http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/mae.gifSi l’Égypte a toujours représenté un pôle régional d’attraction culturelle et scientifique (Bibliothèque d’Alexandrie au IIIème siècle avant J.C, Université Al Azhar fondée au Caire en 988...), son système d’enseignement supérieur contemporain prend ses racines au début du XIXème siècle, sous l’impulsion de Mohamed Ali, qui instaure un système d’éducation public pour répondre aux besoins de la nation moderne. Cette période marque la fondation des premières écoles d’enseignement supérieur (ingénierie, agriculture, médecine, pharmacie et comptabilité) et l’envoi de missions en France et en Europe pour la formation des jeunes égyptiens aux langues et aux sciences.
Après l’indépendance, preuve de l’importance que les autorités politiques égyptiennes portaient à l’éducation, la gratuité de l’enseignement élémentaire est inscrite dans la Constitution et celui-ci est désormais dispensé dans des écoles primaires gouvernementales qui supplantent progressivement les écoles coraniques. Les lois de 1950 et 1952 viendront par la suite garantir la gratuité de l’enseignement secondaire et universitaire.
À la suite de la révolution nassérienne, l’enseignement supérieur s’organise et se développe à grande échelle :
- première loi d’unification des universités égyptiennes et de création du Conseil suprême des universités en 1954 ;
- création de nouvelles facultés, puis universités, dans les provinces égyptiennes à partir de la fin des années 50 jusqu’aux années 1970, notamment en Haute Égypte, dans l’objectif de réinstallation des étudiants dans leurs régions d’origine et de limitation des migrations internes.
En 1964, un décret vient garantir à tous les diplômés de l’université ou des instituts supérieurs un emploi dans la fonction publique.
C’est principalement ce décret qui pose problème aujourd’hui. En effet, il est resté inchangé alors que le monde et la situation économique de l’Égypte ont profondément évolué. Entre l’explosion démographique, les difficultés économiques dues non seulement aux chocs pétroliers mais aussi aux instabilités régionales (guerres israélo-arabes entre autres), le marché du travail égyptien arrive à saturation et ne peut plus absorber un tel contingent d’étudiants chaque année. C’est dans ce contexte que l’Égypte a amorcé plusieurs réformes de l’enseignement supérieur afin de combler le fossé qui sépare le monde universitaire et le marché du travail.
Étant données les insuffisances du système public d’enseignement supérieur, on assiste par ailleurs depuis une quinzaine d’années à la multiplication de formations alternatives payantes dont les universités privées sont le symbole.
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Principaux atouts du système d’enseignement supérieur
En comparaison avec les pays de la région, l’Égypte est dotée d’un fort potentiel universitaire et les formations d’excellence notamment en médecine et en ingénierie sont d’un bon niveau. D’importants efforts budgétaires ont été accomplis au cours de ces dernières années. Ainsi, de 1981 à 2005, le budget consacré aux universités est passé 60 millions d’euros à 1 milliard d’euros et les investissements consacrés à l’enseignement supérieur ont atteint en 2005/2006 plus de 200 millions d’euros. Il n’en demeure pas moins que sous la forte pression démographique, la qualité de l’enseignement tend à diminuer. Pour y remédier, un grand programme de réformes est en cours, s’appuyant sur l’aide internationale, notamment celle des États-Unis et de l’Europe avec son programme Tempus.
La réforme de l’enseignement supérieur égyptien
Amorcée à partir de 1997 par la création d’une commission nationale dédiée, la réforme de l’enseignement supérieur en Égypte a pour but de pallier les nombreuses difficultés qui affectent le système universitaire le plus vaste du Moyen-Orient.
En 2000, une Conférence nationale a conduit à l’adoption d’un programme de réformes sur une vingtaine d’années, avec pour principaux objectifs : amélioration de l’efficience des universités par une autonomie accrue et une rationalisation de fonds gouvernementaux, amélioration de la qualité de l’enseignement à travers la formation des personnels et l’introduction d’un fonds compétitif, amélioration de la qualité et de la pertinence des formations techniques.
Six projets ont ainsi été identifiés par le gouvernement et mis en place dans le cadre d’un premier plan quinquennal de 2002 à 2007 :
- Le HEEPF (Higher Education Enhancement Project Fund)
Grâce au soutien et à l’expertise d’organisations internationales telles que la Banque Mondiale, l’Union Européenne, l’USAID, l’UNESCO, la fondation Ford ou encore l’Arab Gulf Fund, les problématiques relatives à la réforme ont été traduites en plus de 25 projets. C’est dans ce cadre que l’Égypte a bénéficié du soutien du programme Tempus- Meda III doté d’un montant de 30 millions d’euros. Sur la période 2002-2006, 44 projets ont été sélectionnés et ont contribué à l’amélioration du dispositif d’enseignement supérieur égyptien.
- Le QAAP (Quality Assurance and Accreditation Project)
Celui-ci est mené par le « National Quality Assurance and Accreditation Committee » (NQAAC).
Placé sous l’autorité du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, ce nouvel organe de consultation est composé d’un représentant pour chaque université publique et d’une dizaine de membres représentant ONG, universités privées, et d’experts sur la question de l’enseignement supérieur. Le NQAAC a pour objectifs d’améliorer la qualité et l’efficacité de toutes les institutions relevant du ministère égyptien de l’enseignement supérieur et de la recherche et de les placer au niveau des meilleurs standards internationaux. Pour ce faire, le NQAAC étudie les dispositifs américain, français, anglais ou encore australien ; collabore avec les organisations internationales (PNUD, UNESCO, OCDE, etc.) ainsi qu’avec des consultants britanniques (via le British Council du Caire). Le NQAAC est engagé actuellement sur 188 projets impliquant toutes les universités publiques du territoire égyptien.
- Le FLDP (Faculty and Leadership Development Project)
- Le TCP (Technical Colleges Project)
- Le FOEP (Faculties of Education Project)
- L’ICTP (Information and Communication Technology Project)
Ces projets de réforme sont entrés dans leur deuxième phase avec le plan quinquennal 2007-2012.
Voir aussi: Higher Education in Egypt-2010.

في حين أن مصر كانت دائما مركزا إقليميا لجذب والعلمية والثقافية (مكتبة الإسكندرية في القرن الثالث قبل الميلاد ، التي تأسست جامعة الأزهر في القاهرة في 988...)، نظام التعليم العالي 
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اليوم له جذوره في أوائل القرن التاسع عشر ، تحت قيادة محمد علي ، الذي يؤسس لنظام التعليم العام لتلبية احتياجات الأمة الحديثة.  هذه الفترة علامات تأسيس أول مدرسة للتعليم العالي
الهندسة والزراعة والطب والصيدلة والمحاسبة) والبعثات المرسلة إلى فرنسا وأوروبا لتدريب الشباب المصري اللغات والعلوم.
انظر أيضا : عام 2010 التعليم العالي في مصر.
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