14 janvier 2011

Relever le quota de jeunes en alternance

http://www.lesechos.fr/images/les-echos.pngPropos recueillis par Leïla de Comarmond. Nadine Morano : « Nous allons relever le quota de jeunes en alternance »
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a donné une mission aussi claire que difficile à Nadine Morano : passer de 600000 apprentis aujourd'hui à 800000 en 2015. Deux mois après sa prise de fonction, la ministre de la Formation professionnelle auprès du ministre des Affaires sociales dévoile les principales mesures qu'elle prépare.
Vous venez de consulter les partenaires sociaux sur les moyens de développer l'alternance pour les jeunes. Quel bilan en tirez-vous ?

D'abord, vous le savez, la détermination du président de la République est totale sur cette question. Avec Xavier Bertrand et les partenaires sociaux, nous faisons le même diagnostic et nous avons le même objectif, car nous savons que les formations par alternance sont un des leviers puissants pour booster l'emploi des jeunes, à l'instar de l'Allemagne. Chacun des acteurs concernés doit se mobiliser et prendre toute sa part dans ce défi. Pour réussir, cela demandera des efforts de tous: Etat, régions, entreprises, réseaux consulaires et naturellement partenaires sociaux. Dans notre pays,  il nous faut changer radicalement les mentalités. Dans cette optique, en partenariat avec Viadéo, nous allons créer un réseau social de l'apprenti. Et je me réjouis de la mobilisation des grands noms de notre économie qui ont commencé par l'apprentissage, en particulier Franck Provost, Patrick Scicard, le président du directoire de Lenôtre, Robert Malher, ancien président France d'Alstom, Gérard Dorey, directeur exécutif de Carrefour proximité, ou encore Juan Estupinan, vingt-cinq ans, ancien élève de l'école des Gobelins, qui a déjà créé son activité et enseigne également. Ils ont accepté de s'impliquer à mes côtés pour valoriser l'apprentissage à travers une « task force » que je vais installer dans les prochains jours. Ils seront les porte-parole et les grands témoins d'un secteur auquel ils sont attachés.
Les régions, quasiment toutes à gauche, sont un partenaire important de la formation des jeunes. Comment comptez-vous travailler avec elles ?

Dans un esprit constructif. Nous partageons le constat de la nécessité de dynamiser l'apprentissage, nous devons aussi partager les efforts. Comme le prévoit la loi sur la formation professionnelle de 2009, nous allons négocier à la hausse avec chaque conseil régional les nouveaux contrats d'objectifs et de moyens. Je vais pour cela engager un tour de France des régions. L'Etat investira plusieurs centaines de millions d'euros par an dans ces contrats. Il mobilise par ailleurs 500 millions d'euros à travers le grand emprunt, pour moderniser nos centres de formation mais aussi créer 15000 places d'hébergement. Les appels d'offres sont déjà lancés. Le gouvernement continue en outre à réfléchir avec les partenaires sociaux pour offrir des solutions aux jeunes apprentis rencontrant des problèmes de logement, en attendant leur construction. Nous travaillons aussi pour que les apprentis puissent commencer à bénéficier des mêmes services que les étudiants, notamment l'accès aux CROUS.
Les entreprises de 250 salariés et plus doivent payer une surtaxe d'apprentissage si elles n'ont pas 3 % de leurs effectifs en alternance. Allez-vous augmenter ce quota ?

Les entreprises aussi devront intensifier leur effort. Les discussions avec les partenaires sociaux ont montré qu'ils pourraient être favorables à la hausse de ce seuil, comme le gouvernement. Nous leur proposerons de relever le quota obligatoire de jeunes en alternance probablement de 3% à 4%...
http://www.lesechos.fr/images/les-echos.png Interjú a Leila de Comarmond. Nadine Morano, "fogjuk emelni a kvótát a fiatal kettős"
Az elnök, Nicolas Sarkozy nem tett küldetése világos, mint nehéz Nadine Morano: 600.000 szakiskolások most a 800000 2015-ben.
Két hónappal hivatalba lépése után, a miniszter a képzés a szociális ügyek minisztere bemutatja jelentős intézkedések előkészítése. Még több...

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Polémique entre Pécresse et Monthubert sur la licence

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/images/logo_sciences2.pngPar Sylvestre Huet. «Pourquoi ne pas décider d’offrir partout un minimum de 400 heures de cours par an en licence ?» Ce propos de Valérie Pécresse dans une interview au Monde est présenté comme un progrès. Que nenni, rétorque Bertrand Monthubert (PS) qui affirme (ici) que l'horaire moyen actuel des licences est de 600 heures par an.
Précisons les éléments de cette polémique.
La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche affirme : «Sait-on qu'aujourd'hui, les horaires offerts en licence s'échelonnent de 250 à 500 heures d'une université à l'autre.» 
Monthubert réplique : «Sauf que si on ramène cela à une durée hebdomadaire, cela signifie qu’il y aurait des licences en France qui offrent une dizaine d’heures de cours par semaine seulement, ce qui semble peu crédible. Mais surtout, le minimum qu’elle affiche, et qui se veut être un progrès, correspond à une quinzaine d’heures par semaine ! De plus, la norme que nous avions jusqu’à ces dernières années était qu’il fallait environ 600 heures annuelles en L1 ou L2.
Pendant ce temps-là, les élèves de classes préparatoires bénéficient de plus de 1000 heures par an, ceux d’IUT ont 1 800 heures réparties sur deux ans. Bref, c’est une Licence low-cost qui se cache derrière la mesure censée améliorer la qualité de la formation. De qui se moque-t-on ? En réalité, pour améliorer réellement la qualité de la formation en Licence, il faudrait augmenter fortement l’encadrement pédagogique. Et pour cela, créer des emplois d’enseignants-chercheurs. Mais cela, c’est interdit par ce gouvernement. La Licence restera donc dans le même état.»
Manifestement, l'un des deux se trompe... ou trompe. On aimerait bien que la Conférence des présidents d'Université tranche le débat et publie des chiffres fiables sur le nombre d'heures de cours en licence effectivement réalisées, et si possible en détaillant entre les diverses disciplines, car chacun sait qu'entre une licence de physique et une licence de sociologie ou de d'histoire, les horaires ne sont pas nécessairement identiques. En attendant, des internautes, étudiants ou enseignants, pourraient donner quelques exemples chiffrés tirés de leur expérience.
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/images/logo_sciences2.png Sylvestre Huet. "Why not decide to offer across a minimum of 400 hours per year in license?" What about Valerie Pécresse in an interview in Le Monde is presented as progress. Nay, replied Bertrand Monthubert (PS) which says ( here ) that the average hourly current license is 600 hours per year.
Specify the elements of this controversy.

The Minister of Higher Education and Research says: "Do we know today, hours offered ranged license from 250 to 500 hours of one university to another."
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