Les EchosPar Isabelle Ficek. Le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, s'est félicité hier de l'attractivité retrouvée des universités, dont les effectifs ont augmenté.

« L'université est redevenue attractive, elle enregistre une hausse des inscriptions », s'est félicité hier, lors de sa conférence de presse de rentrée, le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez. Les prévisions d'inscriptions dans les universités sont en hausse de 2,4 % par rapport à 2010 (et de 1,5% en première année). Ce qui portera à 1,4 million le nombre d'étudiants en fac et à 2,36 millions l'ensemble des effectifs du supérieur (+1,7%). Les IUT et les classes préparatoires accusent une légère baisse (-0,8% et - 1,1%), quand les sections de techniciens supérieurs continuent de croître (+1,7%). Une hausse des effectifs que Laurent Wauquiez lie aux réformes engagées sur le quinquennat,dont la loi d'août 2007 sur l'autonomie des universités (LRU). Il a assuré que toutes les universités seraient passées à l'autonomie en janvier 2012, sauf celle de Polynésie, en 2013. « C'est une réforme réussie, qui laisse une trace durable », a-t-il insisté, revenant sur les « changements concrets », comme des cursus pluridisciplinaires, les bureaux d'insertion professionnelle, la création de 41 fondations...
Tout en déclarant que l'enseignement supérieur reste une « priorité » mais ne pourra « s'exonérer de participer à l'effort » pour le budget 2012, le ministre a souligné la hausse du budget sur le quinquennat, comme celle des moyens extrabudgétaires, avec l'opération campus de rénovation immobilière et le grand emprunt. La dépense est passée de 10300 euros par étudiant en 2006 à 11400 euros. L'écart reste important entre l'université et les classes préparatoires (15300 euros), mais le gouvernement a réalisé un certain rattrapage (en 2006, l'Etat dépensait 8600 euros par an pour un étudiant en université et 15000 en CPGE).
Laurent Wauquiez a par ailleurs annoncé qu'il réfléchissait à mieux accompagner les universités qui rencontrent des problèmes financiers avec leur masse salariale en raison d'une pyramide des âges défavorables, précisant que la « solidarité » entre les universités bien et mal loties sur ce point était « le bon sens ». Plus inattendu, il travaille aussi à ce que les mutuelles étudiantes ne répercutent pas la hausse de la taxation des complémentaires santé, décidée dans le dernier plan de rigueur. Il veut enfin s'atteler à la question des bacheliers professionnels, plus nombreux cette année mais aussi souvent plus fragiles dans l'enseignement supérieur. L'enjeu étant que la hausse des effectifs constatée n'aille pas nourrir un échec encore trop important.
"Ülikoolil on jälle atraktiivne, lindistas ta kasv osavõtt," tervitas eile ajal tema pressikonverents tagasi, kõrghariduse, Laurent Wauquiez. Ilmaennustus ülikooli sooviavaldused on kuni 2,4%-le 2010 (ja 1,5% esimesel aastal). Velle...