La ProvencePar Nicolas REY (nrey@laprovence-presse.fr). Les propos de Christian Louit et Gérard Bramoullé au conseil municipal font des vagues
Lundi soir, le conseil municipal était invité à voter le protocole d'accord "obtenu de haute lutte" par la député-maire Maryse Joissains, stipulant la localisation aixoise du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) de l'université unique. Plus que le champagne, c'est le concept même de l'université unique qui était alors sabré en séance. Christian Louit, adjoint aux Universités et ancien président d'Aix-Marseille 3 s'en prenait à la fusion, "opération d'illusionniste pour satisfaire des ambitions tout sauf universitaires".
L'adjoint aux Finances, Gérard Bramoullé, également ancien doyen, a embrayé sur le même registre, fustigeant "un processus qu'on savait dangereux, poussé par le ministère et porté par trois présidents d'université d'accord entre eux". Maryse Joissains a eu beau espérer tout haut que "l'université unique, qui est maintenant sur les rails fonctionnera, dans l'intérêt de notre territoire", la charge en règle menée par ses élus universitaires a laissé des traces.
Les trois présidents d'université qui étaient justement réunis hier au sein du comité de pilotage de la fusion, n'ont évidemment que peu goûté ces déclarations publiques. Au lendemain, ou presque, de leur effort conjoint, en cette même mairie, pour satisfaire les revendications aixoises. "Universitaires surannés".
"Nous n'avons pas d'autres ambitions qu'universitaires, a martelé Jean-Paul Caverni, président de l'université de Provence. Ces propos, de la part d'universitaires surannés, sont calomnieux. Ces déclarations sont excessives, je veux croire qu'elles ont été prononcées dans un contexte passionnel et qu'elles dépassent la pensée de gens raisonnables. Nous informons les collectivités, qui sont nos partenaires, mais l'université détermine seule ses choix, avec notamment un souci d'équilibre entre Aix et Marseille."
Même irritation chez Yvon Berland, le président de l'université de la Méditerranée : "C'est affligeant. Je suis désespéré qu'on puisse tenir des propos de ce niveau, que je laisse dans la bouche de ceux qui les ont prononcés et dont ils ne sortent pas grandis. Tous les avis sont respectables, on peut penser que la fusion n'est pas une bonne stratégie. Mais c'est celle qui a été votée par nos universités. Il faut arrêter ces combats d'arrière-garde qui deviennent pesants. Ces déclarations sont limite vis-à-vis des trois présidents qui ont fait un travail remarquable et ont tenu compte des demandes de la député-maire, qui n'est d'ailleurs pas en cause dans cette histoire. Il s'agit d'un épiphénomène. Mais c'est triste et ce n'est certainement pas ainsi qu'on défend l'université, ni le territoire".
Pour Marc Pena, président de la très aixoise université Paul-Cézanne, la position des deux élus "est en totale contradiction avec celle de Maryse Joissains et les engagements de la ville d'Aix". Il souligne que "Christian Louit et Gérard Bramoullé étaient d'ailleurs signataires du protocole d'accord - qui a été voté à l'unanimité au conseil municipal - qui satisfait tout le monde. Les textes restent et j'espère que ces paroles d'estrade s'envoleront. Ces vieilles querelles sont dépassées depuis longtemps et il n'est nul besoin aujourd'hui de mettre de l'huile sur le feu et de porter atteinte à la communauté universitaire que je représente".
ProvenceBy Nicolas REY (nrey@laprovence-presse.fr). About the Christian and Gerard Louit Bramoullé City Council are making waves
Monday night, council was asked to vote on the memorandum of understanding "-won 'by the Deputy Mayor Mary Joissains, stating the location of the Aix Center Research and Higher Education (Pres) University of single. Christian Louit, Universities and former Deputy Chairman of Aix-Marseille 3 attacked the merger, "illusionist operation to satisfy the ambitions anything but academic." The Assistant Finance Bramoullé Gerard, also a former dean, was engaged in the same vein, criticizing "a dangerous process was known, led by the Ministry and carried by three university presidents agree among themselves." Mary was beautiful Joissains hoped aloud that "the only university, which is now on track work in the interest of our territory," the charge rule led by its elected university has left its mark. The three university presidents who had just met yesterday in the steering committee of the merger, have obviously enjoyed these few public statements. The day after, or substantially all of their joint effort, in this same hall, to meet the demands Aix. More...