 2012. See on esimene samm ümberkujundamise EUAM, mida mängitakse täna. Eelvaate strateegilise plaani 2012-2016, mis on veel arutlusel küljel MESR ja uuring pool meie partner CDC, kolme prioriteedi institutsioonid on juba rakendatud: toetus, koolitus ja infosüsteeme.
Esialgse eelarve sisaldab olulist arendustegevusega kaasnevaid institutsioone, mis on suunatud kõigi peamiste tugifunktsioonide ja toetada missioone ülikoolides.
Küsimusi optimeerides organisatsioonide ja protsesside jaoks keskmes lähenemisviiside jagades rajatisi, EUAM ja meie partnerid. Velle...

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Lancement de l'opération"Ambassadeurs de l'innovation"

http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/image/Innovation/14/2/fiches_pratiques_innovation_180142.86.jpgL'opération "Ambassadeurs de l'innovation" permettra de mettre en relation P.M.E. et laboratoires de recherche publique en vue de les informer sur les outils mis en place par l'Etat en faveur de l'innovation.
Laurent Wauquiez a annoncé le 15 décembre le lancement de l'opération "Ambassadeurs de l'innovation", qui prévoit que partout en France des professionnels démarchent les P.M.E. afin de les mettre en relation avec les laboratoires de recherche publique travaillant sur des thématiques communes et de les informer sur les outils mis en place par l'Etat en faveur de l'innovation.
Ce dispositif part du constat que nombre de petites et moyennes entreprises qui ont une activité de recherche et développement n'utilisent pas les outils que l'Etat met à leur disposition, et ne mènent pas de recherche partenariale avec les laboratoires publics de recherche faute d'une connaissance suffisante des compétences locales. Ce sont ainsi des dizaines de milliers d'entreprises qui n'ont pas de démarche d'innovation.
Les "ambassadeurs de l'innovation" seront dépêchés aux portes de ces entreprises afin de fédérer les acteurs autour d'une action prioritaire qui représente un levier important pour la compétitivité des P.M.E. françaises. C'est un dispositif qui permettra de gagner en efficacité sans peser sur les finances publiques.
Doté d'un guide, sorte de boîte à outils, ils auront la mission de promouvoir les avantages de la recherche partenariale et d'accompagner les chefs d'entreprises dans leurs démarches grâce aux outils mis en place par l'Etat: CIR, CIFRE, cartographie des compétences des laboratoires publics, nouveaux acteurs issus du programme investissements d'avenir, appels à projet partenariaux de l'A.N.R., instituts Carnot etc.
En raison de leur implantation territoriale, de la nature de leur mission et de leur appartenance au Réseaux de développement technologique (R.D.T.), le ministre a demandé à André Marcon, président de l'association française de chambres de commerce et d'industrie (A.F.C.C.I.) de participer à cette démarche proactive en lien avec les délégations régionales à la recherche et à la technologie (D.R.R.T.).
Pour leur connaissance du terrain, les délégations régionales de la recherche et des technologies (D.R.R.T.), OSEO, mais aussi la C.G.P.M.E. et les fédérations industrielles, pourront intervenir pour identifier les entreprises et participer à l'élaboration d'un guide de l'innovation à destination des P.M.E. Parce que les situations sont extrêmement variées d'un territoire à l'autre, le Ministre a souhaité que ces "Ambassadeurs de l'innovation" soient déployés dans trois régions à titre expérimental : Nord-Pas-de-Calais, Auvergne et Rhône-Alpes.
Les premiers enseignements de l'expérimentation seront tirés à la fin du premier trimestre 2012. Fiches pratiques innovation. Les mesures en faveur de l'innovation.

The operation "Ambassadors of innovation" will allow to link SMEs and public research laboratories to inform them of the tools developed by the State in favor of innovation.
Laurent Wauquiez announced the December 15 launch of Operation "Ambassadors of innovation", which provides professionals throughout France canvass SMEs to put them in touch with public research laboratories working on common themes and inform them of the tools developed by the State in favor of innovation. More...

