Article interactif dans Le Monde.
Europe: Enseignement et tâches administratives en Hongrie
par Gabor Eröss: Sociologue hongrois, docteur de l'EHESS (Paris), je suis enseignant (à mi-temps) et chercheur (à temps plein), pas enseignant-chercheur, car ce statut en tant que tel n'existe pas chez nous. Un bureau par enseignant-chercheur ! au Royaume-Uni par VT: De retour en France depuis trois ans, j'ai auparavant passé cinq ans au Royaume-Uni comme enseignant-chercheur. Beaucoup de différences avec le système français : un salaire nettement plus important (même une fois pris en compte le coût de la vie plus élevé), moins d'heures d'enseignement mais surtout un bureau par enseignant-chercheur, des fonds de recherche pour se rendre aux grandes conférences internationales. Des conditions, en Allemagne, qui font la différence par Robin Baurès: En année post-doctorale en Allemagne, j'ai obtenu une bourse d'une fondation scientifique : aucun enseignement à faire, salaire double de ce que je gagnais en France, de l'argent pour financer mon matériel ou engager des étudiants pour réaliser les expériences à ma place.
Etats-Unis: Les anges de l'UCLA par Bernard Junod: Mon travail d'enseignant-chercheur à l'étranger se déroule dans des conditions idéales : l'UCLA m'accueille en jouant la carte de la réciprocité des échanges. Avant mon arrivée, le responsable d'un cours sur l'évaluation s'était référé à mes travaux en France. Les enseignements auxquels j'ai contribué 4 heures par semaine ont d'emblée introduit des éléments culturels spécifiques. On m'a aussi proposé d'intervenir dans une formation continue et dans un séminaire hebdomadaire de recherche.
Canada: L'université, voie royale par E. Prouzet: Je suis enseignant-chercheur au Canada et connaît bien le système français pour y avoir travaillé de nombreuses années. La principale différence qu'on observe en arrivant est que l'utilité de l'enseignement et de la recherche ne pose pas question. Ceci est rendu possible par le fait que l'université est la voie royale de formation et non une voie de garage et que les frais d'inscription rendent les étudiants soucieux de la qualité de l'enseignement. Ainsi, tout cours s'accompagne d'une fiche d'évaluation anonyme remplie par chaque élève.
Mexique: Le système d'évaluation pousse à produire par Virginie Thiébaut: Je travaille dans une institution de recherche en sciences sociales depuis quatre ans et demi. Je gagne environ 1 600 euros mensuels pour un niveau de vie deux fois moins élevé qu'en France. Je donne 48 heures de cours par an niveau maîtrise, l'essentiel de mon travail est donc la recherche. Je suis historienne et géographe, spécialiste en géographie historique et évolution des paysages. Mon salaire de base constitue un peu plus de la moitié de mes revenus, je perçois des "estimulos" en plus qui dépendent de ma productivité et que me paye mon institution.
Australie: Evaluation annuelle par Hubert Chanson: Je suis professeur en ingénieurie à l'University of Queensland qui est l'une des quatre grandes universités australiennes. Mes activités sont évaluées chaque année, et cela a lieu pour tout enseignant-chercheur, des maîtres de conférences aux professeurs. De plus, toute candidature de promotion interne est basée sur ces rapports d'activités.
Docenten in het buitenland: een verscheidenheid van situaties. Interactieve artikel in Le Monde. Europa. USA. Canada. Mexico. Australië. Meer...