Coupes budgétaires sévères en Lettonie, scénario pessimiste en Italie, mais aussi mains tendues au monde de l'entreprise aux Pays-Bas et plaidoyer pour une université "proactive" en Suède... La récession ne figurait pas au programme officiel des débats de la 5e convention de l'Association européenne des universités (EUA) qui a réuni, à Prague du 18 au 27 mars, quelque 500 recteurs et responsables universitaires venus de 46 pays d'Europe.
Elle a fini par s'imposer dans les couloirs et dans les discours. En négatif : les universités redoutent plus que tout que les gouvernements, appelés à sauver les banques, à renflouer l'industrie et à limiter les dégâts sur le marché de l'emploi, ne dégradent leurs budgets. Mais aussi en positif : l'économie de la connaissance pourrait prendre une réelle consistance. Avec, en toile de fond, un plaidoyer en faveur de l'autonomie et d'un poids politique réels pour leurs institutions.
Paradoxalement, alors que les universités américaines ont subi un coup de grisou pour avoir remis leurs finances entre les mains des marchés financiers, leurs homologues européennes ne se sentent pas protégées par leur statut d'institutions publiques. Au contraire. Elles craignent que le plan de relance américain, orienté vers les investissements d'éducation et de recherche, ne creuse l'écart entre le Vieux et le Nouveau Continent.

Tyto univerzity v Evropě, který vsadil na krizi. Závažné rozpočtové škrty v Lotyšsku scénář v Itálii, ale také v rukou podniků v Nizozemsku a obhajoba pro vysoké školy "aktivní" ve Švédsku ... Recese nebyla zahrnuta do oficiálních jednání 5. Úmluva o European University Association (EUA), která se konala v Praze od 18. do 27. března, přibližně 500 univerzitních prezidenti a úředníci z 46 evropských zemí. Více...