04 avril 2009

Administration centrale du MESR : Attributions de fonctions

NOR : ESRA0900166A, RLR : 120-1, arrêté du 27-3-2009, ESR - SAAM A1, Vu D. n° 87-389 du 15-6-1987, mod. par D. n° 2005-124 du 14-2-2005 ; D. n° 2006-572 du 17-5-2006 ; D. n° 2007-1001 du 31-5-2007 ; A. du 17-5-2006 mod. ; A. du 23-5-2006 mod.
Article 1 - L'annexe C de l'arrêté du 23 mai 2006 susvisé est modifiée ainsi qu'il suit: Service de la stratégie de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle Alain Coulon, professeur des universités, faisant fonction de chef de service à compter du 1er avril 2009.
 Article 2 - L'annexe E de l'arrêté du 23 mai 2006 susvisé est modifiée ainsi qu'il suit: Service de la coordination stratégique et des territoires Claire Giry, contractuelle, faisant fonction de chef de service à compter du 1er avril 2009.
Article 3 - Le secrétaire général est chargé de l'exécution du présent arrêté.
Fait à Paris, le 27 mars 2009, Pour la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et par délégation, le secrétaire général, Pierre-Yves Duwoye.
Comme indiqué dans l'arrêté ci-dessus, Claire Giry « fait fonction » de chef du service de la coordination  stratégique et des territoires, nouveau service commun à la Dgesip et  à la DGRI. Claire Giry était  conseillère technique « enseignement supérieur et recherche » au  cabinet du Premier ministre François Fillon depuis juin 2007.
Alain Coulon « fait fonction » de chef du service de la  stratégie de l'enseignement supérieur et de l'insertion  professionnelle, service de la Dgesip. Professeur des universités,  Alain Coulon est ancien directeur général du CNDP et ancien directeur  du CIES de la Sorbonne.
Ces postes n'étaient pas pourvu lors de la publication de l'organigramme du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, au BO du 26 mars 2009.
MESR Centrālā pārvalde: Funkcijas funkciju. Šis sūtījums bija ne piepildīta ar publicēšanas, organizāciju ministrijas Augstākās izglītības un zinātniskās pētniecības pie BO gada 26 martā. Vairāk...

Posté par pcassuto à 00:04 - - Permalien [#]


03 avril 2009

La « flexicurité » est-elle une réponse à la crise ?

En exerçant des effets rapides et massifs sur l’emploi, la récession conduit pouvoirs publics et partenaires sociaux à prendre des mesures d’urgence alors qu’ils étaient engagés dans une réforme structurelle du marché du travail. La crise remet-elle à ce titre en question le modèle de « flexicurité » ? À s’en tenir aux attendus de la stratégie européenne, la flexibilité de la production et de l’emploi doit être considérée sous ses multiples formes comme un impératif. Mais accroître la mobilité sur le marché du travail exige que celui-ci soit outillé par la qualité de la gestion des ressources humaines interne à l’entreprise, l’appui d’un service public de placement efficace et l’intervention de prestataires de services externes. Évalués sous cet angle, les accords nationaux interprofessionnels récents marquent des avancées, mais il reste du chemin à parcourir sur la voie d’une véritable modernisation du marché du travail, capable d’offrir en toutes circonstances aux salariés l’assurance d’être employables et la possibilité d’être accompagnés dans leurs transitions. C’est à ce prix seulement que de nouveaux progrès vers plus de flexibilité dans la relation salariale pourraient être envisagés.
-La « flexicurité » face aux urgences de la crise
-Négociation interprofessionnelle : un contrat de travail un peu plus flexible
-La sécurité professionnelle des actifs : une avancée à petits pas
-Une nouvelle donne introduite par la jurisprudence récente
-Le « troisième risque » et les moyens d’y parer
La Note de Veille 2009 n°130 du Centre d'analyse stratégique http://www.strategie.gouv.fr/.
Para a realização rápida e maciça efeitos sobre o emprego, a recessão levou o governo e os parceiros sociais a tomarem medidas de emergência, quando eles estavam envolvidos em uma reforma estrutural do mercado de trabalho. A crise apresenta-lo como tal em causa o modelo de "flexigurança"? Nota Watch 2009 No. 130, Center for Strategic http://www.strategie.gouv.fr/. Leia mais...

Posté par pcassuto à 23:44 - - Permalien [#]
Tags :

02 avril 2009

La FCU (Formation Continue Universitaire) et l'AERES (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) 1

Rapport de synthèse des évaluations des universités de la vague B
La formation continue

Les activités de formation initiale et de formation continue demeurent largement disjointes. Seul un nombre très restreint d’universités affichent une politique de Formation Continue correctement définie. Quant à la perception des enjeux liés à la mise en place du processus de formation tout au long de la vie, elle se révèle largement inexistante dans les établissements.

Bien que ce passage soit bref, il mérite de se pencher sur les éléments qui ont amené sa rédaction par les experts de l'Aeres. Voici établissement par établissement ce qui concerne la Formation Continue Universitaire
(FCU) dans les rapports d'évaluation des établissements de la vague B.
Partie 1 : Académies d'Aix-Marseille, Nice, Corse, Amiens, Besançon, Caen, Clermont-Ferrand, Créteil, Grenoble, Limoges, Lyon, Montpellier, Nantes.

