Dix après son lancement, le processus de Bologne sera évalué, les 28 et 29 avril, par les ministres de l’enseignement supérieur de 46 pays européens, en réunion en Belgique. Cette rencontre permettra également de définir « les priorités pour l’espace européen de l’enseignement supérieur au cours de la prochaine décennie. »
« Le processus de Bologne a permis d’accroître la compatibilité et la comparabilité des systèmes d’enseignement supérieur. Il a, entre autres, fait de l’Europe une destination plus attrayante pour les étudiants d’autres continents. Bien qu’il reste du chemin à parcourir pour atteindre les objectifs fixés en 1999, il est nécessaire de continuer à aller de l’avant pour relever de nouveaux défis, particulièrement dans le contexte actuel de crise économique. L’enseignement supérieur a un rôle essentiel à jouer pour ce qui est de soutenir une reprise économique durable et de stimuler l’innovation » estime Ján Figel, commissaire européen à l’éducation et à la formation.

Bilan et réorientation
Dix ans après le lancement du processus de Bologne, mis en œuvre dans le cadre de la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi, les ministres de l’enseignement supérieur de 46 pays européens se réuniront, à Louvain et à Louvain-la-Neuve (Belgique), les 28 et 29 avril, pour « faire le point sur les acquis du processus de Bologne, définir de nouvelles lignes d’action et arrêter les priorités pour l’espace européen de l’enseignement supérieur au cours de la prochaine décennie, jusqu’en 2020. »

Un contre-sommet à Louvain et Bruxelles
Un rapport d’évaluation, « Bologna Stocktaking Report  », y sera présenté. Il souligne les progrès « notables  » accomplis dans la mise en œuvre des réformes de Bologne : uniformisation des cursus (en trois cycles : licence, master et doctorat) et des systèmes de notation (crédits ECTS, european credit transfer system), développement de la mobilité des étudiants et des enseignants-chercheurs et élargissement à de nouveaux États (de 29 en 1999 à 46 États aujourd’hui). Face à l’optimisme de la Commission, les opposants au processus dénoncent l’orientation des enseignements vers le marché de l’emploi et une privatisation de l’éducation à l’échelle européenne. Un appel pour un contre-sommet européen à Louvain et Bruxelles contre le Processus de Bologne a été lancé.

Les 46 pays européens: Albanie, Allemagne, ancienne République yougoslave de Macédoine, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Bosnie-et-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Fédération de Russie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Moldavie, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Saint-Siège, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie et Ukraine.

Tien na de lancering van het Bologna-proces zal worden geëvalueerd op 28 en 29 april door de ministers van Hoger Onderwijs van 46 Europese landen, bijeen in België. Deze vergadering zal ook de prioriteiten voor de Europese ruimte voor hoger onderwijs in het komende decennium.

Tegen de top van Leuven en Brussel. Gezien het optimisme van de Commissie, tegenstanders bekritiseren het proces oriëntatie lessen op de arbeidsmarkt en de privatisering van het onderwijs op Europees niveau. Een beroep tegen een Europese top in Leuven en Brussel tegen de Bologna-proces van start gegaanDe 46 Europese landen: Albanië, de Voormalige Joegoslavische Republiek Macedonië, Andorra, Armenië, Oostenrijk, Azerbeidzjan, België, Bosnië-Herzegovina, Bulgarije, Kroatië, Cyprus, Denemarken, Estland, Finland, Frankrijk , Georgië, Griekenland, Hongarije, IJsland, Ierland, Italië, Letland, Liechtenstein, Litouwen, Luxemburg, Malta, Moldavië, Montenegro, Noorwegen, Nederland, Polen, Portugal, Roemenië, Verenigd Koninkrijk, Heilige Stoel, Servië, Slowakije, Slovenië, Zweden, Zwitserland, Turkije en Oekraïne. Meer...