Notes de Veille n°142/143/144 (juin 2009) - Le financement de l’enseignement supérieur
La France dépense 1,3 % de son produit intérieur brut pour financer l’enseignement supérieur alors que les pays de l’OCDE y consacrent en moyenne 1,5 %. Ce résultat s’explique non pas tant par un moindre accès des jeunes à l’enseignement supérieur dans notre pays, mais par une dépense par étudiant plus faible que dans les grands pays développés. Dans la majorité des pays de l’OCDE, le financement public, tout en restant prépondérant tend à diminuer ; les ménages (les étudiants ou leurs parents) et les entreprises (souvent par le truchement de fondations et le développement des coopérations avec les établissements dans le domaine de la recherche) sont davantage mobilisés. La France fait partie des pays où les frais de scolarité sont peu élevés, mais où les étudiants qui perçoivent des aides, sous formes de bourses ou de prêts, ne sont pas les plus nombreux. À l’horizon de dix ou quinze ans, une augmentation des dépenses consacrées à l’enseignement supérieur paraît nécessaire. Si les projections laissent prévoir une stabilité des effectifs étudiants, un rattrapage concernant la dépense moyenne par étudiant contribuerait à améliorer la performance des formations supérieures. Cette note donne des ordres de grandeur de l’effort financier qu’impliquerait un alignement sur la dépense par étudiant dans les pays où le niveau du PIB par habitant est comparable à la France. Elle en explore également les implications sur le modèle de financement de l’enseignement supérieur.
- Comment expliquer le faible niveau de financement de l’enseignement supérieur en France par rapport aux principaux pays de l’OCDE ?
- Dans la majorité des pays de l’OCDE, le financement public, tout en restant prépondérant tend à diminuer
- Hypothèses d’évolution des dépenses par étudiant en France : quelles implications en termes d’efforts financiers supplémentaires ?
L’adoption d’un nouveau modèle de financement et l’accroissement des moyens ne constitue pas une condition suffisante pour l’amélioration de la qualité de l’offre de formation. Dépenser plus ne dispense pas de la nécessité de dépenser mieux, notamment par la recherche d’une meilleure structuration de l’offre des formations supérieures et des activités de recherche. Ces exigences se trouveront renforcées par les fortes attentes des parents et des étudiants en termes d’accès, de qualité de la formation et des conditions d’étude, d’amélioration des taux de réussite et de bonne insertion professionnelle. Sans amélioration de la qualité de la formation supérieure, la convergence, même relative, du coût des études supporté par les ménages en France avec celui observé dans les autres pays de l’OCDE pourrait également conduire davantage d’étudiants à poursuivre leurs études à l’étranger. 
Όχι 142/143/144 (Ιούνιος 2009) - Χρηματοδότηση της Τριτοβάθμιας Εκπαίδευσης
Γαλλία δαπανά 1,3% του ακαθάριστου εγχώριου προϊόντος της για τη χρηματοδότηση της τριτοβάθμιας εκπαίδευσης, ενώ οι χώρες του ΟΟΣΑ δαπανούν κατά μέσο όρο 1,5%. Το αποτέλεσμα αυτό δεν ήταν τόσο πολύ μικρότερο νεολαίας την πρόσβαση στην τριτοβάθμια εκπαίδευση στη χώρα μας, αλλά με χαμηλότερες δαπάνες ανά σπουδαστή από ό, τι στις μεγάλες ανεπτυγμένες χώρες. Περισσότερα...