Académie d'Aix-Marseille
- L’université de Provence - Aix-Marseille I (page 16) :
3-  L’activité de formation continue est marquée par une forte coopération interuniversitaire régionale au niveau de la Validation des acquis de l’expérience (VAE). L’Université de Provence participe activement à ce processus et a enregistré une progression significative du nombre de dossiers déposés dans ce domaine (33 en 2002, 131 en 2005). La période quadriennale a également permis la certification ISO 9001 version 2000 pour le périmètre « Conception, développement et réalisations de prestations de formation continue et de VAE ». Ces deux résultats et la progression de l’activité de formation continue de l’université dans un contexte national défavorable méritent d’être soulignées et encouragées.
Des marges de progression et d’amélioration sont encore présentes. Certaines composantes doivent s’ouvrir plus largement au développement de la formation continue, c’est le cas par exemple de l’école d’ingénieurs. On peut regretter une implication encore trop faible des directeurs de composantes, les réalisations étant trop souvent uniquement à l’initiative des acteurs de terrain. Un gisement d’activités existe également au niveau de la formation à distance, domaine dans lequel le service de la formation continue dispose d’une expérience intéressante, notamment au niveau du DAEU et qui nécessiterait une meilleure coordination des actions et une réflexion globale à l’échelle de l’établissement.
Les relations entre le CEVU et la formation continue sont assez peu formalisées bien que le directeur du service de formation soit systématiquement invité et présent aux séances de ce conseil. La participation du directeur du service de la formation continue aux réunions des directeurs de composantes par secteur et à certaines réunions de l’équipe de direction serait également probablement utile au développement des activités.
On peut conclure dans ce domaine que l’université dispose d’un contexte favorable pour le développement des activités de formation continue avec des réalisations de premier plan. Il restera toutefois à mieux affirmer la formation continue comme axe prioritaire de la politique de l’établissement et à élaborer un véritable plan de développement dans l’ensemble des champs de formation pour ambitionner un saut quantitatif et un niveau d’activité en rapport avec le potentiel de l’établissement.
- L’université de la Méditerranée - Aix-Marseille II (page 11) :
Sur le plan de la formation continue, le contrat quadriennal 2004-2007 prévoyait une augmentation significative de la prise en compte de cette activité par l’établissement. En fin de contrat, et malgré les efforts consentis par l’établissement (nomination d’un référent du Service universitaire de formation tout au long de la vie pour chaque composante, création d’une cellule d’ingénierie pédagogique pour l’accompagnement de ce public, développement d’une cellule d’accueil pour sa prise en charge), le bilan semble plutôt mitigé. En effet, même si à l’occasion de la réforme LMD, des modules et formations spécifiques ont pu être développés et si l’activité globale est plutôt en croissance :
- La mise en place de la formation continue obligatoire en médecine n’y a entraîné qu’une augmentation de 40% du nombre de stagiaires (loin de l’objectif d’un triplement)
- Dans beaucoup de secteurs on assiste à une stagnation, voire à un recul : odontologie, sciences, STAPS…
- Des résistances culturelles à la VAE et au passage à la formation tout au long de la vie s’expriment et limitent les possibilités de développement dans ce domaine. Il s’agit d’un sujet important pour l’université, nécessitant vraisemblablement un temps d’appropriation, mais où les actions engagées récemment doivent s’inscrire dans la durée.
- L’université Paul Cézanne - Aix-Marseille III (page 9) :
II - La formation continue
Dans le cadre de la formation continue, le passage au LMD a été l’occasion de transformer de nombreux DU en LP ou master pro ou d’en proposer certains à l’inscription au RNCP.
La description de toutes les formations en unités capitalisables, parcours individualisés, capacités et compétences, rejoint les pratiques déjà anciennes de la formation continue et favorise l’accompagnement individualisé, la VAE, le rapprochement formation initiale/formation continue, la formation tout au long de la vie.
L’Université Paul Cézanne mène incontestablement une action très volontariste dans le domaine de la formation, à tous les stades du parcours universitaire, de l’accueil à l’insertion professionnelle. Le devenir de l’étudiant est une préoccupation largement partagée par tous les acteurs. Il faut cependant constater, mais est-ce nécessairement critiquable, que l’université, en tant qu’établissement, se manifeste surtout par les impulsions qu’elle donne, laissant le soin aux composantes, voire aux responsables des filières, de définir les actions à entreprendre. Elle ne dispose pas toujours des informations qui lui permettraient d’exercer avec vigilance une veille active. Relatif effacement de la structure présidentielle ou volonté assumée de jouer la carte d’une gestion très décentralisée ?
Cette question ne saurait rester pendante. En effet, une politique d’établissement forte n’est pas incompatible avec une gestion décentralisée.
- L’université d’Avignon et des pays du Vaucluse (page 8) :
II - Formation continue et apprentissage
L’essentiel de la formation continue à l’UAPV se fait actuellement au niveau de diplômes d’université peu connectés au reste de l’offre de formation. Les obstacles majeurs au développement d’une politique ambitieuse de formation continue dans une composante comme l’IUT sont d’une part le sous-encadrement (manque de moyens humains au niveau des équipes d’enseignants) et la faible demande venant des entreprises environnantes. Aussi, c’est la carte de l’apprentissage qui est plutôt jouée actuellement par l’IUT pour à la fois favoriser la reprise d’études à des publics variés et l’insertion professionnelle des diplômés et pour compenser la faiblesse des revenus de la taxe professionnelle dans un milieu socioéconomique de proximité principalement constitué de PME/PMI du secteur agroalimentaire. Il en est de même pour le master d’informatique qui envisage d’ouvrir, à la rentrée 2008, une spécialité en apprentissage dont la gestion sera confiée au CFA régional EPURE.

