http://www.focusrh.com/squelettes/images/logo_RH.jpgPar Stéphane Diebold. Le monde bouge et la formation s’adapte à son environnement, un nouveau contrat social se dessine ainsi qu’une nouvelle gouvernance de la formation. Traditionnellement la gouvernance repose sur une quadrature: la vision, la structure, le processus, et les personnes. Nous interrogerons donc ces quatre composantes pour dessiner une cartographie des interrogations et des paradoxes de cette nouvelle gouvernance.
La vision
Il s’agit de déterminer la place que la formation doit avoir dans l’organisation et la stratégie de l’entreprise. Traditionnellement, on propose une opposition « order maker » ou « order taker ». Le service formation doit-il devenir un partenaire métier ou rester une fonction support. Dans le cas d’un Business partner, la formation devra se rapprocher davantage encore des métiers pour les aider à déterminer les clés opérationnelles de leur avenir. Le formateur ne serait alors plus un « savant sachant sans faire » (Michel Verret et Paul Nugues, le travail ouvrier, L’Harmattan, 1999), mais un acteur de la performance. Dans le second cas, la formation se professionnaliserait pour devenir une entité séparée des métiers avec un savoir propre que les métiers pourraient consulter comme d’autres consultaient l’oracle. Bien sûr, ces oppositions ouvrent la voie à toutes les situations intermédiaires. Mais il faut connaître la place que l’on veut donner à la formation pour les années à venir et ainsi savoir comment la formation assurera son rôle de trans-formation.
La structure

La formation doit penser son organisation : s’agit-il d’une structure centralisée classique, de petites équipes de types commando formatifs plus réactifs ou d’un écosystème apprenant ? La structure doit tenir compte de l’obsolescence des connaissances et de l’absence de visibilité pour crée la configuration ad hoc. Les écosystèmes apprenant® sont particulièrement intéressants avec des notions comme l’open Learning parce qu’ils ouvrent voie à une nouvelle donne organique et une nouvelle coordination.
Le processus

Le processus de formation sera-t-il un processus industriel ou artisanal? La réponse passe par la vision que l’on a du formé ou de l’apprenant. Si la formation arbitre sur des compétences clairement identifiées, il est facile de construire des usines à contenus, mais si la formation décentralise le processus, ce qui est une facilité dans un environnement instable, l’artisanat formatif, créer du sur-mesure, nécessite un talent de pédagogue et une réactivité qui est à construire, former en temps réel.
Les personnes

S’agit-il d’accompagner des personnes qui soient disciplinées ou des personnes qui soient motivées? Quelles sont les cartographies de compétences ou de talent qui soient attendues de ses collaborateurs? Quel degré d’autotélisme? Comment articuler les attentes individuelles et les exigences collectives? Autant de questions qui vont structurer la gouvernance de la formation.
Les choix sont souvent délicats, on serait tenté de choisir tout et son contraire. C’est en cela que la gouvernance est particulièrement intéressante, faire le bon choix. L’avenir n’est pas une loterie mais la construction d’une cohérence fondée sur des choix. Avoir des directeurs de formation, étymologiquement, des personnes qui proposent des directions et qui soient capables d’en assurer les mises en œuvre dans le respect de l’histoire et de la stratégie de l’entreprise. L’avenir de la formation appartiendra à ceux qui construiront cette gouvernance évolutive…
A propos de l’auteur: Stéphane Diébold a mis son expérience au service de l’innovation pédagogique et de la performance en entreprise, au sein de TEMNA (www.temna.fr) dont il est le fondateur depuis 2003. Associatif, il a assumé des responsabilités dans une dizaine d’association, essentiellement formatives, aujourd’hui Vice-président du GARF (Groupement des acteurs et responsables formation) et de l’ETDF (European traning and development federation – Fédération européenne pour la formation et le développement).
http://www.focusrh.com/squelettes/images/logo_RH.jpg Stéphane Diebold. Świat się zmienia i szkolenia dostosowuje się do otoczenia, nowej umowy społecznej ma się zwrócić i nowego zarządzania edukacji. Tradycyjnie zarządzania opartą na kwadratowej: wizja, struktury, procesu i ludzi. Tak więc zbadamy tych czterech składników narysować mapę pytania i paradoksy tego nowego ładu. Więcej...