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L'enseignement professionnel est-il de trop?

http://www.humanite.fr/sites/default/files/humanite2010_logo.gifEntretiens réalisés par Dany Stive et Anna Musso. Jérôme DAMMEREY, cosecrétaire général du Syndicat national unitaire de l’enseignement professionnel (Snuep-FSU); Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice PCF des Hauts-de-Seine, rapporteur budgétaire pour avis sur l’enseignement professionnel; René LOUAIL, agriculteur, conseiller régional de Bretagne (groupe Europe Écologie-les Verts).
Rappel des faits Restriction de moyens, suppressions de postes, de filières et d’options: depuis plusieurs mois, l’État se désengage de l’enseignement professionnel au profit de l’apprentissage.
Sur fond de révision générale des politiques publiques (RGPP), le gouvernement réduit de façon drastique les moyens alloués à l’enseignement professionnel… et multiplie les déclarations vantant l’apprentissage, sous prétexte de régler le chômage des jeunes! Ainsi, concernant l’enseignement agricole et public, pas moins de 200 classes ont été fermées en cinq ans, alors que cette filière permet une insertion professionnelle des élèves à plus de 90%, tandis que plus d’un tiers des apprentis ne trouvent pas d’emploi à l’issue de leur formation… Dans un récent communiqué commun, la quasi-totalité des syndicats dénonce « la casse organisée de l’enseignement professionnel sous statut scolaire ». Pour garantir l’égalité des chances en France, il est urgent de réaffirmer la priorité d’un enseignement public, initial, laïque.
Les déclarations du gouvernement, du président de la République trouvent toutes les vertus à l’apprentissage… au détriment de l’enseignement professionnel. Est-ce fondé?
Jérôme Dammerey.
Je ne le pense pas. Plusieurs études montrent que l’apprentissage n’est pas de meilleure qualité, qu’il ne permet pas une meilleure insertion professionnelle durable ni de meilleures évolutions de carrière. Il ne permet guère de poursuites d’études après des niveaux de qualification V et IV. De plus, il coûte en moyenne 25% plus cher que les formations sous statut scolaire. Tout cela participe d’abord de la volonté du gouvernement de rapprocher de plus en plus l’école de l’entreprise pour répondre avant tout à la demande immédiate des entreprises, mais en plaçant au second plan la formation globale du futur citoyen et la dimension émancipatrice de l’école. Le développement de l’apprentissage organise le transfert de la formation de plus en plus de jeunes aux régions et aux entreprises et permet de supprimer des postes dans l’éducation nationale. Il participe au tri social et permet de délester l’éducation nationale des publics les plus éloignés de la culture scolaire. Cette politique participe à l’augmentation des inégalités scolaires fortement corrélées aux inégalités sociales.
Brigitte Gonthier-Maurin. À grand renfort de communication, le gouvernement fait de l’apprentissage le remède miracle face aux difficultés d’insertion des jeunes sur le marché du travail, jusqu’à avancer l’objectif de 800000 apprentis d’ici à 2015, quand ils étaient 425000 en 2009! Or sur quels éléments le gouvernement s’appuie-t-il pour justifier cette politique? Je rappelle que plus d’un tiers des apprentis ne trouvent pas d’emploi à l’issue de leur formation; que les ruptures de contrat concernent environ un quart des apprentis chaque année et atteignent dans certains secteurs comme l’hôtellerie et la restauration 37%. Enfin, le taux de réussite aux examens professionnels des apprentis est inférieur à celui des élèves ayant suivi la voie scolaire. Voilà pour la solution miracle. De plus, depuis 2005, le développement, à marche forcée, de l’apprentissage se fait sur le dos des moyens accordés à l’enseignement professionnel, par transfert de fonds de l’un vers l’autre. Et la réforme de la taxe professionnelle va renforcer ce déséquilibre en plafonnant la part de la taxe affectée aux formations professionnelles initiales, le surplus étant reversé pour le financement des contrats d’apprentissage, alors même qu’il capte plus de 50% du produit de la taxe.
René Louail.
Une société grandit si elle est capable de former ses hommes et ses enfants. Tirer vers le haut l’ensemble de ceux qui seront aux manettes demain est essentiel. La formation est un capital pour chacun, pour toute la vie. Nous avons donc besoin de développer de façon très large l’enseignement professionnel. Revenir sur cet acquis, dériver vers l’apprentissage comme le fait le gouvernement, c’est répondre à la demande du patronat mais pas de la société. Les besoins de la société ne sont pas nécessairement ceux des entreprises. Surtout, nous avons besoin d’une formation professionnelle d’une grande qualité, en adéquation avec les demandes, réactive sur les grands enjeux, notamment l’émergence de nouveaux métiers, capable d’évoluer et ouverte. Une formation qui soit en capacité de donner à ces jeunes l’ouverture indispensable pour que demain ils puissent changer d’activité, choisir l’entreprise dans laquelle ils souhaitent travailler ou créer leur emploi si c’est nécessaire. Tout cela va à l’opposé des choix du gouvernement actuel.