Académie de Nice
- L’université du Sud Toulon Var :
L’impulsion de la nouvelle équipe se manifeste aussi dans ... le soutien au développement de la formation continue...(page 12).
Formation continue, formation par l’apprentissage, validation des acquis. Le développement de ces trois activités pourrait être beaucoup plus fort, compte tenu du contexte local, des infléchissements positifs de l’offre de formation, de la nécessité d’augmenter les ressources propres et d’une incitation forte des équipes présidentielles... La formation continue, dont le développement est inscrit dans le projet d’établissement, ne présente pas une bonne lisibilité, malgré la création ancienne d’un service central qui s’occupe essentiellement de l’accompagnement des usagers. Les composantes participent peu et inégalement à la mise en oeuvre des formations, notamment des 14 DU proposés, alors qu’elles peuvent s’appuyer sur les infrastructures et équipements de l’établissement, optimiser l’usage de ces ressources et bénéficier des partenariats économiques de l’université. La validation des acquis, mise en oeuvre par un service spécifique, montre une progression du nombre des dossiers "1985", dont les résultats se détériorent, et un fléchissement du nombre des candidats "2002", qui obtiennent des résultats croissants. Malgré une forte impulsion des politiques présidentielles successives, la participation des composantes à ce service reste inégale, le secteur tertiaire se montrant le plus engagé. (page 16).
II - Points faibles : • Absence de dispositif d’insertion professionnelle et de recours à l’apprentissage et participation insuffisante des UFR à la formation continue ;
III - Recommandations : • Encourager la participation de toutes les composantes à la formation continue (page 28).
- L’université de Nice - Sophia Antipolis (page 12) :
2  La formation continue (FC)
D’après les personnes rencontrées, ce type de formation est surtout développé en IUT et en école ; toutefois le Guide des formations continues et en apprentissage, édité par le service de FC de l’UNSA, Asure Formation, présente une offre qui paraît rassembler l’essentiel des formations dispensées à l’UNSA en formation initiale. Un stagiaire peut-il choisir ses cours, comme le permet le nouveau DIF (droit individuel à la formation, limité à 20 h/an, cumulable sur 3 ans) ou doit-il suivre l’ensemble du cursus ? Rien n’est dit dans l’édition 2006/2007. Si l’on se réfère aux données fournies par la DEPP, chaque stagiaire bénéficierait à l’UNSA d’environ 800 heures de formation (chiffres 2004), ce qui
est déraisonnable, la grande majorité des FC ayant, à l’échelle nationale, une durée inférieure à 70 heures ! Aucune donnée chiffrée émanant de l’UNSA n’a pu éclairer ce point. On note que l’apprentissage est encore peu développé, mais que la VAE/VAP est en lente progression. Il existe aussi un suivi réel de la progression professionnelle des stagiaires : 73% connaissent ensuite une amélioration de carrière. Quant au budget de la FC, il est équilibré depuis 2006, en dépit de la baisse des soutiens (ASSEDIC, conseil régional) et de la forte concurrence du CERAM. Le responsable d’Asure Formation, qui dispose d’un effectif de 16,25 ETP, ne bénéficie pas d’une décharge de service et n’a plus de responsable administratif et financier. Bref, la stratégie future de l’UNSA en matière de FC n’est pas claire. En tout cas, le souhait exprimé de voir les formations initiale et continue placées sous une même responsabilité politique doit être soutenu et suivi d’effet. Un potentiel important de développement existe, ne serait-ce que par les grandes entreprises implantées à proximité.

Synthesis of the evaluations of the universities of the wave B
Continuing education
The activities of training and continuing education remain largely disjointed. Only a very small number of universities have a policy of continuous training set correctly. As for the perception of issues related to the implementation of the training process throughout life, it is largely nonexistent in schools.
Although this passage is short, it deserves to look at the elements that led drafted by the experts from Aeres. Here for each individual establishment regard to continuing education: The FCU in the evaluation reports of the institutions of wave B.
Académie d'Aix-Marseille
-- The University of Provence - Aix-Marseille I (page 16):
3 - The activity of training is marked by a strong inter-regional cooperation in the validation of acquired experience (VAE). The University of Provence participated actively in this process and has recorded a significant increase in the number of cases filed in this area (33 in 2002, 131 in 2005). The four-year period has also certified ISO 9001 version 2000 for the perimeter, "Design, development and achievements of benefits of continuous training and VAE. Both results and progress of the training activity continues to the university in a negative context should be highlighted and encouraged. More...

Académie de Corse
- L’université de Corse - Pascal Paoli(page 8) :
Avec la Collectivité Territoriale de Corse, les crispations ont eu pour origine le retard des constructions prévues au PPI et l’allocation des moyens de fonctionnement. Sur ce point, l’université a estimé ne pas recevoir l’ensemble des moyens de la DGD transférés par l’État, alors que la CTC assurait verser plus que ce qu’elle avait reçu… Ici encore, après de multiples événements, l’Assemblée de Corse a validé en 2006 une matrice de coûts proposée par l’université et lui a finalement donné satisfaction, en augmentant sa dotation. Celle-ci est passée de 3 M€ annuels (années 2004 à 2006) à environ 4,3 M€4. À cela s’ajoutent des crédits pour la maintenance, la coopération, la formation continue, l’apprentissage, les bourses et certaines opérations de recherche.

