http://www.finance-watch.org/wp-content/uploads/2011/06/Le_Monde_logo.pngPar Isabelle Rey-Lefebvre. S’il fallait dresser le portait robot de l’étudiant européen, ce serait une fille de 24 ans, inscrite en licence, aves des ressources d’en moyenne 850 euros par mois et dont les parents sont diplômés de l’enseignement supérieur.
Voici à gros traits, les résultats de la quatrième enquête Eurostudent sur les conditions de vie des étudiants en Europe, pilotée par l’Allemagne. L’étude porte sur 26 pays européens mais l’observatoire de la vie étudiante (Ove), correspondant français d’Eurostudent en a tiré une synthèse sur dix pays, publiée dans le bulletin de l’Ove de décembre 2011.
En réalité, les modèles d’enseignement supérieur et donc les profils sont assez différents d’un pays à l’autre. Les Français sont les plus jeunes avec un âge moyen de 21,5 ans, car, dès le bac en poche, ils se pressent aux portes des établissements supérieurs pour décrocher le plus vite possible un diplôme, sésame de l’entrée dans la vie professionnelle. A l’opposé, les Danois sont les plus vieux avec une moyenne d’âge de 26,6 ans, suivis par les Anglais (26 ans) puis les Suédois (25,5 ans). 75% des Danois n’entrent pas directement dans le supérieur, 40% le font après deux ans. Car, au terme de leurs études secondaires, ces étudiants musardent, un an ou deux pour voyager, vivre une première expérience professionnelle ou réaliser un projet associatif ou personnel. Ce temps de maturation aboutit-il à une meilleure orientation des étudiants plus déterminés dans leur choix de cursus, dans leur projet de vie ? Hélas ! L’étude ne le dit pas. A noter qu’au Royaume-Uni près de 23 % des étudiants ont plus de trente ans, car les allers et venues entre le monde du travail et les études sont plus fréquents et plus faciles.
Cette différence d’âge explique la diversité des profils. Les plus âgés sont évidement plus fréquemment mariés avec des enfants, il n’est pas rare de voir des crèches dans les universités danoises ou suédoises et travaillent. 74% des étudiants Suisses et 66% des Danois exercent une activité rémunérée. A l’opposé, les Espagnols, les Italiens ont les taux d’activité les plus réduits avec respectivement 32 et 36%. Par voie de conséquence, les étudiants latins sont plus souvent dépendants de leur famille sur le plan financier ou de leur logement. En Espagne, Allemagne, France, Pologne ou Roumanie, la moitié des ressources des étudiants vient de la famille, avec une particularité française où les aides collectives représentant la même part que les subsides familiaux (25%). En Suède ou au Danemark, les fonds publics représentent 60% des ressources complétées les revenus d’activités (20% en Suède, 30% au Danemark). Cette émancipation se traduit aussi dans les lieux de résidence en Grande Bretagne, Allemagne, en Suède et au Danemark où moins d’un étudiant sur trois vit au domicile parental, lorsque 75% des Italiens vivent chez leur parents. La France occupe une position moyenne avec autant d’étudiants chez leurs parents ou chez eux.
Sur le plan de l’inégalité d’accès à l enseignement supérieur , l’Espagne et la France et dans une moindre mesure l’Italie se distinguent pour la sous représentation la plus marquée des étudiants d’origine populaire avec à l’autre bout de l’échelle le Danemark et la Pologne et enfin la Suède.
http://www.finance-watch.org/wp-content/uploads/2011/06/Le_Monde_logo.png Isabelle Rey-Lefebvre. Gdybyśmy sporządzenia robota Europejskiej studenta, będzie to dziewczyna z 24, zarejestrowanej licencji aves zasobów średnio 850 euro miesięcznie i którego rodzice są absolwentami Szkolnictwa Wyższego.
Tu, w szerokim kresek, wyniki czwartego Eurostudent badania życia studentów w Europie, prowadzona przez Niemcy.
Badanie objęło 26 krajów europejskich, ale Obserwatorium Życie studenckie (OVE), francuski korespondent Eurostudent zwrócił podsumowanie z dziesięciu krajów, opublikowane w biuletynie Ove grudnia 2011. Więcej...