http://orientation.blog.lemonde.fr/files/2011/02/bac2.1296825999.jpgQuand on pense à faire un bilan de l'année qui vient de s'écouler et aux chantiers qui attendent le tout nouveau ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Laurent Wauqiez (*), on constate d'abord à quel point les évolutions ont été importantes à l'université. Lundi 27 juin, je soulignais dans un post ("Quand les universités se battent avec les grandes écoles pour attirer les meilleurs étudiants") à quel point elles se battaient pour constamment améliorer la valeur de leurs cursus et attirer les étudiants. Mais elles ne font pas que s'occuper des meilleurs, elles aident également ceux en difficulté à réussir et, en bout de course, tous à trouver un emploi. 
(*) Depuis 2010 Wauquiez était chargé des Affaires européennes après avoir été secrétaire d'État chargé de l'Emploi de 2008 et 2010. Ce super bon élève a fait Sciences po Paris, est passé par Normale sup (agrégé d'histoire) et a obtenu un DEA de droit public avant d'être diplômé de l'Ena. Il s'est intéressé dans deux rapports de 2006 au système d'aides aux étudiants puis à leur santé et à leur protection sociale.
Réussir en licence

Depuis l’adoption du plan « Réussite en licence », en 2007, l’université s’attaque au mal endémique qu’est l’échec dans les premières années de licence. « Notre objectif est de donner une seconde chance à des étudiants de première année en situation d’échec de façon à qu’ils reprennent le cours de leurs études à la rentrée prochaine », explique ainsi Sophie Kennel, la responsable du diplôme universitaire (DU) Tremplin Réussite de l’université de Strasbourg.
Un diplôme créé non seulement pour donner aux étudiants en difficulté de l’aide méthodologique mais aussi pour les orienter. « C’est d’ailleurs leur principale demande, reprend Sophie Kennel. Ils n’ont pas toujours conscience de leurs lacunes mais toujours de leurs problèmes d’orientation. Comme cet étudiant que ses parents ont poussé à aller en médecine et qui ne sait pas comment leur dire qu’il n’est absolument pas capable d’y réussir. »
Des parcours différenciés

L'initiative de Strasbourg en rejoint beaucoup d’autres.« Dans ce que nous appelons le "parcours réussite" nous nous occupons des élèves en difficulté auxquels nous enlevons certains cours pour leur donner des rattrapages en méthode ou en culture générale », m’expliquait ainsi de son coté Louis Vogel, président de l’université Panthéon-Assas.
« Déceler les étudiants en difficulté est un objectif majeur pour nous, me disait de son côté Yves Lecointe, président de l'université de Nantes, dans un entretien récent sur le site du Monde (accès réservé aux abonnés). Cela se traduit dans les différentes formations sous de nombreuses formes : tests et contrôles continus, partiels… Ensuite, nous inculquons à ces élèves en difficulté les connaissances et les compétences méthodologiques qui peuvent leur manquer.»
Quant à la faculté de droit de l’Université Toulouse 1 Capitole, elle donne directement accès à sa deuxième année à une vingtaine d’étudiants de première année de médecine ayant échoué au concours tout en ayant eu la moyenne aux examens (les «reçus/collés»). « Ils suivent au tout début de l’année des cours de mise à niveau à raison de 6 h par jour puis bénéficient durant l’année d’un TD de méthodologie propre », explique Bernard Beignier, doyen de la faculté de droit, ravi de recevoir d’aussi bons étudiants : « L’année dernière, ils ont tous réussi à passer en 3ème année. Vous savez la première année d’université permet surtout d’acquérir des méthodes de travail et les étudiants de médecine n’en manquent pas ! »
De plus en plus proches du monde professionnel

Le deuxième grand problème « classique » de l’université est l’insertion professionnelle de ses diplômés. Et là aussi de considérables efforts ont été entrepris pour professionnaliser les cursus. « En master, nous incitons nos étudiants à passer le plus possible aux exercices pratiques, explique encore Louis Vogel. N’importe qui peut ainsi venir à Assas et demander une consultation juridique que les étudiants encadrés par des avocats délivrent gratuitement et dont la qualité sera notée. Même chose pour les concours de plaidoirie que nous organisons et qui leur permettent de s’évaluer et de rencontrer des professionnels. » Même écho à l’université Lyon 3. « Nos formations sont tournées vers le monde professionnel, me disait ainsi son président, Hugues Fulchiron. Que ce soit en droit, en management ou encore en langues, l’insertion professionnelle de nos étudiants est une préoccupation essentielle pour nous depuis bien longtemps. »
Quant à l’université de Nantes, elle lance à la prochaine rentrée son premier forum de l’emploi afin de faire se rencontrer entreprises et futurs jeunes diplômés. « Ce forum va venir renforcer les actions que nous menions déjà discipline par discipline, se félicite Yves Lecointe. Par exemple en droit ou en lettres où les professions venaient se présenter aux étudiants dans le cadre de forums des métiers. Nous assurons également un vrai suivi de nos diplômés et avons d’excellentes relations avec les secteurs professionnels. Résultat, nos taux d’insertion n’ont rien à envier à ceux de grandes écoles pour nos masters et licences professionnels. »
http://orientation.blog.lemonde.fr/files/2011/02/bac2.1296825999.jpg Kiedy myślimy o podsumować rok właśnie zakończył i place, przed którymi stoi nowy Ministra Szkolnictwa Wyższego i Badań Naukowych, Lawrence Wauqiez (*), możemy przekonać się, jak zmiany były ważne dla uczelni. Poniedziałek, 27 czerwca, to już podkreślałem w po ("Gdy na uniwersytetach borykają się z liceów w celu przyciągnięcia najlepszych studentów"), w jakim stopniu walczyli do ciągłego podnoszenia wartości kursów i przyciągać studentów. Ale nie tylko wyglądają najlepiej, ale także pomóc tym, stara się odnieść sukces, a pod koniec wyścigu, wszystkie do znalezienia pracy.
(*) Od roku 2010 Wauquiez był odpowiedzialny za sprawy europejskie po Sekretarza Stanu ds. Zatrudnienia 2008 i 2010.
To był bardzo dobrym uczniem Sciences Po w Paryżu, przeszedł Normale sup (profesor historii) i uzyskał DEA w zakresie prawa publicznego przed ukończeniu Ena. Był zainteresowany w dwóch raportów w 2006 r. do systemu pomocy dla uczniów i ich zdrowia i opieki społecznej. Więcej...