Pourquoi est-ce si important de conserver un enseignement professionnel et agricole initial, laïque et sous statut scolaire?
Brigitte Gonthier-Maurin.
Pour au moins deux raisons. D’abord parce que ces enseignements offrent une voie d’intégration professionnelle importante. Ils jouent aussi un rôle de remédiation offrant à des élèves la possibilité de reprendre pied et sens avec la scolarité et une poursuite d’études, ce qui n’est pas la vocation de l’apprentissage. Le statut scolaire est tout aussi fondamental parce qu’il s’inscrit dans un cadrage et des diplômes nationaux et participe ainsi à une réponse nationale de service public d’éducation. Cet enseignement doit donc être soustrait de la logique d’une orientation par défaut ou par l’échec.
René Louail. Concrètement, dans notre région, en Bretagne, sur les projets de financement, on ne traite pas de la même manière les différentes demandes de formation, on laisse glisser les projets entre les mains des chambres d’agriculture. Il y a eu, ici, par exemple, une mise en concurrence entre le lycée agricole de Guingamp et la chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor. Le lycée a dû baisser ses coûts de formation. Il ne faut pas tomber dans ces travers. Les acteurs de terrain ne peuvent être les seuls interlocuteurs. Pour résister à cette dérive, il faut que se retrouvent les élus, les associations, les syndicats. La formation professionnelle ne peut se faire au rabais, en fonction des besoins de l’entreprise.
Jérôme Dammerey.
L’enseignement professionnel public est un service public qui garantit égalité d’accès, égalité de traitement en dehors de toutes pressions extérieures, égalité territoriale. Contrairement aux formations sous contrat de travail, il accueille l’ensemble des jeunes sans discriminations. C’est donc pour certains jeunes la seule façon d’avoir un accès à la formation professionnelle. Non seulement il faut le conserver mais il faut le développer, l’améliorer et permettre de meilleures perspectives en termes de poursuite et de réussite dans les formations professionnelles du supérieur. Or, depuis cinq ans, nous assistons à une accélération de la marchandisation de l’école. Celle-ci passe entre autres par l’affaiblissement du service public de la formation professionnelle initiale et la mise en concurrence des modes de formation. Les enseignants constatent, année après année, la dégradation des conditions d’accueil et d’études des jeunes ainsi que celle de leurs conditions de travail. Cette évolution ne va pas dans le sens d’une amélioration de ce service public. Il y a donc urgence à lui redonner la priorité pour le bien de tous.
La revendication de l’Association des régions de France (ARF) de piloter complètement les lycées professionnels, agricoles
et l’orientation est-elle une bonne chose?
Brigitte Gonthier-Maurin.
Un possible transfert aux conseils régionaux de la compétence sur les lycées professionnels, y compris les personnels enseignants, est en effet évoqué. J’y suis résolument hostile. Les ressources financières des régions sont trop minces et leur expertise pédagogique trop faible. En outre, tout ce qui est de nature à renforcer les inégalités sociales et territoriales entre les élèves doit être combattu. Sur ce point, la mise en œuvre du service public territorialisé de l’orientation, issu de la loi de 2009, qui a certes pris un retard considérable, doit être étroitement surveillée pour qu’elle ne puisse pas servir d’appui à la régionalisation complète des lycées.
René Louail.
Je trouve intéressant que les régions soient plus fortes. Les demandes exprimées dans le cadre de l’ARF sont normales et légitimes. Cela permet d’être au plus près des populations en ce qui concerne la formation professionnelle. Dans ce cadre, il serait bon qu’on élève le niveau de la formation générale. Ces dernières années, nous avons vu trop d’enfants de paysans s’inscrire trop tôt dans des filières professionnelles alors qu’existait déjà une carence de culture générale. En fait, nous avons formé des gens compétents au niveau économique mais nous avons formé des nains au niveau politique. L’apprentissage ne peut régler ce problème. La formation professionnelle doit être une ouverture sur quelque chose de large et nos lycées doivent donner une dimension politique, au sens noble du terme, à toute cette jeunesse qui sera amenée à choisir des orientations fortes et nouvelles, à partir d’une analyse macroéconomique qui n’aura rien à voir avec celle portée par les générations précédentes. Parce que les choses bougent rapidement, parce que la population augmente, parce que le changement climatique aura un impact, parce que nous avons des problèmes d’environnement, d’emploi.