Académie d'Amiens
- L’université de Picardie - Jules Verne (page 8) :
En matière de formation continue et de VAE, le bilan est très modeste et peu d’avancées sont à souligner. Des
progrès restent à accomplir. Il en est de même pour les formations en alternance qui sont peu développées et concernent
aujourd’hui les IUT et le pôle scientifique, l’IAE et la faculté d’économie et de gestion.
- L’Université de technologie de Compiègne (page 12) :
La formation tout au long de la vie est évoquée comme un objectif de développement majeur, mais sans que de réelles perspectives soient esquissées en la matière. Toutefois, la plate-forme Saturne, qui accueillera des équipes de projet pour accompagner le processus d’innovation et expérimenter la méthode des projets collaboratifs, offre des pistes intéressantes.

Académie de Besançon :
- L’université de Franche-Comté :
La réalisation de la Maison des étudiants (MDE), qui a regroupé en 2005, sur le site de La Bouloie, les services du SCUIO, de la formation continue et de la VAE, ainsi que des espaces dédiés aux associations étudiantes, est emblématique de cette volonté de mise en place d’actions coordonnées autour des étudiants et des avancées de l’UFC dans ce domaine (page 15).
Un résultat important de cette maîtrise de l’information sur les charges d’enseignement et sur le potentiel d’encadrement est la bonne appréhension des besoins en heures complémentaires (HC). Au moment du passage au LMD, la charge d’enseignement de chaque UFR a été calculée, à partir d’APOGEE, et implémentée dans le logiciel GEISHA. Chaque directeur de composante reçoit en début d’année universitaire une lettre de cadrage, lui notifiant une enveloppe-plafond d’HC (qui ne peut être dépassée que dans un nombre limité de cas : diplômes nouveaux, formation continue faisant l’objet de financements spécifiques, essentiellement). Le résultat a été une réduction de la consommation annuelle d’HC, de 127 435 heures en 2002-2003 à 108 145 en 2005-2006. Cette démarche volontariste, mais sans doute insuffisante, a été mise en oeuvre dans un contexte marqué, outre les créations d’emplois, par la diminution des effectifs étudiants dans certaines filières, et par la diminution de l’activité de formation continue (page 28).
- L’école nationale supérieure de mécanique et des microtechniques - ENSMM : néant.
- L’université de technologie de Belfort-Montbéliard :
V - La formation continue
Le Rapport d’activité 2006 le qualifie de « service en prise directe avec les attentes de l’entreprise », mais les chiffres disponibles ne permettent pas d’en faire vraiment la démonstration : le catalogue 2007 est riche, associant un grand nombre de formations diplômantes de longueur variable à des formations courtes et « sur mesure », couvrant un large spectre, tant sur la forme et les statuts que sur les contenus. Parmi les 7 DU délivrés, le DU Ergonomie (analyse des conditions de vie au travail et conception de systèmes de travail) mérite une mention particulière. Le diplôme, qui s’adresse autant aux responsables de PME qu’aux ingénieurs ou aux personnels de santé, est délivré en partenariat avec la CRAM de Bourgogne-Franche-Comté. Il est intéressant de le rapprocher de la formation d’ingénieur intitulée Ergonomie, design et ingénierie mécanique, ouverte en septembre 2007 et qui a l’ambition de se situer à la « conjonction de l’industrie et du marché » tout en intégrant « le
facteur humain au coeur des choix technologiques » : l’ingénieur prend en compte l’homme dans toutes ses dimensions, en intégrant les fondamentaux des deux disciplines, l’ergonomie et le design. Cette création s’appuie sur des échanges avec de nombreux industriels (notamment ceux présents dans le pôle Véhicule du futur) et a donné lieu à une association avec plusieurs universités européennes en pointe sur le thème de l’interaction homme-machine. L’établissement est conscient du fait que l’élargissement et le rayonnement de son activité de formation continue dépendent pour une part des progrès quantitatifs et qualitatifs de la VAE. Un tel progrès n’est sans doute pas envisageable sans une impulsion significative donnée au droit individuel à la formation (DIF). L’UTBM devrait prendre l’initiative d’explorer ce sujet avec les représentants des partenaires sociaux (page 16).
IV - Recommandations : - mieux définir la politique de formation continue (page 20).

Académie de Caen :
- L’université Caen - Basse-Normandie : néant.

