Vignette SHS ColloqueA l’occasion du colloque «Sciences humaines, de nouvelles ressources pour l’entreprise», une étude sur la perception des formations en lettres, langues, sciences humaines et sociales (LLSHS) a été présentée. Elle montre que les sciences économiques, le droit et les langues sont considérées comme les trois filières les plus adaptées à l’entreprise. Pour les recruteurs, ces étudiants disposent de véritables atouts en termes d’aisance à communiquer, de capacités d’analyse et d’adaptabilité. Toutefois, 81 % des recruteurs et 87% des étudiants ont le sentiment que l’accès à l’emploi reste difficile. Principaux enseignements de l'étude.

Table ronde n° 1 : Quand les entreprises croient aux filières des sciences humaines
Depuis quelques années, les dispositifs qui facilitent l'insertion professionnelle des jeunes diplômés en lettres, langues et sciences humaines et sociales (LLSHS) se multiplient.
L'objet de cette table ronde est de présenter quelques actions phares, par exemple Phénix ou Elsa, et de décrypter les conditions de réussite de ces dispositifs. Il s'agit de valoriser les expériences existantes et de mettre en avant les bonnes pratiques des universités et des entreprises. A noter que 94 % des diplômés titulaires d'un master en lettres ou sciences humaines ont un emploi trois ans après leur sortie du système éducatif, c'est-à-dire seulement 1 % de moins que l'ensemble des masters (Centre d'étude et de recherche sur les qualifications - CEREQ).
Table ronde n° 2 : Comment passer la vitesse supérieure ?

Les étudiants en lettres, langues et sciences humaines et sociales font preuve de capacités d'analyse, de synthèse et d'argumentation, d'aisance à communiquer, d'autonomie et d'adaptabilité. Pourtant, des blocages persistent encore au niveau des entreprises qui évaluent mal le potentiel de ces jeunes qu'ils soient titulaires d'une licence, d'un master ou d'un doctorat. Cette table ronde réunit des responsables des ressources humaines de grandes entreprises et des présidents d'université. Objectif : déterminer de nouvelles pistes pour améliorer l'insertion des jeunes diplômés en LLSHS. Au centre des réflexions : comment les universités peuvent-elles promouvoir leurs étudiants? Les entreprises peuvent-elles être plus volontaristes ? Comment améliorer la communication entre ces deux acteurs majeurs de l'insertion?
Par Romain Parlier. Université : quand les entreprises tournent autour des littéraires
Réconcilier les filières littéraires avec le monde de l’entreprise, et redorer le blason des sciences humaines auprès des recruteurs privés : voilà une tâche qui s'annonce ardue, tant les deux mondes semblent s’opposer. Pour autant, la frontière n’est pas infranchissable, et les étudiants en sciences humaines comme les entrepreneurs auraient tout à gagner à ce rapprochement. C’est la thèse qu'ont défendu les universitaires et les chefs d’entreprises présents lors d'un colloque qui s’est tenu jeudi 18 février au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Objectif : lever les stéréotypes. "Nous ne sommes pas le diable!", a martelé Serge Villepelet, président-directeur général du cabinet d’audit et de conseil Price Waterhouse Coopers (PWC) France. "Les littéraires ne sont pas des rêveurs", a rétorqué Geno Marine, titulaire d’un master de philosophie et aujourd’hui cadre financier...
Ces qualités propres aux humanités, certaines entreprises semblent en avoir mesuré l'intérêt. En témoigne l’opération Phénix, qui met en relation des étudiants en master 2 recherche en SHS de neuf universités parisiennes avec de grandes sociétés. Elle aurait permis à une centaine de diplômés de trouver un emploi. Une opération "stratégique" pour Serge Villepelet de PWC, membre du dispositif, qui déclare vouloir embaucher jusqu’à 10 % de diplômés issus de ces filières...
Vignette Simposio SHSEn el simposio "Ciencias Sociales, nuevos recursos para la empresa," un estudio sobre la percepción de la formación en las artes, se presentó idiomas, humanidades y ciencias sociales (LLSH). Esto demuestra que la economía, el derecho y las lenguas se consideran como los tres sectores más adaptado a la empresa. Para los reclutadores, los estudiantes tienen ventajas reales en términos de facilidad para comunicarse, capacidad analítica y capacidad de adaptación. Sin embargo, el 81% de los reclutadores y el 87% de los estudiantes consideraron que el acceso al empleo es difícil. Principales conclusiones del estudio.

Por Romain Parlier. Universidad: cuando las empresas de la vuelta literaria. Conciliación de temas literarios con el mundo empresarial, y restaurar el prestigio de las humanidades con las agencias privadas: se trata de una tarea que es de enormes proporciones, ya que los dos mundos parecen oponerse. Sin embargo, la frontera no es insuperable, y los estudiantes en las humanidades como empresarios se beneficiarán de esta aproximación. Más información...