Jérôme Dammerey. Il paraît prématuré de poursuivre une décentralisation dont on n’a jamais réellement fait le bilan. Certes, il y a eu un investissement important des régions, notamment dans la rénovation des lycées, mais l’on constate aussi que cet investissement a engendré des inégalités territoriales. De plus, les évolutions préconisées par certains membres de l’ARF pourraient déboucher sur une offre de formation définie uniquement en fonction des besoins locaux sans aucune cohérence nationale et, à terme, sur un recrutement local des enseignants en fonction des moyens que pourront ou voudront dégager les régions. Pire, les orientations globales du système éducatif pourraient être définies au niveau des régions. Ainsi, cela pourrait aboutir à la mise en place d’objectifs éducatifs et de formation différents d’une région à l’autre. Le taux de scolarisation des plus de 16 ans, le pourcentage de poursuites d’études dans le supérieur, etc., pourraient ainsi se décliner en fonction des besoins économiques de la région.
Comment améliorer et rendre attractives les filières professionnelles?
Brigitte Gonthier-Maurin.
C’est à cette question fondamentale qu’a prétendu répondre la réforme du baccalauréat professionnel en trois ans. Réforme brutalement généralisée par Xavier Darcos en 2009. Je n’étais pas opposée par principe à un parcours en trois ans, mais j’ai toujours plaidé pour le maintien en parallèle de l’ancienne voie via le BEP par crainte d’un accroissement des sorties sans qualification. Bilan aujourd’hui: des taux de redoublement élevés, jusqu’à 6% dans certaines académies, soit plus que dans les anciens BEP; le nombre de sorties du système scolaire a augmenté et atteint presque 15%. Si cette tendance se confirme, la réforme se soldera par un accroissement sérieux des inégalités. De plus, la réforme de la formation des enseignants a ouvert une crise majeure de recrutement en lycée professionnel. Or, justement, deux points me semblent fondamentaux pour revaloriser cette voie: sortir de l’orientation par l’échec et reconstruire une véritable formation initiale et continue des enseignants. On sait la place déterminante qu’occupe la maîtrise des savoirs dans la formation des citoyens. C’est donc dès le début de la scolarité que doit être pensé un système éducatif capable de conduire chacun au plus haut niveau de connaissances pour que l’enseignement professionnel ne soit plus un choix par défaut mais un choix d’adhésion.
Jérôme Dammerey. La question est complexe. Le Snuep-FSU pense qu’il faut mettre en place de réelles réformes permettant à la fois de garantir l’insertion professionnelle durable et d’améliorer les possibilités de poursuite d’études des jeunes. Il faut aussi entamer une révolution culturelle et sociétale afin de changer les représentations parfois fausses des métiers dans notre société. Il faut aussi améliorer les conditions de travail des certains métiers et plus globalement revaloriser les emplois de niveau de qualification V et IV tant en termes d’image que de salaire. Il faut partout participer à la réhabilitation de tous ces métiers, y compris dans l’éducation nationale, en nous attaquant au clivage entre travail manuel et travail intellectuel afin de faire évoluer positivement ces représentations.
René Louail.
Le choix professionnel se fait souvent trop tôt. Il est important de donner à ces formations une dimension d’ouverture sur le monde très large. On aura une jeunesse plus rebelle, et tant mieux. Il faut permettre à notre jeunesse, plus rebelle et c’est tant mieux, d’être avertie. On a besoin d’avoir une jeunesse qui soit réactive, en capacité d’analyser et de proposer des schémas différents de ceux imposés par le modèle économique dominant. Formons des citoyens qui deviendront plus facilement des professionnels compétents.
http://www.humanite.fr/sites/default/files/humanite2010_logo.gif Wywiady Danny Stive i Anna Musso. Jerome DAMMEREY, wspólne sekretarz generalny Krajowego Związku zawodowego jednostki edukacji (Snuep-FSU) Brigitte GONTHIER-Maurin, PCF Senator Hauts-de-Seine, sprawozdawca budżetu na opinię na temat kształcenia zawodowego; René LOUAIL, rolnik, doradca Regionalnej Bretanii (Grupa Ekologia Europy, Zieloni).
Ograniczenie tło oznacza redukcji zatrudnienia, struktury i opcji na kilka miesięcy, państwo wycofuje się z kształcenia zawodowego na rzecz uczenia się
. Więcej...