Académie de Clermont-Ferrand :
- L’université d’Auvergne - Clermont-Ferrand I :
En économie, les responsables estiment ne pas pouvoir garantir la qualité de leurs diplômes s’ils etaient exportés à l’etranger. Très impliqué dans la recherche et le développement de la formation continue de fonctionnaires ou d’experts d’organismes internationaux, le personnel actuel ne pourrait s’investir dans une délocalisation de qualité. Au contraire, l’IUT, l’IUP et l’IAE estiment que l'exportation de la formation est possible et nécessaire. L’IUT a construit un partenariat pour valider un DUT en 3 ans parallèlement au diplôme chinois de Dazuan qui concernerait 150 étudiants dont 10% viendront à Clermont. L’IAE a délocalisé 2 groupes à Casablanca dans une institution privée depuis 1995. L’IUP a acquis depuis 1993 une grande expérience dans les échanges internationaux (stage à l’étranger obligatoire pour tous les étudiants) et dans la pratique des délocalisations qui représentent environ la moitié de son effectif (Biélorussie Roumanie, Ukraine et Russie) page 14. En droit, il n'existe pas de diplômes internationaux (au sens de l’arrêté de 2005), mais des formations délocalisées, donc exportées en tant que telles à l’étranger (ex. au Maroc pour la formation de juristes d’affaires, et en Algérie pour la formation des membres des tribunaux de commerce, qui est une formation continue) page 15.
- L’université Blaise Pascal - Clermont-Ferrand II :
3 - VAE, formation continue, apprentissage, stages : des résultats inégaux
L’UBP affiche une politique très volontariste en matière de VAE, puisqu’elle se donne pour objectif d’être un acteur majeur de la formation tout au long de la vie. Mise en place dès 2003, grâce à la création d’un dossier spécifique (34 dossiers ont été déposés et acceptés en 2004), et à l’installation de jurys dédiés à cette validation, la VAE fait l’objet d’une large promotion à l’UBP, notamment par la création en 2005 de brochures spécifiques, réalisées en partenariat avec le Rectorat et l’UA. Un même partenariat a permis la mise en place de référentiels de compétences destinés à l’autoévaluation des expériences des postulants à la VAE. Le bilan de cette politique reste cependant difficile à dresser. On doit toutefois noter l’engagement fort de la nouvelle présidence de l’UBP en faveur de la formation continue, qui se concrétise par des moyens donnés au service de la formation permanente. L’apprentissage est de faible visibilité à l’UBP, puisqu’il ne concerne que la licence professionnelle mention "Production industrielle" portée par l’UFR ST, en partenariat avec des établissements d’enseignement secondaire de la région. Consciente de cette faiblesse, l’UBP s’est engagée avec l’UA, la CRCIA, l’École supérieure de commerce, et le Conseil régional d’Auvergne à la création du CFA Iris Sup. L’apprentissage est un des nombreux chantiers de l’UBP, et l’évaluation ne laisse pas présager un développement rapide de ce dossier.

