http://www.groupeaef.com/wp-content/uploads/2010/09/essai_club.jpgEcrit par Catherine PARADEISE. Si les présidents et directeurs d'établissements à travers le monde vivent désormais l'oeil rivé sur leur cote d'amour, c'est que leurs ressources en dépendent de plus en plus. Jusqu'à former de dangereuses bulles spéculatives.
Le classement des universités n’est pas chose nouvelle. Dans The Rise of American Research Universities , Hugh Davis Graham and Nancy Diamond rappellent que Raymond Hughes, président de Iowa State College, « invente » le concept dès 1925 en classant 24 programmes graduate de 38 universités américaines. Même s’il s’en tient à caractériser des départements au sein de leurs disciplines, ses résultats sont vite consolidés pour classer les établissements eux-mêmes, alors que la performance ainsi évaluée est très sensible aux effets de taille. En 1957, Hayward Keniston entreprend le classement systématique des universités du pays en demandant aux directeurs de départements des 25 les plus prestigieuses de noter les départements au niveau Master et post Master. En 1964 puis en 1969, l’American Council of Education publie les résultats d’une enquête de même type. En 1982 puis 1995, le National Research Council américain (NRC) crée son propre classement. US News and World report publie en 1983 le premier des siens, qui, présentant annuellement un ranking par discipline et niveau d’études, dont l’immense succès auprès des candidats à l’enseignement supérieur fera chaque année trembler Chairs, Deans et autres Provosts, Chancellors ou Presidents. Ces rankings ont, dans le cadre des nouvelles politiques de recherche américaines, des effets considérables sur la concentration des financements de recherche et approfondissent la différenciation des établissements d’enseignement supérieur.
En Europe, le mouvement est beaucoup plus tardif. On peut le dater du début des années 2000: Times Higher Education publie depuis 2004 (en association avec Quacquarelli Symonds (QS) jusqu’en 2009) sa liste des 200 premières universités mondiales. Depuis 2007, le Center for Higher Education Development (CHE) allemand, institution publique, produit un classement multidimensionnel des universités européens dans diverses disciplines, pour aider à localiser la recherche de formations de masters et de doctorat, mais aussi pour identifier les forces en recherche des universités européennes. La Commission européenne, pour sa part, a constitué en 2003 et 2004 une liste des 22 universités européennes dont l’impact scientifique est le plus important. En 2008, elle a lancé un appel à proposition pour produire un outil de classement multidimensionnel des universités mondiales, dont les premiers résultats devraient sortir en 2011. Sans allonger la liste, il suffit de consulter Wikipedia pour constater la prolifération actuelle des classements de toutes sortes dans la plupart des régions du monde. Ce subit engouement fait écho à un ensemble de transformations du statut de l’enseignement supérieur auprès de parties prenantes multipliées par le rôle attribué à la connaissance comme source de succès économique individuel et collectif. Les formes qu’il prend reflètent un ensemble d’évolutions de la relation entre Etats, marché, citoyens et usagers et institutions publiques et privées, qui ne sont pas propres à ce secteur.
Un marché qui échappe au contrôle des Etats
Mondialisation et marché de la connaissance
Le rôle des classements dans des « sociétés d’audit »
Les risques d’une économie virtuelle : le signal contre le produit ?
Evolution et devenir des classements

http://www.groupeaef.com/wp-content/uploads/2010/09/essai_club.jpg Written by Paradeise Catherine. Jekk il-presidenti u d-diretturi ta 'istituzzjonijiet fid-dinja huma issa jgħixu għajn tagħhom fuq in-naħa tal-imħabba hija li r-riżorsi tagħhom jiddependu u aktar aktar. Jusqu'à former de dangereuses bulles spéculatives. Sakemm jiffurmaw bżieżaq spekulattiva perikolużi.
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