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Humanities courses lead to career success, says Grayling ahead of private college launch

http://www.timeshighereducation.co.uk/magazine/graphics/mastheads/mast_blank.gifBy Jack Grove. Sixty per cent of leading public figures in the UK have humanities, social science or arts degrees, a new study has found.
A report commissioned by the New College of the Humanities (NCH) found the subjects had been studied by the majority of those “at the top of their professions” – such as CEOs of FTSE 100 companies, bosses of top creative and financial companies, vice-chancellors of Russell Group universities and MPs.
Starting in September 2012, the privately-owned for-profit NCH will charge £18,000 a year for degrees in five subject areas: law, economics, history, English literature and philosophy.
Based in Bloomsbury, the college will be headed by A.C. Grayling, who year resigned from his post as professor of philosophy at Birkbeck, University of London earlier this year.
Dr Grayling said: “For service economies in the developed world, a broad educational background is essential.
“Much of the talent that goes into law, journalism, the civil service, politics, financial services, the creative industries, publishing, education, and much besides, is drawn from people who have studied the humanities.
“Our society and economy needs broadly educated people, who have gained a wider view of the world and human affairs – of how to think about them, understand them, and apply the lessons thus learned.”
But he added: “Our fear is that humanities provision is being diminished.
“It is wrong to think that humanities matter less, or offer fewer career opportunities than science, technology, engineering and mathematics.
“Many bright young people could benefit enormously from them.”
From 2012, the publicly-funded teaching grant for arts, social sciences and humanities subjects will be scrapped, with the annual costs of up to £9,000 repaid by graduates.
A reduced teaching grant will be available only for clinical subjects and some science, technology, engineering and mathematics (STEM) subjects.
The NCH report found 65 per cent of MPs studied an arts, humanities or social sciences discipline, compared with just over 10 per cent who studied STEM disciplines.
But only around 30 per cent of vice-chancellors of Russell Group universities came from an arts, humanities or social sciences background, compared to 65 per cent who had studied STEM subjects.

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Diplômés étrangers: la circulaire Guéant préoccupe les entreprises françaises

Les EchosPar Cécile AZZARO. Plus de six mois après son entrée en vigueur, la circulaire Guéant, qui restreint les possibilités de recrutement en France d'étudiants étrangers diplômés, préoccupe les entreprises françaises, soucieuses de recruter ces profils souvent atypiques.

