Extraits de la lettre ouverte adressée au président de la République par Lionel Collet, Président de la Conférence des Présidents d’universités, Simone Bonnafous et Jacques Fontanille, Vice-présidents de la Conférence des Présidents d’université :
L’accord du 18  décembre dernier entre la France et le Vatican sur la reconnaissance des diplômes  nationaux...
Pour finir, l’accord entre la France et le Vatican sur la reconnaissance des diplômes nationaux ravive inutilement le débat sur la laïcité. Selon cet accord, les diplômes délivrés par les instituts catholiques contrôlés par le Vatican seront reconnus en France au même titre que les diplômes délivrés par les universités publiques. Non seulement cet accord porte sur les diplômes canoniques, ce qui peut se concevoir mais mériterait discussion, puisque les diplômes canoniques font partie du champ initial des instituts catholiques, mais aussi sur les formations profanes, ce qui est proprement inacceptable.
Si le processus de Bologne instaure la reconnaissance européenne des diplômes européens, il n’impose nullement à chacun des Etats-membres de reconnaître automatiquement, comme équivalents aux diplômes dispensés par ses établissements nationaux, les diplômes des autres établissements européens. Or si la reconnaissance des diplômes canoniques délivrés par les institutions catholiques relève bien du processus de Bologne, notamment parce qu’elle n’entre pas en concurrence avec les diplômes nationaux, celle des diplômes profanes délivrés par les instituts catholiques s’impose tellement peu que l’Union des établissements d’enseignement supérieur catholique n’en était semble-t-il pas informée, selon La Croix du 19 décembre dernier ! Quelle nécessité d’avoir ajouté cette clause provocatrice, qui constitue un précédent inacceptable, et qui ne peut que soulever les protestations de l’ensemble de la communauté universitaire, soucieuse de défendre les valeurs laïques et républicaines ?
En outre, le biais retenu pour cette démarche, à savoir un accord international piloté par le Ministère des Affaires Etrangères, est particulièrement incongru, s’agissant d’établissements avec lesquels les universités françaises entretiennent depuis longtemps, dans plusieurs régions françaises, des liens de proximité et d’actives collaborations : ce type d’accord international, en effet, conduit à rappeler que chaque institut catholique français est, de droit, une implantation universitaire étrangère qui serait, pour tout ce qui concerne le pilotage et l’accréditation des formations, une émanation directe du Vatican. Est-ce bien l’objectif visé par la démarche ?
Monsieur le Président de la République, afin de garantir la sérénité dans les universités et de leur donner les moyens de leur développement au service de la nation, il est souhaitable d’apporter des réponses précises et durables aux questions de fond, de prendre le temps de la réflexion sur la réforme du statut des enseignants-chercheurs et sur la formation des enseignants et de modifier l’accord entre la France et le Vatican afin que les diplômes profanes ne soient pas concernés par cet accord. Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de notre haute considération.
Précédents articles du blog sur l'accord de reconnaissance des diplômes (même profanes) entre Paris et le Vatican : Etranges étonnements sur ce qui était déjà annoncé dans Le Figaro le 21 décembre 2007, Suites et réactions, les établissements catholiques d’enseignement supérieur, Côté laïc, Suites et réactions 2, France-Diplomatie.
Infine, l'accordo tra la Francia e il Vaticano per il riconoscimento dei diplomi inutilmente ravviva il dibattito nazionale sulla laicità. In base a tale accordo, i diplomi rilasciati da istituzioni cattoliche controllata dal Vaticano sarà riconosciuto in Francia, come i diplomi rilasciati dalle università pubbliche. Non solo questo accordo copre il canonico gradi, che è concepibile, ma merita di discussione, dal momento che la canonica diplomi fanno parte del campo iniziale istituti cattolici, ma anche in materia di formazione laici, che è semplicemente inaccettabile.
In aggiunta, i mezzi scelti per questo approccio, vale a dire un accordo internazionale guidata dal Ministero degli Affari Esteri, è particolarmente incongruo, nel caso di istituzioni con le quali l'università francesi sono da tempo, in varie regioni francesi, i collegamenti stretta e attiva collaborazione: questo tipo di accordo internazionale, in effetti, porta a ricordare che ogni istituto è il francese cattolica, il diritto, di uno stabilimento presso università straniere che, in tutte le questioni relative alle misure di controllo e di accreditamento della formazione , Una diretta emanazione del Vaticano. E 'questo l'obiettivo di questo approccio?

(Estratti dal lettera aperta indirizzata al Presidente della Repubblica da Lionel Collet, Presidente della Conferenza dei presidenti di università, le Bonnafous Simone e Jacques Fontanille, vice-presidenti della Conferenza dei presidenti Università).