Académie de Créteil :
- L’université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis : le rapport d'établissement n'est pas publié sur le site.
- L’université Paris XII - Val-de-Marne :
L’université est très présente dans les domaines de la formation continue diplomante (9,2% des étudiants hors IUFM), de l’apprentissage (4,4% des étudiants hors IUFM) et de la VAE (de 43 dossiers examinés en 2005 à 149 en 2006, dont 147 décisions favorables et 88 diplômes attribués) page 6.
En ce qui concerne la valorisation des formations, Paris 12, qui se distingue par sa performance en matière de formation continue, d’apprentissage et de VAE, devra adopter une démarche plus offensive, et travailler en réseau avec les partenaires du PRES afin de garder une position forte (page 13).
V – La formation continue (FC), l’apprentissage et la formation tout au long de
la vie (FTLV)
1 - La formation continue: Les activités de formation continue, “historiquement”développées à Paris 12, sont gérées par le Service commun d’éducation permanente et des partenariats avec les entreprises (SCEPPE), le contenu pédagogique restant de la responsabilité des composantes. Le fonctionnement de la chaîne d’activités de formation continue (de la prospection à la convention de formation) a été rationalisé et optimisé. Les composantes doivent encore être formées au calcul et à la maîtrise des coûts des actions de formation continue. Ce sont près de 5000 stagiaires adultes qui sont formés chaque année, dont plus de la moitié dans le cadre de diplômes nationaux. En dehors des formations diplômantes, le SCEPPE propose en FC des formations qualifiantes, qui peuvent même être organisées à la carte. Après concertation avec les composantes de l’université, le service a établi un catalogue des formations DIF (près de 350 formations diplômantes), qui s’échelonnent entre 20 et 60h et couvrent tous les secteurs universitaires.
2 - L’apprentissage
L’apprentissage occupe également une place relativement importante : Paris 12 propose 41 diplômes en apprentissage, qui concernent 4,4% des effectifs étudiants (hors IUFM) dont près de la moitié (42%) sont inscrits en master. La formation en apprentissage est animée par une cellule de pilotage rattachée au SCEPPE. Elle est gérée par 6 CFA partenaires, le CFA Sup 2000 étant le partenaire principal avec 80% des apprentis de l’université. L’apprentissage a généré 5,1M€ de ressources en 2006, un chiffre supérieur à celui de la formation continue (4,5 M€).
3 - La formation tout au long de la vie
Le SCEPPE inclut également une cellule de validation des acquis de l’expérience (VAE) qui assure l’accueil, l’information, l’orientation et l’accompagnement des candidats.
L’université de Paris 12 participe avec les trois autres universités de l’académie au projet “Reprise d’études, réussite et insertion”, décliné en quatre actions : - mise en place d’un portail web Formation tout au long de la vie; - mise en place d’un portail web d’auto-positionnement; - mise en place de modules de méthodologie du travail universitaire; - mise en place du C2i à distance (en ligne).
Compte tenu de leur pertinence dans l’optique de l’insertion professionnelle, ces outils sont également accessibles à la formation initiale.
Comme la formation continue, la VAE enregistre de bons résultats du fait de ses relations avec les entreprises, mais dont le nombre reste relativement restreint. Les demandes individuelles de VAE stagnent. L’université entend développer son réseau de partenaires en adoptant une démarche volontariste par objectifs, soutenue par des actions ponctuelles de communication.
L’installation d’un site d’information sur la VAE, partagé avec les universités de Paris 8, Paris 13 et Marne-la- Vallée1 permet de diminuer le temps de traitement des dossiers tout en assurant un service complet d’accompagnement à distance. Sur 149 candidats s’étant présentés devant le jury de VAE en 2006, 59% ont obtenu une validation totale, 40% une validation partielle et 1% aucune validation. Parallèlement, 333 dossiers de Validation des acquis professionnels (VAP) 85 ont été déposés, et 93% ont obtenu une autorisation d’inscription. Pour assurer un meilleur développement, le SCEPPE envisage de proposer aux entreprises une offre groupée FC/VAE, et d’assurer en collaboration avec les universités voisines le module de méthodologie du travail universitaire en formation à distance (pages 18-19).
I – Les points forts : La formation continue et la formation tout au long de la vie (page 33).
- L’université Paris XIII :
IV – Un potentiel de formation tout au long de la vie à valoriser en interne et en externe
Le secteur de la formation continue enregistre des résultats de bon niveau (3,7 M€ de chiffre d’affaires en 2006), avec une activité à nouveau en progression depuis 2005, qui fait suite à une période de baisse d’activité au cours de la période 2003-2005. Cette progression est essentiellement liée à l’intégration des DU/DIU du secteur santé. Plusieurs composantes présentent une activité très limitée ne correspondant pas à leur potentiel (Institut Galilée : <1% ; IUT Bobigny : 2% ; UFR Sciences économiques et de gestion : 5% ; UFR Droit : 3%). Le nombre de dossiers de Validation des acquis de l’expérience (VAE) (34 dossiers examinés en 2006) n’est pas très élevé au regard de la taille de l’établissement.
L’accueil des adultes en reprise d’études ne présente pas un contenu et une qualité uniformes sur l’ensemble des composantes, ce qui pénalise globalement l’attractivité de l’établissement dans ce domaine. Au-delà de l’ingénierie apportée par le service de la formation continue, cette situation pose le problème de la prise de conscience par les composantes du gisement d’activité lié à ce public et également du développement d’une véritable politique d’établissement dans ce domaine.
En lien direct avec la problématique de l’accueil des adultes en reprise d’études et avec le développement de l’offre de formation continue, l’offre de contenus pédagogiques en ligne n’est pas suffisante et ne répond pas aux besoins de ce secteur d’activité. Des actions communes pourraient être menées avec la formation initiale mais elles supposent de déployer des moyens d’accompagnement et d’incitation auprès des enseignants.
L’établissement ne valorise pas suffisamment ses nombreux atouts en matière de formation continue, liés notamment à sa dimension pluridisciplinaire, et il doit par ailleurs mieux faire connaître les dimensions professionnelles de ses diplômes. Un plan de communication dans ce domaine, qui témoignerait d’un engagement politique fort de la direction souhaité par les acteurs de la formation continue, est recommandé (page 11).
- L’institut supérieur de mécanique de Paris :
III – La formation tout au long de la vie
Plusieurs actions ou opérations en cours à SUPMECA relèvent de la logique de formation tout au long de la vie. Un service commun de Validation des acquis de l’expérience (VAE), créé en 2006 et labellisé par la CTI, fait l’objet d’un partenariat de 4 écoles : SUPMECA, EISTI, ENSEA et ESFF. La volonté commune de mettre en place une approche professionnelle de la VAE, codifiée et claire est indéniable, cependant, à la mi-2008, seuls 7 dossiers ont été ou étaient en voie de traitement, ce qui semble indiquer que le périmètre de 4 écoles est insuffisant.
En partenariat avec l’IUT de Ville d’Avray (Paris 10) et avec l’IT2I-Ile de France, SUPMECA est partie prenante dans une filière de formation en alternance d’ingénieurs FIPMECA à Ville d’Avray. On peut noter également le projet de création d’une chaire d’entreprise par le groupe PSA dont l’une des finalités serait d’organiser des séminaires de formation pour les ingénieurs et cadres du groupe dans une logique de formation qualifiante, logique dont l’école est coutumière dans les domaines de la tribologie et des matériaux.
En ce qui concerne l’apprentissage et la FTLV, le contrat quadriennal 2005-2008 stipulait la nécessité de mettre en place un service commun multi-établissements chargé des relations avec les entreprises pour rendre pérennes ces formations. Ce service n’a pas été mis en place. L’école justifie ceci essentiellement au regard des différences de typologie des entreprises qui recrutent soit des diplômés de la formation continue soit des diplômés de l’apprentissage. Au regard des ambitions de SUPMECA de former 50 ingénieurs par an en génie industriel par voie d’apprentissage à horizon 2011, il conviendra d’observer sur le prochain quadriennal le fonctionnement du partenariat SUPMECA/IT2I-Ile-de-France notamment en ce qui concerne le recrutement des élèves apprentis afin de vérifier si cette stratégie est complètement pertinente (page 8).
- L’école nationale vétérinaire d’Alfort : le rapport d'établissement n'est pas publié sur le site.

Académie de Grenoble :
- L’université Joseph Fourier - Grenoble I: le rapport d'établissement n'est pas publié sur le site.

Académie de Limoges :
- L’université de Limoges La formation continue et en alternance est réalisée par un Service universitaire de formation permanente et par un CFA Sup (convention avec la Région) page 5.

Académie de Lyon :
- L’université Claude Bernard - Lyon 1 : le rapport d'établissement n'est pas publié sur le site.
- L’École nationale des travaux publics de l’État - ENTPE : le rapport d'établissement n'est pas publié sur le site.

