http://www.lesechos.fr/images/les-echos.pngPar Isabelle Ficek. L'université Pierre-et-Marie-Curie, qui compte plus de 1.000 apprentis, s'interroge sur l'avenir de l'apprentissage dans les universités, pénalisées dans leurs dotations 2011.
Les dotations 2011 aux universités n'ont pas fini de faire des vagues. En cause cette fois, une disposition qui « pénalise celles qui font de l'apprentissage, alors que les budgets sont déjà serrés » pointe Jean-Charles Pomerol, président de l'UPMC (université Pierre-et-Marie-Curie, Paris-6 Jussieu), première université scientifique et médicale de France et pionnière en la matière.
« Quel est le message ? »

Car dans le calcul de la dotation 2011, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche « a baissé l'allocation correspondant aux étudiants apprentis, affirme-t-il. Précédemment, les moyens alloués pour un étudiant, qu'il soit apprenti ou non, étaient équivalents. Là, ils sont divisés par deux, en vertu de la loi de 2005 qui a confié le financement de l'apprentissage aux régions et dont les conséquences se traduisent dans les dotations à partir de cette année. Or, pour 2011, la somme versée par la région au titre de l'apprentissage n'a pas augmenté. »
A Jussieu - dont le budget est d'environ 400 millions -la perte représente 330.000 euros, soit la moitié de ce que l'établissement touchait l'an dernier via les allocations par étudiant du ministère, qui constituaient « une sorte de subvention », observe Jean-Charles Pomerol, aux côtés du financement de ces formations par la taxe d'apprentissage (62 %) et la région (38 %). L'université, qui a créé son centre de formation des apprentis il y a vingt ans, accueille environ 350 nouveaux apprentis chaque année. Elle en compte près de 1.100 en cours de formation, soit plus de 5 % de ses 20.000 étudiants en sciences. Et ce, dans des licences professionnelles (informatique, robotique, mécanique, etc.), des masters et des formations d'ingénieur, dont deux en partenariat avec Telecom ParisTech et Centrale Paris. Avec des étudiants souvent modestes et 85 % des apprentis en CDI six mois après l'obtention de leur diplôme.
L'objectif est d'atteindre 400 nouveaux apprentis à la rentrée 2011 puis 500 en 2012, mais Jean-Charles Pomerol s'interroge sur leur avenir dans les universités : « Quel est le message, alors qu'elles développent ces types de formations et que nous sommes en pleine année de l'apprentissage ? » Au ministère de l'Enseignement supérieur, on se borne à indiquer que « l'apprentissage bénéficie dans le supérieur d'un triple financement : celui des régions, des entreprises via la taxe et de l'Etat par la dotation aux universités. »
http://www.lesechos.fr/images/les-echos.pngMinn Isabelle Ficek. Il-Pierre Università u Marie Curie, li għandha aktar minn 1,000 apprendisti, speculates dwar il-futur ta 'tagħlim fl-universitajiet fil doti tagħhom penalizzati 2011.
2011 allokazzjonijiet għall-universitajiet ma lestewx teħid mewġ.
In kwistjoni din id-darba, dispożizzjoni li "tippenalizza dawk li qed jitgħallmu, hekk li l-baġits huma diġà strett" quċċata Jean-Charles Pomerol, President ta 'UPMC (Université Pierre et Marie Curie, Pariġi-6 Jussieu), ewwel università u x-xjenza medika fi Franza u pijunier fil-qasam. "Fil-Ministeru ta 'Edukazzjoni Ogħla, hija tgħid biss li" it-tagħlim fl-edukazzjoni ogħla tgawdi minn finanzjament triplu: ir-reġjuni, in-negozji permezz ta' l-universitajiet u l-istat fiskali billi dotazzjoni". More...