http://www.lesechos.fr/medias/2011/06/14/175905_0201433849468_web.jpgPar Laurence N'Kaoua. A l'aube du 40e anniversaire de la loi Delors, premier grand texte légiférant sur la formation professionnelle, l'Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) a mené l'enquête au plus près du terrain. Une étude Ipsos-Logica Business Consulting, révélée en exclusivité dans « Les Echos », dévoile les perceptions de 4.395 salariés et de 400 chômeurs. En voici les principaux enseignements.
1 Des salariés moins formés

Crise oblige, les employeurs ont moins formé leurs équipes: 37 % des salariés déclarent avoir reçu une formation au cours des douze derniers mois, au lieu de 44 % en 2006. Plus inquiétant, un sondé sur quatre (26 %) déclare ne jamais avoir été formé. « Cette part croît de façon symétrique: ils étaient 20 % il y a cinq ans », indique Anne Leroux, directrice d'études d'Ipsos Loyalty.
2 Un accès moindre à partir de 40 ans

Plus de 40 % des salariés âgés de 25 à 40 ans ont bénéficié d'une formation. Un chiffre qui tombe à moins de 35 % pour les quadras. « Plusieurs études ont souligné un accès moins fréquent à la formation pour les seniors. Mais nous nous attendions à ce que cela ne concerne les collaborateurs qu'à partir de 50 ans », affirme Philippe Caïla, directeur général de l'Afpa. Or, renchérit Anne Leroux, « dès 40 ans, les collaborateurs ne semblent plus évoluer dans leurs postes ».
3 Des outils jugés utiles

78 % des sondés ont jugé leur formation « utile dans l'exercice quotidien de leur métier ». « C'est un premier paradoxe, souligne Philippe Caïla. Les entreprises ont eu moins recours à ces outils alors même qu'ils sont davantage plébiscités par les collaborateurs.  »
4 Un levier pour motiver

Selon l'étude, les salariés les mieux formés sont aussi les plus motivés. Pour discuter de formation, les collaborateurs se tournent davantage vers leurs responsables directs (56 %) que vers les services des RH (20 %). « La formation, longtemps perçue comme une obligation légale, est désormais un outil de management », poursuit Philippe Caïla.
5  L'e-learning ne décolle pas

L'art et la manière de former n'ont guère évolué : dans 84 % des cas, les collaborateurs apprennent en groupe dans une salle auprès d'un formateur. L'e-learning n'a toujours pas fait ses preuves, ne pesant que 3 % des formations en un an.
6 Un déficit d'information

Face au maquis d'acteurs, d'offres et de dispositifs de la formation professionnelle, le déficit d'information demeure, malgré les injonctions de la loi de novembre 2009. Seul un salarié sur deux s'estime bien informé sur ses droits (56 %), l'offre de formation (52 %) ou les dispositifs en place (51 %).
7 à peine un chômeur sur trois

De même, près de la moitié des sondés (47 %) ont connu une période de chômage dans les cinq dernières années. Or seul un tiers d'entre eux ont bénéficié d'une formation. « C'est faible », déplore Philippe Caïla. D'autant que, parmi eux, 61 % déclarent qu'un tel apprentissage leur a pourtant permis de retrouver un emploi.
8 Encore des laissés-pour-compte

32 % des salariés n'ayant jamais été formés estiment « ne pas avoir de besoin de formation ». « Sans doute est-ce culturel. En France, la formation initiale tient lieu de viatique », commente Philippe Caïla. Mais, à ses yeux, « la formation fait partie de l'hygiène professionnelle. Il faut que l'entreprise prenne en charge des politiques plus actives ».
L’article 1er de la loi « Delors » du 16 juillet 1971
« La formation professionnelle permanente constitue une obligation nationale. Elle comporte une formation initiale et des formations ultérieures destinées aux adultes et aux jeunes déjà engagés dans la vie active ou qui s’y engagent. Ces formations ultérieures constituent la formation professionnelle continue. La formation professionnelle continue fait partie de l’éducation permanente. Elle a pour objet de permettre l’adaptation des travailleurs au changement des techniques et des conditions de travail, de favoriser leur promotion sociale par l’accès aux différents niveaux de la culture et de la qualification professionnelle et leur contribution au développement culturel, économique et social ».
Voir sur le blog: Enquête AFPA: l'accès à la formation professionnelle reste inégalitaire, 40 ans de formation professionnelle: tout ça pour ça!, Les 40 ans de l'ANI du 9 juillet 1970.

http://www.lesechos.fr/medias/2011/06/14/175905_0201433849468_web.jpg Minn Laurence N'Kaoua. Fil-bidu ta 'l-40 anniversarju ta' l-Delors-liġi, l-ewwel kbira test leġiżlazzjoni dwar it-taħriġ professjonali, l-Assoċjazzjoni għat-Taħriġ Vokazzjonali Adulti (AFPA) mwettqa l-istħarriġ kif viċin l-art . Studju minn Business Consulting Ipsos-LOGICA, żvelat esklussivament "Les Echos", tiżvela l-perċezzjonijiet ta '4395 impjegat u 400 qiegħda. Hawn huma l-lezzjonijiet ewlenin.
Inqas impjegat mħarrġa
Forzi kriżi, dawk li jħaddmu huma timijiet iffurmati anqas tagħhom: 37% ta 'impjegati rapport li rċieva taħriġ matul l-aħħar tnax-il xahar, minflok ta' 44% fl-2006. Aktar inkwetanti, wieħed minn kull erba (26%) qal li qatt ma ġew iffurmati. "Din l-idejn tikber b'mod simetriku: kienu 20% ħames snin ilu," qal Anne Leroux, direttur ta 'riċerka għall-lealtà Ipsos. Ara l-blog: Stħarriġ APMA: Aċċess għal formazzjoni professjonali mhix ugwali, 40 snin ta 'taħriġ vokazzjonali: kollha għal dak!, 40 Snin ta 'l-ANI ta' 9 Lulju, 1970. More...