La vigilance est de mise. Voici des éléments de quelques sites pour se poser de bonnes questions.

Aller a la home de France 5 : Formation, développement personnel, coaching…, la sphère professionnelle attire de plus en plus les mouvements sectaires. Face à la multitude d'organismes de formation et la diversité des méthodes proposées, la vigilance est de rigueur.
Le marché de la formation professionnelle génère plus de 22 milliards d'euros de flux financiers par an. De quoi attirer escrocs, charlatans en tous genre mais également les mouvements sectaires qui y trouvent une manne financière et un moyen d’infiltrer les entreprises. Avec près 45 000 organismes prestataires recensés, difficile parfois de s’y retrouver. "Il n’existe pas encore de réglementation de la profession de formateur en France. Certains organismes ne connaissent pas toujours les formateurs qu’ils emploient ", avertit Catherine Picard, présidente de l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (Unadfi), principale association anti-sectes en France.

logo unadfi : Le secteur de la formation professionnelle représente une cible de choix pour les mouvements sectaires d’un point de vue stratégique et financier. Chaque année les entreprises investissent du temps et de l’argent dans la formation de leurs salariés. Mais dans la multitude d’organismes de formation tous ne se valent pas. Il est donc important de s’informer afin de détecter les risques de dérives sectaires.
Les mouvements sectaires sont présents dans de nombreux domaines d’activités : santé, formation professionnelle, humanitaire, le secteur de l’enfance ... Ils investissent ces secteurs par le biais de l’infiltration ou du lobbying, les utilisent comme vecteurs de recrutement ou de propagande.

: Instituée auprès du Premier ministre, la Miviludes est chargée, entre autres : de favoriser, dans le respect des libertés publiques, la coordination de l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre de ces agissements ; de contribuer à l’information et à la formation des agents publics dans ce domaine ;  D’informer le public sur les risques, et le cas échéant les dangers, auxquels les dérives sectaires l’exposent et de faciliter la mise en oeuvre d’actions d’aide aux victimes de ces dérives. La Miviludes est présidée par Georges Fenech, premier substitut à l’administration centrale du ministère de la justice, depuis le 1er ocotbre 2008. Il succède à Jean-Michel Roulet, préfet hors cadre, dont le mandat de trois ans est arrivé à terme le 30 septembre 2008.

: Alerte au risque sectaire dans les entreprises : Coachs accrédités.
Pour préserver leur image, les coachs s’organisent. « Leur accréditation représente un critère de professionnalisme, même si ce n’est pas une garantie absolue  contre le risque sectaire », assure Jean-Yves Arrivé, administrateur de la SFCoach. Mais il reste difficile de contrôler la profession : en France, 1800 nouveaux coachs sont formés chaque année. Mais sur les 3000 prestataires en activité, seuls 300 sont accrédités par deux organismes phare : la SFCoach et l’ICF. Autres initiative plus récente : celle de l’European mentoring & coaching council (EMCC) à l’origine du label EQA (European quality award), validant la qualité des cursus de formation au coaching.  Des mesures que la Miviludes juge louables mais qui relèvent, selon elle, de l’auto-évaluation.
A la SNCF, qui s’apprête à lancer un programme de coaching sur trois ans, pour plus de 200 agents, la vigilance est tout aussi présente. Sur une centaine de candidats, seuls vingt coachs viennent d’être retenus, au terme d’une sélection drastique. « Ils seront aussi évalués par les coachés à la fin de chaque séance et au terme de leur intervention, elle-même encadrée par un contrat tripartite », insiste Evelyne Podeur, consultante au pôle recherche et développement de l’université des services de la SNCF. Visiblement, chez les acheteurs de formations et de coaching, la crédulité à l’égard des sous-traitants n’est plus d’actualité. Mais dans les PME, pas si sûr...  Reste une autre façon de prévenir les dérives sectaires, peu développée, que le coach  Nicolas de Beer, fondateur de Mediat-coaching, (labellisé EQA) conseille aux responsables de formation et aux RH : tester eux-mêmes les stages, avant d’y envoyer leurs salariés...

logo unadfi :Du risque sectaire dans la formation professionnelle,
La MIVILUDES cite des formations à risque, telles la formation de « doula » qui se développe dans les milieux hostiles à la médicalisation de la maternité et la formation à la technique d’EMF Balancing, dangereuse « dans la mesure où ses applications peuvent se substituer à des traitements médicaux classiques ». Henri-Pierre Debord de la MIVILUDES précise que ce ne sont pas les méthodes qui sont en cause mais les interprétations qui en sont faites. Il reçoit entre 200 et 300 questions de salariés ou d’entreprises chaque année « sur le risque de dérive sectaire de tel ou tel organisme. Pour sensibiliser à ce risque de dérive, Françoise Chalmeau de la MIVILUDES explique elle aussi qu’il faut apprendre aux responsables administratifs et des ressources humaines à prendre un certain nombre de précautions indispensables avant de s’engager avec un prestataire de formation.

Vocational training: vigilance about sects!

Go home to France 5 : Training, personal development, coaching ..., the professional sphere is attracting more and more movements. Given the multitude of training and diversity of the proposed methods, vigilance is needed.
: Set to the Prime Minister, MIVILUDES is responsible, among other things: to promote, in respect for civil liberties, the coordination of the preventive and repressive government in opposition to these acts; to contribute to the information and training of public officials in this area, to inform the public about the risks, and any hazards, which expose sectarianism and facilitate the implementation of actions to assist victims of these abuses.
UNADFI logo The risk sectarian in vocational training