"On suit de très près le dossier. Les entreprises sont préoccupées. Cela risque d'être un problème pour la compétitivité de la France et son rayonnement à l'étranger", souligne-t-on au Medef.
A la suite de cette circulaire du 31 mai appelant les préfectures à plus de rigueur, de nombreux diplômés étrangers, certains très qualifiés, n'ont pas pu obtenir un changement de visa (d'étudiant à salarié), bien que recrutés par des entreprises françaises.
Les employeurs ont dû renoncer à les embaucher et plusieurs étudiants se retrouvent sans papiers, souligne Meriem Kadari, du Collectif du 31 mai. Selon le Collectif, 940 étudiants se sont vu refuser un visa salarié, dont seulement 300 ont eu leur situation régularisée après réexamen de leur dossier.
Fin novembre, le ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez avait évoqué 500 étudiants étrangers auxquels les préfets avaient refusé le statut de salarié, dont plus de 250 qui avaient finalement obtenu une réponse positive après réexamen de leur dossier.
Des manifestations ont été organisées. Un nouveau rassemblement est prévu dimanche à Paris, pour la Journée internationale de solidarité avec les migrants. Les présidents et directeurs d'université, des grandes écoles et des écoles d'ingénieurs déplorent cette situation.
Au Medef, on explique que "ces jeunes sont très demandés. Ils sont sur des postes souvent à haute responsabilité à l'international, où on a besoin de ces talents particuliers, de ces nationalités. Ils ont une connaissance des langues, des marchés de leur pays. Ils ne prennent la place de personne."
"On va perdre un marché"
Plusieurs diplômés étrangers contactés par l'AFP ont indiqué avoir reçu, à l'issue de leur refus de visa, des offres dans d'autres pays, notamment au Canada, en Angleterre ou en Belgique. "La France est en train de former des élites qui partiront ensuite à l'étranger", résume Meriem Kadari.
"Quand on discute avec les DRH, ils sont atterrés. C'est l'attractivité des entreprises et leur compétitivité qui est menacée", ajoute-t-on au Medef.
Eric Decalf, Pdg de la SSII (société de services en ingéniérie informatique) Additeam, explique avoir essuyé en octobre un refus pour un "ingénieur en informatique de gestion tunisien" qu'il souhaitait recruter: "On va perdre un marché", s'est-il désolé.
"Le motif de refus (...) est qu'il y a des diplômés informatiques formés en France disponibles. C'est une réponse technocratique (...) Nous on sait très bien qu'il n'y en a pas pour ce marché précis, sinon on recruterait en France!", affirme-t-il.
"Des problèmes se sont posés à quelques reprises déjà chez nous, sur des postes où l'on attend des compétences particulières et où on a fait un effort de formation particulier", confirme anonymement un responsable d'un grand groupe industriel français. "Si on a pris ces étudiants en stage, c'était bien dans l'optique de les garder derrière."
Comme une trentaine d'autres contactées par l'AFP, son entreprise "ne souhaite surtout pas être citée car le sujet est sensible. Plus on parlera, plus ce sera difficile pour obtenir un visa", dit-il.
Fin novembre le Premier ministre François Fillon a tenté de rassurer. Il a défendu la circulaire mais assuré que l'accueil d'étudiants étrangers participait au "rayonnement de notre enseignement supérieur et de notre pays".
Voir aussi: Diplômés étrangers: cette circulaire qui ne passe pas, Diplômés étrangers: Fillon s'engage, Diplômés étrangers: Wauquiez fait un geste, Menace sur les diplômés étrangers en entreprise.

Les EchosAZZARO poolt Cecile. Rohkem kui kuus kuud pärast jõustumist, ümmargune Guéant, mis piirab võimalusi värbamine välisüliõpilaste lõpetanud Prantsusmaa, prantsuse asjaomased ettevõtted, püüdes värvata need profiilid sageli atüüpilised. Velle...

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Devenir membre de jury VAE pour participer à l'excellence du secteur

