Daher et l'Ecole des mines
Comment réagissent des produits ou des procédés métalliques au vieillissement ou aux changements de l'environnement? Tel est le sujet d'une chaire d'enseignement et de recherche que vient de créer l'équipementier aéronautique Daher, en partenariat avec les Mines-ParisTech et l'Ecole des mines de Nantes. Ses travaux sont destinés à des applications dans l'aéronautique et le nucléaire. Le contrat, signé pour une durée de cinq ans, prévoit un budget d'environ 1,5 million d'euros.
"Nous avons longtemps misé sur les matériaux composites, explique Nicolas Orance, chargé du "business development" chez Daher. Nous devons aujourd'hui rattraper notre retard dans le métallique. La chaire nous y aidera, et nous servira aussi d'outil de communication interne". Elle s'appuiera notamment sur les laboratoires des deux écoles: Subatech à Nantes pour le nucléaire et la physique des hautes énergies, et le Centre de mise en forme des matériaux (Cemef) à Sophia. Les travaux devraient donner lieu à la publication de thèses. "C'est un sujet très original, qui a été peu traité jusqu'à présent, estime Stéphane Cassereau, directeur des Mines de Nantes. Ce type de collaboration avec un industriel est pour nous une façon d'acquérir des compétences critiques". La nouvelle chaire a été présentée à l'occasion du lancement du fonds de dotation de l'école. "Nous voulons accélérer nos partenariats avec les entreprises, poursuit Stéphane Cassereau. D'autant que les financements que nous recevons de l'Etat tendent à diminuer". Pour l'heure, l'école se fixe un objectif encore modeste: 10 millions d'euros sur cinq ans et une cinquantaine de partenaires.
Ericsson et Tsinghua

Le fabricant de téléphones Ericsson vient de créer avec l'université chinoise Tsinghua de Pékin, l'une des plus prestigieuses du pays, un groupe d'intérêt consacré aux communications du futur. Avec pour objectif de développer l'innovation dans les télécoms chinoises. Une plate-forme de formation, financée par les deux parties, sera mise à disposition des étudiants. La coopération comprend trois phases. Au cours du premier semestre, les deux partenaires prévoient d'organiser des séminaires et des cours de formation continue. Les membres du groupe pourront ensuite, durant l'été, effectuer un stage au centre de R&D d'Ericsson à Pékin. Enfin, au second semestre, les étudiants pourront mener leur propre projet de R&D - avec la perspective d'un financement par l'université. "Ce groupe d'intérêt permettra aux étudiants de développer toutes les facettes de leurs compétences", commente Shi Zongkai, secrétaire adjoint du comité du PC chinois à l'université de Tsinghua. Ericsson, qui a fait du marché chinois une de ses priorités stratégiques, s'appuie sur une large coopération avec plusieurs universités du pays. Le groupe a ainsi accueilli plus de 1200 étudiants en stage en 2009 et créé plus de 1400 postes - dont plus d'un tiers sont revenus à des jeunes diplômés. Les responsables de Tsinghua, de leur côté, sont passés maître dans l'art de capter le soutien des entreprises étrangères.
Safran et Grenoble EM

C'est un méga-contrat qu'a décroché il y a peu Grenoble EM avec le groupe Safran. Associée à la Cegos, la « business school » a pour mission de former l'ensemble des 600 acheteurs de l'équipementier, dans le cadre de son université « corporate ». Grenoble EM et la Cegos ont donc conçu et élaboré 16 modules de formation visant à apporter une méthodologie et des outils communs aux 600 acheteurs du groupe - qu'ils soient débutants, confirmés ou experts. L'occasion pour Safran de diffuser une culture achats auprès de l'ensemble de ses sociétés. "A travers ce dispositif, nous souhaitons renforcer la compétence de tous nos acheteurs, et notamment mieux valoriser ce métier", indique Xavier Dessemond, directeur des achats de Safran. L'entreprise souhaite aussi que le programme puisse déboucher sur l'obtention d'un certificat ou d'un diplôme de type mastère spécialisé. Grenoble EM, de son côté, s'appuie sur son Institut de recherche et d'innovation en management des achats (Irima).
Deutsche Bank et la Bocconi

La Deutsche Bank vient de signer un chèque de 1,5 million d'euros en faveur de la prestigieuse université Bocconi de Milan. De quoi permettre à cette dernière de créer une chaire de recherche en finance quantitative et valorisation d'actifs, pour une durée de trois ans. Celle-ci sera dirigée par le professeur Carlo Favero. Au programme également, l'organisation de séminaires en commun sur des sujets économiques et financiers. Pour l'occasion, le PDG de la Deutsche Bank fera son entrée au conseil d'administration de la Bocconi. La dotation permettra aussi de financer des bourses d'études pour les meilleurs étudiants (la Bocconi consacre déjà 22 millions d'euros chaque année aux bourses d'études). L'université milanaise renforce ainsi son pôle d'excellence en finance - elle a déjà noué des partenariats avec Nomura, la Banca Intesa et la Banca Mediolanum.
Door Jean-Claude Lewandowski. Ondernemingen en universiteiten en grote scholen zijn dicht, dit is niet nieuw. Het is zelfs de zogenaamde "trend" tientallen jaren geleden dat een en ander werkt. Maar door de jaren heen, zijn die banden steeds dichterbij. Bedrijven hebben zich gerealiseerd dat ze konden vinden op de campus niet alleen aan te werven van het intellect, maar ook expertise, nieuwe ideeën, suggesties voor andere manager. Van hun kant, scholen en universiteiten hebben een vitale behoefte aan een opening aan de realiteit van het bedrijfsleven, anders opgesloten in een vergeefse academische. De twee werelden zijn complementair. Samenwerking was nog nooit zo groot geweest. Ze had nog nooit zo intens. Het creëren van grote campus, "samen te brengen op een enkele site scholen, universiteiten, bedrijven en laboratoria ook deelnemen aan deze beweging. Hier zijn vier recente voorbeelden van dergelijke partnerschappen, genomen in Frankrijk en het buitenland. Meer...