Négocier l’emploi. 50 ans de négociations interprofessionnelles sur l’emploi et la formation, par Jacques Freyssinet. Edité par Liaisons sociales avec le Centre d’Etudes de l’Emploi (CEE).

Communiqué de presse. Télécharger des extraits: 1.Les raisons d’une longue absence, 2.La place de la négociation sur l’emploi dans la régulation sociale, 3.Trois négociations interprofessionnelles complémentaires.
Le 31 décembre 1958, un accord national interprofessionnel (ANI) crée des allocations pour les travailleurs sans emploi. Au-delà d’une garantie de revenu, elles doivent satisfaire « l’impérieux besoin de faciliter les orientations et les reclassements nécessaires ». Ainsi dès leur création, l’Unédic et les Assédic sont en charge des questions d’emploi autant que de l’indemnisation du chômage. Cet accord constitue le texte fondateur de la négociation interprofessionnelle sur l’emploi. Cinquante ans plus tard, l’ANI du 7 janvier 2009 sur la formation continue clôt le cycle des négociations multidimensionnelles sur l’emploi qui avaient été programmées par l’ANI du 11 janvier 2008 sur la modernisation du marché du travail.
Extrait sur la formation:
L’évolution a été plus complexe dans ce domaine. Jusqu’aux dernières décennies du XIXe siècle, le mouvement syndical rejette tout aussi radicalement la formation professionnelle assurée par le patronat que celle qui est organisée par les collectivités publiques (Charlot, Figeat, 1985 ; Freyssinet, 1991). Toutes deux sont accusées de combiner un objectif disciplinaire (« former les sous-officiers de l’armée industrielle ») et une stratégie d’expropriation des travailleurs du contrôle de la transmission des qualifications ouvrières.
À l’opposé, les syndicats de métier luttent pour conserver le contrôle de l’apprentissage, complété en cas de besoin par des cours du soir qui sont assurés par leurs membres les plus expérimentés. Le progrès de l’idéologie républicaine infléchit les analyses des syndicats sur la nature de l’appareil d’État. Progressivement, ils se rallient à l’idée qu’une formation professionnelle assurée par l’État constitue une garantie contre l’emprise du patronat. Mais, dans le même temps, probablement sous l’influence des syndicalistes enseignants en leur sein, ils privilégient la formation professionnelle initiale qui doit équiper le travailleur pour toute la durée de sa vie active. La formation professionnelle des adultes est perçue tantôt comme la manifestation des défaillances de la formation initiale, tantôt comme une stratégie visant à diviser la classe ouvrière en stimulant des comportements de promotion individuelle (On trouvera dans David, 1976 (2e partie) une analyse détaillée des positions des différentes confédérations patronales et syndicales sur la formation des travailleurs après la Seconde Guerre mondiale et jusqu’au milieu des années 1970). Certes, il subsiste quelques tentatives pour faire vivre des centres de formation professionnelle gérés par les syndicats, héritages de l’esprit du XIXe siècle, mais, quelle que soit leur valeur symbolique, leur importance quantitative est minime.
De son côté, le patronat a toujours été partagé entre la volonté de contrôler la formation professionnelle pour l’adapter à ses besoins et l’intérêt d’en socialiser le coût en le transférant à l’État. Les options ont varié selon les périodes et surtout selon la taille des entreprises et leurs caractéristiques sectorielles. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, s’amorce un mouvement de création d’établissements d’enseignement professionnel, soit à l’initiative directe de grandes entreprises, soit sous la responsabilité d’organisations ou institutions patronales (notamment les Chambres de commerce et d’industrie et les Chambres des métiers). Le champ couvert va des écoles d’apprentissage jusqu’aux écoles d’ingénieurs. Souvent typiques de modèles paternalistes, ces initiatives excluent toute présence des syndicats. Après la Seconde Guerre mondiale, une double évolution se met en place progressivement. D’une part, la fermeture quasi généralisée des centres d’apprentissage d’entreprise amène les entreprises à faire largement appel, pour la formation initiale, à l’Éducation nationale et aux centres de formation d’apprentis, en essayant d’y renforcer leur influence. D’autre part, le succès du concept d’« investissement en formation » les conduit à faire de la formation continue un élément de leur stratégie et donc à l’exclure de toute procédure de négociation. Au total, jusqu’aux années 1960, ni le patronat, ni les syndicats n’envisagent de négociations globales dans ce domaine. À partir de 1963, ils commencent à en faire une expérience indirecte et limitée, à l’échelle des entreprises ou parfois des branches, dans le cadre des conventions du Fonds national de l’emploi (FNE) associées à la gestion des restructurations.
Derėtis dėl darbo. 50 metų derybų dėl inter užimtumui ir mokymui, Jacques Freyssinet. Edited by socialinių ryšių su Centre d'Etudes de l'emploi (CEE). Spauda. Parsisiųsti ištraukos: 1.Valstybės priežasčių ilgo nebuvimo, 2.La vietą derybų dėl užimtumo, socialinio reguliavimo, 3.Trois derybas.
Gruodžio 31 1958 m., tarp nacionalinio susitarimo (NTA) duoda naudos ir bedarbiai.
Be garantuotos pajamos, jie turi atitikti "būtina skubiai supaprastinti orientavimo ir perklasifikavimo būtina. Taigi jų pradžios UNEDIC ir ASSEDIC yra atsakingos už užimtumo klausimus, kiek bedarbio pašalpą. Šis susitarimas yra steigėjos tekstas tarpšakinių derybų dėl darbo. Penkiasdešimt metų, 2009 m. ANI sausio 7, tęstinio švietimo uždaro ištisus įvairialypei darbo, kuris buvo užprogramuotas ANI 11 sausis 2008 į rinką modernizuoti darbo. Daugiau...