Aller a la home de France 5Depuis le 24 novembre 2011, les salariés peuvent demander à bénéficier d'un bilan d'étape professionnel. Le point avec Alain-Frédéric Fernandez, consultant, spécialiste de la formation.
En quoi consiste le bilan d'étape professionnel?

Alain-Frédéric Fernandez. "Le bilan d'étape professionnel bénéficie tous les cinq ans aux salariés ayant au moins deux ans d'ancienneté, qui en font la demande. C'est le meilleur dispositif de la formation professionnelle. Il est fait en commun entre le salarié et l'employeur. Il permet de déterminer les compétences et savoir-faire acquis par le salarié au sein de l'entreprise mais également au cours d'activités bénévoles ou sportives, son niveau en langues étrangères, ses besoins en formation. La demande du salarié ne peut être refusée par l'employeur."
Cet outil permettra-t-il aux salariés de maintenir leur employabilité?

A-F.F. "C'est à l'employeur de veiller à l'employabilité de ses salariés.  En effet, l'article L 63-21-1 du Code du travail prévoit que "l'employeur assure l'adaptation des salariés à leur poste de travail. Il veille au maintien de leur capacité à occuper un emploi, au regard notamment de l'évolution des emplois, des technologies et des organisations. Il peut proposer des formations qui participent au développement des compétences, ainsi qu'à la lutte contre l'illettrisme". Il est trompeur de demander aux salariés de devenir acteurs de leur carrière. Ils ne connaissent pas l'évolution des métiers, de l'économie, la stratégie de leur entreprise."
Le Droit individuel à la formation n'a pas rencontré un vrai succès auprès des salariés. En sera-t-il de même pour ce nouvel outil?

A-F.F. "Un salarié ne s'intéresse à la formation que lorsqu'il a un problème à résoudre. Le reste du temps, il trouve cela rébarbatif. 40% des salariés ne s'intéressent pas à la formation. C'est le même taux qu'il y a 40 ans, en 1971. La principale raison de ce manque d'engouement est que l'offre de formation est une offre scolaire, une offre en présentiel qui est inefficace et qui fait peur aux salariés. Pour susciter leur intérêt, il faut évoluer vers une offre interactive  du type rapid learning, serious games… Aux Etats-Unis, 60% de l'offre de formation est en e-learning contre 5% en France."
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