http://www.lesechos.fr/images/les-echos.pngPar Isabelle Ficek. La place de la France dans les classements mondiaux des universités ne correspond ni à sa production scientifique ni à son rang économique, relève une étude. Un décalage que visent à corriger les réformes en cours.
Le très attendu classement de Shanghai, qui avait sonné en France comme un coup de tonnerre en 2003, devrait être publié cette année le 15 août. Et sans aucun doute dans l'Hexagone, ces résultats seront scrutés à l'aune des réformes en cours : effets de la loi LRU sur l'autonomie des universités, fusions, constitution des pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), dont l'un des objectifs est de renforcer la lisibilité et l'attractivité du système français à l'international. Un enjeu majeur dans la compétition mondiale de l'économie de la connaissance, dans laquelle la France, sans manquer d'atouts, est parfois à la peine.
Une étude publiée en juillet par CampusFrance et menée par l'Observatoire des sciences et des techniques, passe aux crible les « causes de cette discordance » entre la production scientifique française et la position des établissements français dans les différents classements mondiaux.
La note relève que si pour son « volume de production scientifique », la France se situe entre la 6 e et la 7 e place mondiale, ce qui est « globalement en rapport avec son PIB », et « cohérent avec le nombre de prix Nobel et de médailles Fields décernés à des chercheurs français » (respectivement 4 e et 2 e rang mondial avec 57 prix Nobel sur 829 et 11 médailles Fields sur 52), si elle atteint le 3 e rang mondial pour l'accueil des étudiants étrangers, en revanche, elle ne brille pas dans les classements.
13 établissements distingués

L'université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), premier établissement français d'enseignement supérieur dans le classement de Shanghai (Arwu), « ne se trouve qu'à la 39e place ». Et sur les 200 premiers établissements mondiaux des principaux classements internationaux (Arwu, Times Higher Education et QS), la France compte seulement 4 établissements classés dans l'Arwu (contre 14 pour l'Allemagne, 16 pour le Royaume-Uni), 4 dans THE (contre 14 et 29) et 5 dans QS (11 et 30).
En cause ? Des spécificités bien identifiées du système français, « dual », avec d'un côté les universités, les grandes écoles -  « deux systèmes éducatifs parallèles et aux échanges marginaux jusqu'à il y a peu » -et les organismes de recherche (CNRS, IRD, Inserm, mais aussi CEA, Ifremer, etc.), ces derniers pouvant « jouer un rôle international qui n'apparaît pas directement dans les classements ».
L'étude table sur les processus de rapprochements - et cite entre autres l'université de Strasbourg, distinguée par le grand emprunt comme futur grand campus à vocation mondiale -pour renforcer l'attractivité du système français, dont la «  multiplicité et le morcellement », comme l'ont déjà pointé le comité de suivi de la LRU ou la Cour des comptes, contribuent à cette faible visibilité dans les classements. Elle fait aussi valoir que de nombreux critères ne sont pas pris en compte par ces classements. Ce que devrait corriger le classement U-Multirank, actuellement étudié et développé probablement pour 2012 avec le soutien de la Commission européenne.
http://www.lesechos.fr/images/les-echos.png Isabelle Ficek. Miejsce Francji w światowych rankingach uniwersytetów nie jest ani naukowe, ani ich produkcji do statusu ekonomicznego, jest studium. Zmiany, których celem jest prawidłowe trwających reform. Wyczekiwanych rankingu Szanghaju, którzy przybyli do Francji jako grzmot w 2003 roku, które zostaną opublikowane w tym roku na 15 sierpnia. I z pewnością w Hexagon, wyniki będą analizowane w świetle aktualnych reform: Wpływ prawa LRU na autonomię uczelni, fuzje, tworzenie ośrodków badań i szkolnictwa wyższego (PRES) którego jednym z celów jest zwiększenie czytelności i atrakcyjności francuskiego systemu na całym świecie. Głównym wyzwaniem w globalnej konkurencji gospodarki opartej na wiedzy, w którym Francja, bez majątku brakuje, czasem do śmierci. Badania opublikowane w lipcu przez CampusFrance i prowadzone przez Obserwatorium Nauki i Technologii, ekran przechodzi do "przyczyn tej rozbieżności" między francuskimi produkcji naukowej i pozycji francuskich instytucji w różnych światowych rankingach. Więcej...