Académie de Montpellier :
- L’université Montpellier 1 : le rapport d'établissement n'est pas publié sur le site.

Académie de Nantes :
- L’université d’Angers :
VII- La formation continue
La formation continue n’apparaît pas comme une priorité pour l’université. Le siège du service (CUFCO) est cantonné dans un local isolé, acheté par l’université sur des reliquats de budgets de fonctionnement. Cette coupure « physique » s’ajoute à un éloignement politique car ce service apparaît coupé des composantes, dont certaines d’entre elles affichent et gèrent directement leurs propres programmes, la médecine en particulier. Le CUFCO développe principalement ses activités de formation continue dans le cadre du DAEU et de DU; la VAE quant à elle est encore peu développée.
Le service fonctionne selon le principe de l’autofinancement ; son directeur ne participe pas aux instances centrales de décision. Cela ne l’empêche pas d’avoir des projets tout à fait intéressants et de mener des actions pour susciter l’adhésion de ses collègues enseignants-chercheurs. A ce titre on peut noter l’aide apportée aux porteurs de projets de formation à distance, l’appui à la constitution de masters transversaux, la volonté de développer des actions de formation dans les laboratoires.
On notera que c’est dans le domaine de la formation continue que les rapprochements sont le plus avancés entre les trois universités de la région. Ainsi, un catalogue commun de formations courtes et une procédure unique pour ce qui concerne la VAE ont été mis en place.
L’absence d’un CFA interuniversitaire est invoquée pour justifier l’absence de développement de l’apprentissage, mais l’université ne paraît pas avoir eu une action volontariste pour réduire ce handicap (pages 14-15).
- L’université du Maine :
II - Enseignement à distance, VAE et formation continue
C’est le CUEP (Centre universitaire d’éducation permanente) qui a en charge la formation continue, les formations d’éducation permanente, DU (Diplômes d’université) et DAEU (Diplôme d’accès aux études universitaires), ainsi que les VAP (Validation des acquis professionnels) et des VAE (Validation des acquis de l’expérience). C’est lui qui gère également l’université du temps libre. Si l’on s’intéresse à la formation continue, des procédures plus concertées ont été mises en place récemment, facilitant l’inscription des personnes en reprise d’études, mais là encore il conviendrait d’avoir une politique plus active vis-à-vis des entreprises, rassemblant toutes les forces de l’université (page 18).
- L’université de Nantes :
II - La formation continue
La formation continue est organisée par le service commun de la formation continue, qui compte une soixantaine de personnes, dont 12 EC. La politique de formation continue est rattachée à la vice-présidence CEVU. Ce service, dirigé par un enseignant-chercheur, gère la formation continue proprement dite, qui permet à des adultes d’accéder à une formation diplômante, et l’université permanente, ouverte à des adultes ne cherchant pas à acquérir un diplôme, mais souhaitant approfondir leur culture scientifique ou générale.
Le budget du service pour 2007 est de 4,3 millions d’euros, dont 1 million pour l’Université permanente. La formation continue génère donc 15 % des recettes de fonctionnement de l’université (alors que les droits d’inscription, évalués à 6,7 millions d’euros, représentent 23 % des recettes). L’ensemble de la formation universitaire diplômante est ouvert à la formation continue. Pour l’année universitaire 2006-2007, le nombre d’inscrits était de 7 000 en formation continue et de 7 200 en université ouverte.
L’offre de formation continue est diversifiée : - formation visant une reprise d’études, sous forme de cours du jour, du soir ou enseignement à distance : diplôme d’accès aux études universitaires avec possibilité de mise à niveau pré-DAEU, diplôme universitaire d’études fondamentales (DUEF). Les modules de ce dernier vont d’ailleurs servir de support à la mise en place du contrat pédagogique contre l’échec en première année de licence ; - formation continue diplômante (DU et masters) ou stages pour les publics adultes ; - formations organisées dans les filières de formation initiale en vue de la préparation aux diplômes nationaux ; - cours et conférences dans le cadre de l’Université permanente.
Les cours sont dispensés dans un local de 2 000 m2 rattaché au service de formation continue ou dans les UFR. 1 500 m2 sont dédiés à l’université permanente.
Malgré son succès, cette activité est fortement concurrencée par les cours dispensés par le Conservatoire national des arts et métiers. Le service, qui a changé de directeur en début d’année universitaire, est l’objet d’une réorganisation interne profonde. Une séparation de la formation continue et de l’université permanente, qui ne portera pas atteinte aux mutualisations possibles, est actée.
Le service de formation continue s’est engagé dans une démarche de certification qualité ISO 9001 à l’horizon 2008-2009. Un département de ce service est déjà certifié : le département DAEU. Il s’est engagé, en plein accord avec le président de l’UN, dans une démarche de partenariat interuniversitaire en région afin de parvenir à une harmonisation des pratiques et à une complémentarité de l’offre qui pourrait prendre la forme d’un grand dispositif universitaire régional de formation continue.
Le service de formation continue souhaite mieux prendre en compte à l’avenir la demande de formation émanant des adultes, en structurant un pôle Adultes en reprise d’études et VAE, et envisage de développer la « modularisation » des formations. Afin d’en mesurer les implications, une expérience va être réalisée en 2007-2008 dans le domaine du développement durable.
 (page 16-17).
- L’école Centrale de Nantes : le rapport d'établissement n'est pas publié sur le site.

