Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes)Le CNFPTLV a publié en juillet 2011 la troisième édition des « Portraits statistiques régionaux (2000-2007) », qui compare les politiques régionales de formation professionnelle, les conditions d'insertion professionnelle des jeunes et les contextes socio-économiques régionaux.
Ces portraits proposent des tableaux statistiques (population, PIB, solde migratoire, population active, taux d'emploi des femmes, etc.), des indicateurs relatifs à la formation initiale (taux de scolarisation par tranche d'âge, proportion de bacheliers…), à la formation professionnelle (taux d'accès à l'apprentissage et au contrat de professionnalisation des jeunes, proportion d'apprentis par niveau de diplôme, part des demandeurs d'emploi en formation, etc.) et à l'insertion professionnelle des jeunes formés dans la région (taux de chômage après trois ans de vie active, proportion de jeunes ayant une trajectoire éloignée de l'emploi…).
Le portrait du Poitou-Charentes montre que le secteur primaire occupe 6% des emplois de la région (3,1% en métropole). Il semble que l’industrie occupe aussi une place un peu plus importante qu’en moyenne. Malgré tout, il semble que le poids économique de l’industrie et de l’agriculture diminue au profit des activités de services. Le tertiaire occupe de plus en plus d’emplois. L’activité marchande et les services à la personne progressent, de même que l’emploi public. La situation économique régionale s’améliore: le taux de chômage, auparavant proche de la moyenne nationale, a diminué d’un point.
Le CNFPTLV précise que les jeunes de la région n’ont pas été impactés par la dégradation générale de l’économie; le taux de chômage et la proportion de jeunes marginalisés n’ont pas changé. En Poitou-Charentes, l’appareil éducatif semble relativement performant, la proportion de sorties sans qualification faisant toujours partie des plus basses de France. Au niveau de l’enseignement supérieur, le taux de scolarisation des 20-24 ans est plus faible qu’en moyenne.
Le Poitou-Charentes est une des deux régions où les jeunes s’orientent le plus vers des CAP ou BEP à l’issue de la troisième. Le poids de l’apprentissage parmi l’ensemble des jeunes de 16 à 25 ans est l’un des plus importants de l’Hexagone. Depuis le début des années 2000, l’apprentissage s’est également développé dans l’enseignement supérieur.
Enfin, le CNFPTLV fait un zoom particulier sur le secteur sanitaire et social en Poitou-Charentes, secteur en forte croissance et aux besoins de main d’œuvre importants. Consulter les « Portraits statistiques régionaux » (2000-2007) du CNFPTLV (juillet 2011, 174 p.).
http://a2.idata.over-blog.com/178x156/1/38/56/33/Logo.jpgProvence-Alpes-Côte d’azur
> Contexte

