http://www.institutmontaigne.org/medias/couvertures/adapter_formation_ingenieurs.jpg?KeepThis=true&TB_iframe=true&height=430&width=700Etude de Romain Bordier, Aloïs Kirchner et Jonathan Nussbaumer - février 2011. Acteurs majeurs de l’innovation et piliers de la compétitivité de notre pays, les ingénieurs doivent être capables de développer des idées originales et de les mettre en œuvre sur le marché. Or, à peine 5% des ingénieurs créent leur entreprise au cours de leur carrière. Frilosité face à l’entrepreneuriat, difficulté à faire naître l’innovation, manque d’aptitudes managériales, cursus trop cloisonnés… La globalisation bouscule et questionne de plus en plus les modèles de formation de nos élites et la course effrénée à l’innovation impose que la recherche fondamentale soit réellement au cœur de l’enseignement supérieur.
Adapter la formation de nos ingénieurs à la mondialisation? Comment former aujourd’hui les jeunes ingénieurs qui seront demain les acteurs des succès de la France? Pour faire face à ces nouveaux enjeux, cette Etude propose dix pistes concrètes pour valoriser les comportements innovants et entrepreneuriaux des ingénieurs, leur offrir des outils, des moyens ainsi qu’un environnement propices au développement de la recherche et de l’innovation de haut niveau. Il en va de la compétitivité de notre pays et du rôle qu’il entend jouer dans la mondialisation. Télécharger cette publication.
Les Dix propositions opérationnelles.

1 Créer des ateliers incubateurs de créativité dans chaque école ou pour chaque regroupement d’écoles.
2 Mettre en place des modules pratiques « création d’entreprise » abordant notamment les questions de valorisation de l’innovation, de protection intellectuelle et de levée de fonds.

3 Créer de véritables doctorats orientés vers l’ingénierie. Ces doctorat doivent être souples et permettre d’alterner périodes de recherche, d’enseignement ou en entreprise tout en facilitant la création de start-up.
4 Développer la présence physique des entreprises sur les campus. Cours avec des intervenants professionnels, rencontres avec les start-up, partage de locaux avec des entreprises (notamment laboratoires de recherche).
5 Créer des centres scientifiques expérimentaux. Chacune des initiatives d’excellence qui bénéficiera des fonds du Grand emprunt (7,7 Mds € de dotation en capital) devrait à terme disposer d’un centre de ce type. L’utilisation en serait partagée entre les différentes écoles ou universités partenaires.
6 Introduire aux concours des épreuves prenant en compte la personnalité des candidats.
7 Généraliser les cours en anglais, et communiquer sur l’internationalisation des écoles. Une part croissante de l’enseignement des grandes écoles doit désormais être intégralement dispensée en anglais (objectif: atteindre un taux supérieur à 50 % d’ici 5 ans) et en contrepartie, exiger à l’admission un niveau minimal au TOEFL fixé par chaque école. Publier régulièrement des indicateurs d’internationalisation de l’école.
8 Intégrer aux cursus des projets inter-écoles. Chacun des pôles d’excellence bénéficiant du Grand emprunt devra proposer ce type de projet à ses élèves.
9 Généraliser les possibilités d’échanges de cours. Dans tous les PRES estampillés « pôles d’excellence » et bénéficiant du Grand emprunt, offrir la possibilité aux étudiants d’intégrer à leur cursus des cours dispensés dans d’autres écoles du PRES que la leur.
10 Créer des « licences d’ingénierie ». En partenariat avec des universités, créer au sein des grandes écoles, éventuellement regroupées pour l’occasion, des licences donnant la possibilité d’intégrer via une filière dédiée (offrant un nombre conséquent de places) le cursus ingénieur des écoles ayant participé à cette création. Le mode de recrutement, bien que sélectif, doit favoriser l’accès aux boursiers.

http://www.institutmontaigne.org/medias/couvertures/adapter_formation_ingenieurs.jpg?KeepThis=true&TB_iframe=true&height=430&width=700Romain Studju Bordier, Nussbaumer Alois u Kirchner Jonathan - Frar 2011. Atturi ewlenin ta 'l-pilastri ta' innovazzjoni u kompetittività ta 'pajjiżna, inġiniera għandhom ikunu jistgħu jiżviluppaw l-ideat u timplimentahom fis-suq. Madankollu, huma biss 5% ta 'l-inġiniera sabiex joħolqu negozju tagħhom matul il-karrieri tagħhom. Beżgħana li l-intraprenditorija, diffiċli li l-innovazzjoni joħloq, nuqqas ta 'ħiliet maniġerjali, il-kurrikulu huwa wisq frammentat ... Globalizzazzjoni u shakes mistoqsijiet aktar mudelli ta' taħriġ elite tagħna u t-tellieqa għall-innovazzjoni jeħtieġ li r-riċerka bażika hija verament fil-qalba ta 'edukazzjoni ogħla.
Nadattaw taħriġ inġiniera tagħna għall-globalizzazzjoni? Kif ferrovija inġiniera żgħażagħ tal-lum li se jkunu atturi suċċess għada fi Franza? Biex jiffaċċjaw dawn l-isfidi l-ġodda, dan l-istudju tipproponi modi għaxar konkreti sabiex isaħħu l-imġiba intraprenditorjali u innovattiv ta 'inġiniera, billi tipprovdilhom l-għodod, riżorsi u ambjent li jwasslu għal żvilupp riċerka u innovazzjoni ta' livell għoli.Huwa l-kompetittività tal-pajjiż tagħna u r-rwol li bi ħsiebha jkollha fil-globalizzazzjoni. Niżżel il-publikazzjoni. More...