Suite...

Posté par pcassuto à 23:17 - Permalien [#]

01 avril 2009

Colloque de Brest de la CPU, 30/3/2009 : "l'Université, acteur économique"

Les travaux des présidents d'Université réunis à Brest pour leur colloque annuel sur le thème "l'Université, acteur économique" ont abouti à 10 propositions que voici (en attendant leur examen lors de la prochaine assemblée plénière du jeudi 16 avril). Le journal du colloque ainsi que les Actes seront publiés ultérieurement. Télécharger la synthèse et les propositions.
1)Diversité, hiérarchie et reconnaissance de la contribution universitaire dans la chaîne de l’innovation et de la création de valeur :
PROPOSITION 1 : Elaborer des schémas régionaux d’organisation, de gouvernance et de prospective de l’innovation.
PROPOSITION 2 : Optimiser les circuits de financement et de retour sur investissement, fondés sur le choix d’un modèle économique de l’innovation adapté à chaque situation régionale.
2) La formation et le développement territorial  :
PROPOSITION 3 : Créer dans toutes les Régions des Observatoires régionaux des compétences, emplois et métiers.
PROPOSITION 4 : Initier et développer dans tous les pôles de compétitivité des actions consacrées à la formation, y compris dans le domaine SHS, et notamment à la formation par la recherche, sa valorisation et son évolution, reposant sur une collaboration active avec les universités, au niveau des masters aussi bien que des Ecoles Doctorales.
3) Les relations Universités / Entreprises :
Les universités ne peuvent assurer seules les nouvelles missions qui leur sont confiées, et en particulier la mission « insertion professionnelle », apparue dans le Code de l’Education. Elles ont besoin des entreprises : si l’insertion professionnelle devient officiellement une mission du service public d’enseignement supérieur, alors elle doit faire l’objet, symétriquement et collectivement, d’un engagement citoyen de la part des employeurs. Cette évolution ne peut reposer sur des partenariats ponctuels, sur la construction de formations spécifiques ou sur la passation de contrats de recherche, et plus généralement sur une relation demande/réponse unilatérale. L’établissement de partenariats inscrits dans la durée est désormais indispensable ; il peut s’exprimer à travers des dispositifs existants ou à construire: fondations, conventions cadre avec des branches professionnelles, etc. Mais l’objectif à atteindre est celui de partenariats d’échanges équilibrés, où l’ensemble des apports de chacun seront explicités : apports en termes de qualifications et de compétences, de prestations et de transferts de technologie ou de savoir-faire, en termes de contribution aux formations, d’offre de stage, d’emploi et de financements, etc.
Par ailleurs, le modèle propre à la France, qui a privilégié jusqu’alors l’investissement des entreprises dans les formations dispensées par des écoles et des instituts, en délaissant les filières universitaires, trouve aujourd’hui ses limites. Un nouveau paysage se met en place, où les universités sont au coeur des formations supérieures et de la recherche, qui implique une recomposition des partenariats et des investissements privés.
Pour ce qui concerne plus particulièrement la taxe d’apprentissage, elle doit trouver toute sa place dans ces partenariats et ces échanges équilibrés et bilatéraux, et dans cette perspective, elle ne peut plus être massivement contrôlée par des organismes collecteurs qui ont parallèlement des liens structurels ou privilégiés avec une petite partie des organismes de formation. A cet égard, la CPU propose et préconise :
PROPOSITION 5 : Séparer les organismes collecteurs de la taxe d’apprentissage, d’une part, et les organismes de formation qui en sont bénéficiaires, d’autre part. Cela implique entre autres de mettre en place un nouveau dispositif, qui confère notamment aux conventions bilatérales déclinées à partir de la Charte Nationale une fonction décisive dans la répartition annuelle.
PROPOSITION 6 : Reconnaître le doctorat (obtenu en formation initiale ou en formation tout au long de la vie) dans les conventions collectives.
PROPOSITION 7 : Accroître significativement le nombre de fondations partenariales, pour atteindre à moyen ou long terme une centaine de fondations, qui serviront principalement de support pour des laboratoires mixtes (université/entreprise), des chaires et doctorats d’entreprise.
4) Attractivité, développement et identité territoriale :
PROPOSITION 8 : Elaborer et mettre en oeuvre des schémas directeurs régionaux de la vie étudiante, qui impliqueront l’ensemble des collectivités locales, autour des universités, écoles et Crous.
PROPOSITION 9 : Définir nationalement un modèle français pour les Universités, pour lequel l’Etat doit pleinement jouer son rôle régulateur assurant réellement l’équité territoriale, et un développement équilibré des différents sites universitaires.
PROPOSITION 10 : Dans cette perspective, une réflexion coordonnée pourrait être conduite, à l’initiative de la Conférence des Présidents d’Université, et associant l’ensemble des partenaires territoriaux des universités, notamment l’Association des Régions de France et l’Association des Maires des Grandes Villes de France. Cette initiative pourrait donner lieu à une large consultation nationale, sous diverses formes, et déboucher sur la rédaction d’un document de synthèse fixant les critères et les conditions du développement des universités dans tous les territoires.
The work of university presidents gathered in Brest for their annual conference on "University, an economic" resulted in 10 proposals as follows (pending review at the next plenary session of Thursday 16 April). The journal and the symposium proceedings will be published later. Download the executive summary and proposals. More...

Posté par pcassuto à 11:04 - - Permalien [#]
Tags : , ,