L’organisation spatiale de Provence-Alpes-Côte d’Azur est fortement contrastée: elle juxtapose des reliefs alpins à des plaines et des littoraux urbains. Ce littoral rassemble 70% de la population régionale sur une frange de 25 km de large. Ce continuum urbain est formé de 11 villes de plus de 50 000 habitants dont trois appartiennent aux dix unités urbaines les plus importantes de France: Aix-Marseille, Nice et Toulon. L’arrière-pays montagneux reste peu densément peuplé. L’agriculture régionale s’appuie sur les cultures fruitières, la vigne, le maraîchage et les cultures florales et occupe 2,2% des emplois de la région, ce qui est moins qu’en métropole (3,1%). L’activité économique de la région est très orientée vers le tertiaire (81,2% des emplois) et dans une moindre mesure vers l’industrie qui reste un secteur d’activité important pour l’économie régionale, même si les 10,2% d’actifs qui y sont directement rattachés représentent moins que la moyenne nationale (15,3%). Le département des Bouches-du-Rhône représente près de la moitié des emplois industriels de la région notamment avec la sidérurgie, les raffineries et les chantiers navals. Dans le sillage de pôles de recherche et de développement comme Sophia-Antipolis se trouvent également des industries de composants électriques et électroniques. Ailleurs, l’économie dépend pour une large part du tourisme: après la Corse, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est celle dans laquelle la part de l’hôtellerie et de la restauration est la plus élevée dans l’emploi régional. Les activités marchandes liées au tourisme, aux activités résidentielles, mais aussi celles en lien avec le négoce et la logistique induites par le port de Marseille font du commerce une activité importante dans l’emploi régional (14,5%). La région compte aussi une part d’emplois publics particulièrement importante (3e rang national). Au final, PACA est l’économie la plus tertiarisée de France, Île-de-France et régions d’outre-mer exceptées.
La région est caractérisée par un chômage important: en 2007, le taux de chômage est de 9,8% (contre 8% en moyenne nationale), soit l’un des trois plus élevés avec celui des régions Nord-Pas de Calais et Languedoc- Roussillon. Pour autant, la situation s’améliore depuis la fin des années 1990. Entre 2000 et 2007, le taux de chômage de la région a baissé en moyenne chaque année de 3,2% quand il ne baissait que de 1,1% au niveau national. Cette amélioration est à relier à la forte progression de l’emploi régional qui augmente plus de deux fois plus vite qu’en métropole: +1,6% par an en moyenne entre 2000 et 2007, contre +0,7% en moyenne.
Le dynamisme démographique accompagne cette augmentation de l’emploi régional. Après une croissance annuelle moyenne de 0,6% pendant les années 1990, la vitalité démographique s’est accélérée, la population de la région augmentant de 1% par an entre 2000 et 2007. Cette croissance de la population est avant tout alimentée par les migrations toujours importantes et ce quel que soit l’âge des individus. Provence-Alpes-Côte d’azur fait partie des sept régions de métropole qui captent les flux migratoires des 20-29 ans. C’est aussi l’une de celles connaissant la plus forte progression de jeunes de moins de 25 ans: entre 2000 et 2007, cette population a augmenté de 75 000 individus alors qu’entre 1990 et 1999 elle avait diminué de 26000.
> Formation initiale

Les indicateurs globaux relatifs au système de formation initiale placent la région dans une situation très proche de la moyenne nationale: 81,6% des jeunes de 16-19 ans et 31,5% des 20-24 ans sont scolarisés, la part de bacheliers dans une génération est de 62,2% et on compte 39,1% de sortants diplômés du supérieur. En revanche, la proportion de sorties sans qualification y diminue moins qu’en moyenne, la région continuant ainsi de connaître une proportion de ces sorties élevée: 6,4% en 2007. La part des baccalauréats généraux dans l’ensemble des baccalauréats est la troisième plus élevée de France, juste derrière l’Île-de-France et la Corse, et l’université continue d’occuper un espace prépondérant au sein de l’enseignement supérieur. La région PACA est en effet, avec l’Aquitaine, la dernière région de métropole où plus d’un néo-bachelier sur deux continue de choisir l’université à son entrée dans l’enseignement supérieur.
> Formation professionnelle

L’offre régionale de formation est encore plutôt orientée vers les filières générales. Dans le secondaire, le poids des orientations en fin de troisième vers des Cap-bep (36,5%), bien qu’en progression, demeure parmi les plus bas de l’Hexagone, tout comme les orientations vers les filières professionnelles courtes à l’entrée du supérieur (33,6%). En revanche la part des baccalauréats professionnels s’est accrue et se rapproche du niveau moyen (19,4%). La très forte progression qu’avait connu l’apprentissage dans les années 90 s’est ralentie ces dernières années et la région se trouve désormais dans une position moyenne pour la diffusion de l’apprentissage: en 2007, 3,6 contrats ont été signés pour cent jeunes de 16 à 25 ans contre 3,4 en métropole. Dans ce contexte de ralentissement, les formations de niveau bac progressent néanmoins – en 2007, les apprentis représentent 33,7% des jeunes préparant des diplômes professionnels de niveau bac. De même que les formations du supérieur qui rassemblent la même année près de 17% des apprentis.
La baisse générale du recours aux autres contrats en alternance après 2004 et la création du contrat de professionnalisation est plutôt moins marquée qu’ailleurs, la région demeurant l’une des plus grandes utilisatrices de ces contrats qui, en 2007, concernent 1,9% des jeunes de 16-25 ans.
Les actions de formation en faveur des moins de 26 ans sont relativement développées (on compte 18,8 jeunes de moins de 26 ans en formation pour 100 demandeurs d’emploi de cet âge) et en très grande partie prises en charge par la région (qui finance 73,2% de ces formations, contre 69,5% en moyenne nationale). Du côté des publics adultes, les formations sont largement moins nombreuses et leur place a diminué depuis le début des années 2000: le nombre de plus de 26 ans en formation rapporté au nombre de demandeurs d’emploi de cet âge (5,9%) est l’un des plus faibles du pays en 2007. Si la région est toujours peu impliquée dans ces actions en faveur d’un public adulte, son intervention a cependant considérablement crû sur la période, passant de 19,9% des actions financées en 2000 à 35% en 2007.
> Insertion professionnelle