http://www.rsma.re/client/gfx/utilisateur/Image/Partenaires/carif-oref.jpgEn 2010, la Cellule régionale inter service de la validation des acquis de l’expérience publiait un guide pour devenir membre de jury VAE. Depuis, un certain nombre d’animations autour de cette thématique ont été mises en œuvre. Il s’agissait d’informer les publics, potentiels jurys VAE, des modalités.  Nous avons rencontré au cours d’une de ces séances d’information, Rachel CAZANOVE. Educatrice de jeunes enfants, directrice de crèche au Port, elle a été membre de jury VAE. Elle nous expose son retour d’expérience.
Rachel CAZANOVE n’a pas choisi de devenir membre de jury VAE. On pourrait dire qu’elle l’est devenue un peu par hasard. Et pourtant c’est un rôle qu’elle a pris très au sérieux. « Pour moi, ce qui est important, c’est qu’il y ait de la rigueur dans ces validations. Elles ont autant de valeur qu’une certification obtenue par la voix de la formation.  Je voulais que mes compétences et mes connaissances servent. Quand les validations sont octroyées, elles le sont de la manière la plus cohérente possible avec les attentes du métier. Je suis une professionnelle de terrain. J’interviens également dans un organisme de formation auprès d’étudiants éducateur de jeunes enfants. »
Le jury VAE doit consacrer du temps à l’examen des dossiers de candidat. « Quand j’avais des dossiers à consulter, j’y mettais le temps nécessaire à sa lecture quitte à lire à plusieurs reprise le dossier. C’est du boulot, c’est vraiment du travail! Déjà par honnêteté par rapport à la personne qui fait cette démarche et ensuite par honnêteté professionnelle. »
De son expérience, R. CAZANOVE nous explique qu’être membre de jury VAE, ce n’est pas faire de la compassion. On doit juger un dossier, être rigoureux. « Nous avons des outils qui nous sont donnés en amont dont le référentiel sur lequel on doit s’appuyer. Ce référentiel, il faut le lire en profondeur. »
Pour R. CAZANOVE, être membre de jury VAE, « c’est participer à l’excellence du secteur. C’est être reconnu en tant que professionnel de référence. Mais ce n’est pas tout. Dans le secteur où j’évolue, nous travaillons avec des individus. Le côté humain est très important. Il faut développer certaines compétences et je dirai de l’excellence au niveau des valeurs humaines. Ce sont en partie ces éléments que j’essaie de retrouver chez les candidats pour ma part. »  Des candidats qui ont un cadre lors du passage en jury nous explique R. CAZANOVE. « Le certificateur présente au candidat le déroulement du passage devant le jury: le temps de parole du candidat, le temps pour les échanges. Nous avons également un troisième temps consacré à l’échange entre les membres du jury. Dans la plupart des sessions de jury auxquelles j’ai participées, l’ensemble des membres étaient d’accord sur les résultats. »
Il manque encore des personnes pour être membre de jury. Même si cela implique de donner du temps, il s’agit d’un acte qui est autant valorisant pour le candidat que pour soit.
A lire également: Professionnels, partagez votre expertise en devenant membre jury VAE, Un vrai besoin en jury pour le secteur sanitaire et social, Les matinées de la VAE: la VAE collective, une affaire de tous. Comment devenir membre de jury VAE.

http://www.rsma.re/client/gfx/utilisateur/Image/Partenaires/carif-oref.jpg In 2010, the regional cell inter service validation of the experience published a guide to become a member of VAE jury. Since then, a number of activities around this theme have been implemented. This was to inform the public, potential VAE juries, terms. We met during one of these briefings, Rachel Cazanove. Educating young children, nursery manager at the Port, she was a member of VAE jury. She exposes the feedback. Also read: professionals, share your expertise by becoming a member jury VAE, a real need for the jury in health and social sector, the mornings of APL: APL group, a case of all. How to Join VAE jury. More...

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Répertoire des sigles

http://www.apecita.fr/apecita_images/Partenaires%20r%C3%A9gionaux/BOU/Logo%20efigip.gifLes sigles et les abréviations font désormais partie de notre culture administrative. Afin d’y voir plus clair, Efigip à la demande du Ccrefp, a réalisé un répertoire des sigles. Cet outil permet de retrouver rapidement un sigle ou un terme lié aux domaines de l’emploi, de la formation ou de l’insertion.
Rechercher un sigle.
Par mots-clés.
Par ordre alphabétique: A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K, L, M, N, O, P, Q, R, S, T, U, V, W, X, Y, Z.
http://www.apecita.fr/apecita_images/Partenaires% 20R% C3% A9gionaux/BOU/Logo% 20efigip.gif Die Abkürzungen sind Teil unseres administrative Kultur. Um klarer zu sehen, auf Antrag der Efigip Ccrefp, durchgeführt einem Repertoire von Abkürzungen. Dieses Tool ermöglicht es Ihnen, schnell eine Abkürzung oder einen Begriff mit den Bereichen Beschäftigung, Ausbildung oder Integration verbunden sind. Suche ein Akronym. Mit Schlüsselwörtern. In alphabetischer Reihenfolge.

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