Les sortants de l’enseignement secondaire ont bénéficié sur la période d’une amélioration générale du marché du travail régional: si leurs conditions d’insertion restent un peu plus difficiles qu’au niveau national, elles se sont nettement moins dégradées qu’ailleurs. Ainsi, le taux de chômage trois ans après leur sortie du système scolaire n’a progressé que de 2% en moyenne par an (pour atteindre en 2007, 24,2% pour les femmes et 21,3% pour les hommes) alors que l’augmentation moyenne nationale est de l’ordre de 7% par an. L’observation plus longitudinale de leur arrivée sur le marché du travail va dans le même sens. Pour les jeunes hommes sortis de l’enseignement secondaire, on observe même une augmentation de la proportion de ceux qui se sont stabilisés en trois ans avec un emploi à durée indéterminée et une baisse de ceux restés éloignés de l’emploi.
La situation est très différente pour les jeunes sortis avec un diplôme de l’enseignement supérieur. Si les hommes connaissent des conditions d’insertion relativement proches de celles observées en moyenne nationale, les femmes rencontrent elles des difficultés bien plus grandes. Leur taux de chômage trois ans après la sortie de formation initiale atteint 10,7%, soit 3,8 points de plus que la moyenne, et elles sont 52,3% à connaître une trajectoire de stabilisation avec un emploi à durée indéterminée contre 56% au niveau national.
Voir aussi JALONS de la formation professionnelle du CNFPTLV.

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes) The CNFPTLV published in July 2011 the third edition of "Portraits regional statistics (2000-2007)," which compares the regional policies of vocational training, conditions of employment of young people and regional socio-economic contexts. These portraits offer statistical tables (population, GDP, net migration, labor force, employment rate of women, etc.) Indicators on the initial (enrollment rates by age, proportion of graduates...) , vocational training (rate of access to learning and professional training contracts for young people, proportion of apprentices by level of education, proportion of jobseekers in training, etc.) and the employability of young people trained in the region (unemployment rate after three years of life, proportion of young people having a trajectory away from the job...).
http://a2.idata.over-blog.com/178x156/1/38/56/33/Logo.jpg Provence-Alpes-Côte d'Azur

> Background
The spatial organization of Provence-Alpes-Côte d'Azur is strongly contrasted: it juxtaposes reliefs alpine plains and coastal cities. This coast has 70% of the regional section of a 25 km wide. This continuum is comprised of 11 urban cities with over 50,000 inhabitants, of which three belong to the ten largest urban units in France: Aix-Marseille, Nice and Toulon. The mountainous hinterland is sparsely populated. Regional agriculture is based on fruit crops, grapes, vegetables and flower crops and occupies 2.2% of jobs in the region, which is less than in metropolitan (3.1%). Economic activity in the region is facing the tertiary sector (81.2% of employment) and to a lesser extent to industry remains an important sector for the regional economy, although 10.2 % of assets that are directly linked is less than the national average (15.3%). The Bouches-du-Rhône represents nearly half of industrial employment in the region including steel, refineries and shipyards. In the wake of centers of research and development as Sophia-Antipolis are also industries of electrical and electronic components. Moreover, the economy depends in large part of tourism: from Corsica, Provence-Alpes-Côte d'Azur is one in which the part of the hotel and restaurant is the highest in the regional employment. Market activities related to tourism, residential activities, but also those related to trading and logistics induced by the port of Marseille doing business in an important regional employment (14.5%). The region also has a share of public employment of particular importance (ranking third nationally). In the end, PACA is the world's most tertiarised de France, Ile-de-France region and overseas excepted. More...